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1 août 2014

Halo : Waypoint - Créations conservés - Fanfictions - Face your Fears




Chronologie:


Les événements se passent en 2551, avant la vitrification de la planète.
Prologue:


Il faisait une nuit menaçante sur la planète Reach. Une pluie diluvienne s'abattait sur la montagne de titane Ménachite. Dans cette fresque brumeuse perlée d'étoiles incertaines, une silhouette inquiétante se détachait de de cette colline glaciale reflétant la lueur de l'astre. Un ODST se tenait debout, un fusil de sniper transpirant de rosée à la main droite, fixant ce qui restait du complexe CASTLE. Son casque portait les séquelles d'une lutte jadis violente et intense.
Il faisait calme sur la planète Reach.
Chapitre I: Helljumper


Il se nommait Tyro. Il avait été engagé de force dans l'armée de l'UNSC. Il passa des tests effroyablement difficiles pour connaître son potentiel de combativité. Les tests parlaient d'eux-même: une fantastique ardeur au combat et un instinct de survie hors du commun. Il fût aussitôt promut chez les ODST, les « helljumpers » comme on les appelle. Et le voilà à présent, à marcher seul au milieu des débris brûlés et des vitres éclatées sur le sol de l'ancien complexe d'entrainement Spartan, dans une nuit terriblement sinistre et angoissante.
Il s'arrêta devant un casque d'ODST carbonisé à la visière percée. Ses souvenirs de guerre et de bataille sanglantes remontèrent brutalement. Il s'asseyait sur un pilonne coupé en deux, posa son sniper sur ses genoux mouillés et effaça la fine couche de rosée de son arme. Il activa sa radio et prononça distinctement:

« Quelqu'un me reçoit ? Terminé. »

Aucun contact. Il était seul en cet endroit lugubre et malsain.
Soudainement, Tyro se retourna. Il se leva, fixa son sniper à son dos et se mit à courir le plus vite qu'il lui était possible. Il ne pensait même pas à regarder derrière lui, comme s'il avait le diable aux trousses. Et c'est le cas.
Son souffle devenait de plus en plus intense. L'épuisement commençait à se faire sentir. Il tourna à un coin de mur effondré et sauta la barrière défoncée juste devant lui. Il atterrit sur le sol encore chaud, et se cacha dans un bâtiment écroulé ou l'électricité était coupée. Le noir total. Une lumière verte clignotait lentement à côté de lui. Il entendit au dehors du bâtiment une bourrasque, qui s'engouffra violemment dans la pièce ténébreuse et obscure du rez-de-chaussé. Tous ses sens étaient sollicités pour rester dans une alerte constante, tout en ne créant aucun bruit distinct du dehors.

Des minutes passèrent. Quand il fût sûr de sa solitude en ces lieux, il se leva et se dirigea lentement vers la sortie. Il regarda de tous les côtés avec un œil d'aigle. Se faire surprendre à un tel moment ne serait pas bon du tout. Il sortit de l'ancien complexe CASTLE en tremblant de la tête au pied. Il fixa au loin le ciel orangé qui venait d'apparaitre. C'était l'aurore.
Chapitre II: Hell's Janitor


Quelques heures après qu'il soit sorti de l'ancienne base CASTLE, la faim, la fatigue et la peur tenaillaient Tyro de l'intérieur. Il marchait depuis des heures sans avoir rencontré un seul Moa, avec lequel il aurait pu se rassasier, et continuer sa route dans des conditions moins insupportable. Il marchait en direction d'une forêt immense et sombre qu'il connaissait bien, portant le sinistre nom de « Widow's Timberland ».
Il entra dans cette sylve après quelques minutes de marche exténuantes, avec la ferme conviction de dénicher un oasis pour se reposer. Cette forêt était d'une beauté inconcevable, pourvue d'une incroyable faune et de flore. Il chercha minutieusement chaque zones de la forêt, jusqu'à trouver un champs à découvert où un ruisseau coule à proximité. Il posa son sniper sur la souche d'un arbre autrefois centenaire, retira son casque, et se lava le visage lentement tout en pansent à ce qu'il va faire par la suite. Le contact est coupé avec le monde extérieur, nul endroit où aller, … Il retira ses mains de son visage pour le contempler à travers le reflet de l'eau bleue claire et pure. Une frayeur parcourra son dos en une fraction de seconde: une tête de mort ensanglantée recouverte de flammes orange vif flottait à la place de sa propre tête. Il sauta d'effroi et se réfugia près de l'endroit où il avait posé son Sniper. Son cœur s'emballait à une vitesse folle.

« Reprends tes esprits, Tyro, il n'a pas pu ... »

Mais en prononçant ces quelques mots, le la forêt commença à s'assombrir. Tyro reprit son casque entaillé et le fixa sur sa tête avec une étonnante réactivité. Il se leva et empoigna son Sniper. La forêt s'assombrissait toujours plus. Son souffle haletant prouvait l'affolement de Tyro.

« Il m'a suivi ... » murmura Tyro avec une voix tremblotante.

La végétation autours de lui pourrissait, s'écrasait, se tassait, s'assombrissait. Le sol fertile et meuble devenait dur et stérile. Même le ciel bleu était à présent d'un gris sombre avec une lueur rouge visible au loin. Le rétro-éclairage du casque ODST s'activa, ainsi que la vision nocturne. Il regardait les alentours, tentant de comprendre ce qui ce passait. Mais en relevant la tête, il vit la cause de l'effrayante agonie de Widow's Timberland.
Chapitre III: Sinistre joie


Son regard remplit d'angoisse se portait sur une masse brumeuse se déplacent dans sa direction. On pourrait le confondre avecdu brouillard, mais elle restait trop uniforme, pas assez dissipée pour un brouillard. Là où le nuage toxique se déplaçait, les plantes, les arbres, tous mourraient un à un sans broncher.
L'instinct de Tyro lui fit courir dans le sens contraire au nuage. Mais la vitesse de se dernier était tout à fait vertigineuse, si bien qu'il était sur les talons de Tyro quelques secondes après le départ de sa course. Il sautait par dessus des racines, contournait des arbres et des crevasses, sans le moindre temps mort. Et la nué gagnait continuellement du terrain. A bout de force, il s'écroula sur le sol. Tout en lâchant un cri de douleur, son Sniper greffé à son dos s'éjecta loin devant lui, atterrissant dans des broussailles encore en parfait état. Il tentait de reprendre son souffle, mais s'étant manifestement cassé la jambe, il lui était impossible de fuir.
Quelques minutes après sa terrible chute, il réussi à tourner sa tête vers la direction du brouillard. Celui-ci s'était arrêté à quelques mètres de ses jambes. Il se condensait lentement, pour se transformer finalement en une masse compacte et immobile. Il lâcha un sifflement de soulagement, mais l'horrible douleur parcourant sa jambe le fit sortir de son apaisement. Il essaya mainte fois de se relever, aggravant toujours plus l'état de sa jambe brisée.

« Au secours ! » lance Tyro avec un élan de désespoir dans la voix.

Il activa désespérément sa radio, tentant d'entrer en contact avec le reste de son unité. Soudain, son visage s'illumine.

« Ici Oscar Delta Sierra Tango 7. Répondez. »
« Ici Oscar Delta Sierra Tango 9. Je suis blessé dans une forêt du nom de Widow's Timberland, à l'est de la montagne Ménachite. A vous. »
« Reçu Oscar Delta Sierra Tango 9. On envoi du renfort pour vous soutenir. Terminé. »

Tyro relâcha ses muscles et sa peur en laissant son dos glisser sur le sol aride.
Après quelques heures de repos, Tyro entendit le vrombissement des moteur des Pélican se rapprocher. Il allait enfin pouvoir sortir de cette enfer. Mais un imprévu survint sur le coup: la tête de mort enflammée sortit en trombe des arbres et fonça droit sur le Pélican. Le pilote réagit à l'attaque du diable, et fit un écart maitrisé pour atterrir aux côtés de Tyro. Les marines se précipitèrent sur lui, le soulevèrent pour le placer sur une civière et le glisser à l'arrière du Pélican. Et tout ça en un temps record. Le pilote décolla à une vitesse fulgurante, et s'éloigna de Widow's Timberland, toujours clairsemée d'arbres pourris et de terre brute.

« Allez-y, tirez. » dit une voix dans le cockpit du Pelican.

Peu de temps après cet ordre, un missile AM explosa au centre de la forêt maudite, et la fit disparaître de la carte. Tyro se releva en tremblant pour contempler avec gaieté le spectacle à travers le hublot. Mais le répit restait de courte de durée, car avant que le sommeil qui planait autour de lui ne le rejoigne, un rire sinistre et puissant se fit entendre à travers tout le cockpit. Il était là.
Chapitre IV: Le symbole d'une lutte perdue d'avance


Les infirmiers qui étaient présents dans le la soute du Pélican avaient soigné la jambe de Tyro avec une vitesse et une dextérité impressionnante. Mais les soldats et les médecins ainsi que Tyro étaient pétrifié d'horreur d'entendre raisonner dans tout le cockpit la voix grave et effrayante du diable.

Une secousse précédée d'un flash jaune venant de l'extérieur du véhicule fit sursauter Tyro. Allongé sur sa civière, il pencha la tête en arrière pour tenter de voir à l'intérieur de la cabine renversée du pilote. Le tête d'un être ignoble et démembré sortait par la porte entre-ouverte. Elle se refermait sur le coup du copilote, qui hurlez de douleur. N'ayant plus de pilote, le Pelican s'ébranla subitement. Les marines se levèrent et poussèrent la porte de la cabine. Le copilote devenu jaune couvert de sang sauta avec hardeur sur un des marines en tête de file.

« AAAAAH lâche-moi enfoiré ! » hurla le marine.

Ses coéquipiers envoyèrent une rafale de balles sur « l'infecté », qui s'effondra aussitôt. Le deuxième sortit de la cabine et planta ses crocs sur un second marine qui été à porté de coup. Une giclée de sang se posa sur les parois du Pelican, qui maintenant descendait en chute libre.

L'ODST se releva péniblement, parcourut de spams de passages douloureux. Un soldat lui lança un pistolet chargé et lui dit:

« Sautez ! On vous rejoint dès que possible ! » Il se retourna vers ses deux coéquipiers maintenant infectés et vida son chargeur sur eux.

Tyro enfila un parachute et activa la porte du Pelican. Un blanc immaculé apparut devant les yeux aveuglés de l'ODST. De la neige.

Il n'hésita pas une seconde. Il sauta tête la première et laissant derrière le Pelican assaillit par un virus ravageur et inconnu. Il activa son parachute à 300m du sol, ce qui fit trembler sa jambe encore fragile. Il atterrit sur le sol blanc avec peine, et détacha son parachute, qui s'envola loin dans les airs. Il se retourna vers le Pelican qui se crasha violemment sur le sol suivit d'une violente explosion rougeoyante.

« On vous rejoint m'a-t-il dit. » sortit lentement Tyro de sa bouche.

Il contempla son Magnum ébréché couvert de sang séché. L'arme d'une victime maintenant perdu dans le Pandémonium.

Il rangea son arme sur la hanche de sa jambe valide, et marcha lentement vers l'horizon orangeâtres généré par le coucher de soleil.
Chapitre V: Dernière atout


Tyro marcha toute la nuit sur une route bétonnée et parsemée de fissures et de crevasses dues à la sécheresse qui sévissait dans la région. Il atteignit un péage autoroutier délabré, où la nature avait repris ses droits. Il souleva une barrière brisée en deux avec une main, en se tenant les côtes avec son autre avant-bras.

Au lendemain de l'attaque de son Pélican, les forces de Tyro s'étaient volatilisées. Il s'allongea doucement sur le sol gris chaud de l'autoroute pour éviter de rouvrir la plaie de sa cuisse, et contempla le ciel bleu sans nuages. Mais son écran tête-haute lui signala distinctement un véhicule UNSC en état de marche à quelque mètres de sa position. Il se releva et marcha quelques minutes en direction d'un warthog abandonné et abimé, ayant subit des dommages importants, notamment au niveau du par-choc et du capot avant, cabossés et recouverts de tâches brunâtres et bleu métallique: du sang covenant.

Il s'installa à la place du conducteur et fît vrombir le moteur de sa jeep quelques secondes pour se rassurer. Il laissa échapper un soupir, et enfonça la pédale d'accélération du véhicule. Ce dernier démarra au pas de course et transporta Tyro pendant de longues heures à travers les ruines des pylônes de l'autoroute et les barrières de sécurité rouillées et délaissées de l'UNSC.

Après 2 heures de voyage sur la gigantesque installation autoroutière, il arriva à un avant-poste UNSC intact. Seul les multiples vitres des bâtiments vert-olives étaient explosées sur le sol. Certaines ont tenus bon. Tyro gara son véhicule de transport devant le portail noir éraflé de l'avant-poste, et coupa le moteur. Il sortit du véhicule et s'avança devant l'immense porte, grinçant et craquant sous son propre poids.

Il passa sa carte magnétique ODST dans la fente prévu à cet effet. Les verrous de la porte se débloquèrent péniblement et laissèrent un large passage pour Tyro et son véhicule. Il remonta prendre le volant et pénétra dans la zone militaire désaffectée.

Le claquement de la porte raisonna longtemps à travers les murs encrassés et dans l'étendu de terre sèche et aride de l'avant-poste. La base était vide, poussiéreuse. Tyro sentait sa gorge se serrer. Ses camarades de l'UNSC protégeaient autrefois cette endroit au péril de leur vie, avec ardeur et dévotion. Mais cette motivation n'a visiblement pas suffit.

Mais alors qu'il contemplait les restes d'une tour de garde écroulée sur le sol, le ciel s'assombrit subitement.

« C'est pas vrai ! » crache Tyro, surprit.

Avant même qu'il n'eut le temps de lever son pied pour courir et s'échapper, le Diable était déjà devant lui, le fixant à travers son casque ODST rayé. Il lâcha un rire terrifiant et puissant en regardant l'état de la jambe du « para de l'enfer ». Puis Tyro entendit une sorte de hurlement derrière l'un des bâtiments. Ses amis qu'ils croyaient perdus à jamais, les revoilà enfin, à la botte d'un démon sous forme de possédés. Leurs étaient d'une brillance éclatante et aveuglante, mais leurs corps étaient mutilés et couverts de sang d'un brun sale. Leurs peaux étaient parsemées de croutes et de multiples plaies, cicatrisées ou non.

Il les regardaient sortir lentement des ruines de la base. Il savait qu'ils en avaient après lui.

« Tu te sers de pantin pour attaquer ? Tu est tombé bien bas. » dit Tyro avec nonchalance.

Le crâne flottant rougit par les flammes prit un air étonné, suivit d'un froncement de sourcils. Il cria de nouveau à travers la nuit artificielle, et l'armée de zombies se jeta sur Tyro. Ce dernier sortit le magnum du marine de son holster et se mit à tirer. Des flèches dorés fendaient la poussière générée par les pas grossiers et lourds des infectés. Ceux-ci s'effondraient un à un sous les balles brûlantes du magnum de l'ODST. Il vérifia prestement son chargeur après plusieurs rafales: une balle restante.

Alors que l'armée du Diable avançaient frénétiquement vers le soldat, Tyro relâcha ses muscles. Il contempla son arme, l'air songeur, et releva sa tête vers le ciel.

Il ferma les yeux, et appuya sur la détente.

« On se reverra en enfer ... » pensa Tyro.