#random-posts img{float:left;margin-right:10px;border:1px solid #999;background:#FFF;width:36px;height:36px;padding:3px}

1 août 2014

Halo : Waypoint - Créations conservés - Fanfictions - A Lonely Day


Le pilote écrasait l’accélérateur du Warthog. Ray ressentait chaque saut et chaque embardée du véhicule avec une force peu commune. Sa blessure à la cuisse l’élançait. Il posa son regard sur cette dernière. Le plasma avait rongé toute la peau et attaquait son épiderme. Chaque seconde était plus douloureuse que la précédente, et l'air qui courait sur la peau n'arrangeait rien à la situation. Leur départ précipité lui avait empêché de panser la blessure. Les antalgiques que lui avaient prescris sa femme, médecin en chef du camp, s'étaient révélés efficaces. Elle les lui avait donné au cas où la mission tournerait mal pour lui ou un de ses coéquipiers et elle avait mal tourné pour tout le monde. Ils n'avaient pas fais un mile en territoire ennemi qu'ils étaient tombé sur un avant-poste Covenant qui n'aurait jamais dût se trouver là d'après leurs informations du briefing de la veille.

Ils étaient partis à trois, désormais ils n'étaient plus que deux. Billy, le tirailleur, avait trouvé la mort pendant que Tony faisait un dérapage pas si bien contrôlé pour faire de demi-tour et quitter au plus vite la zone. Le Whartog s'est retourné et lorsqu'ils venaient de réussir à le remettre sur ses roues, les Covenants étaient sur eux. Billy fut le premier à essuyé un tir. Un trait violet, provenant du fusil à aiguille d'un Rapace posté en hauteur, s'était profondément enfoncé dans sa gorge. Tony et Ray avait tant bien que mal essayés de le relever lorsque se fut au tour de Ray d'être blessé. Une boule de plasma incandescente lui brula la cuisse gauche. Tony emmena Ray et ils abandonnèrent Billy à son triste sort, préférant sauvés leurs peaux à eux deux. Et lorsque Ray jeta un regard en arrière, il vit Billy se faire cribler d'éclairs mortels et disparaitre dans un halo violet aveuglant. La mort de Billy était surement le prix à payer pour se sortir de ce merdier. Mais laisser mourir un ami comme ils l'avaient fait, donna la nausée à Ray. Il revoyait le visage suppliant de Billy avec un trait en travers de la gorge.

Les tirs des deux Banshees qui les poursuivaient le ramena à l'instant présent. Ils leurs donnaient la chasse depuis qu'ils avaient quitté l'avant-poste. Désormais ils ne se trouvaient plus sur la plaine quasi-désertique où se trouvait les Covenants mais au bord d'une ravine où coulait paresseusement un rivière en contre-bas. Leur seule chance de survie étaient de rejoindre le camp UNSC le plus proche et laisser les autres Marines descendre leurs poursuivants pour eux. Du moins c'est ce qu'ils auraient pu faire. Car cet espoir se dissipa au moment même où un tir toucha Tony. Celui ci hurla si fort que Ray cru que ses tympans allaient explosé et il ne put empêcher le Whartog de sombrer dans la ravine.

Ray s'éveilla le visage dans la fange. Il se releva comme il put, s'assit en tailleur et scruta les alentours. Il se trouvait sur la berge de la même rivière qui coulait au fond de la ravine. Mais il n'y avait aucune trace du Whartog et encore moins de son pilote Tony. Il ricana par réflexe :
- La journée se finira en solitaire
Le courant de la rivière avait dut l'emporter assez loin pour échapper aux deux Banshees; D'après ses estimations, il devait se trouver à quelques dizaines de miles du camp le plus proche. Sans véhicule il n'irait pas bien loin. Il se rappela d'une ferme qu'il avait vu par ici sur le chemin de l'allée. Il ne prit même pas la peine de tester sa radio, elle était surement morte après une douche pareille. Avant son départ, il jugea bond e faire l'inventaire des choses qui lui restait. Il avait perdu son fusil, son Magnum était toujours présent ainsi qu'un deuxième chargeur au cas où. Enfin il trouva un dernier antalgique qu'il goba sur le champ. Alors il entreprit sa marche jusqu'à la ferme qui pouvait bien s'avérer être sa dernière chance de survie.

La ferme apparut au yeux de Ray, vision qui lui redonnait du courage et de l'espoir. Après tout, il était encore entier et serait bientôt de retour chez lui, c'est tout ce qui comptait pour lui. Et révéler à ses supérieurs les intentions des Covenants accessoirement. Après encore quelques minutes de marche il arriva devant le portail. Ce dernier grinça lorsque Ray le poussa. Il découvrit dans l'avant cour de la ferme un homme s'affairant à charger son camion de quelques vivres utiles à la survie. Lorsque ce dernier s'aperçut de la présence du Marine, il s'arrêta et le salua :

- Salut à toi l'ami! Qu'est ce qui t'amène dans ma bonne vieille ferme?
- Vous faites quoi avec ce camion? demanda Ray sans prendre la peine de se présenter.
- Eh ben j'abandonne ma ferme, tu vois! Ouep, c'est pas mon genre d'être un lâche mais les Covenants passeront bientôt par là et j'ai pas envie qu'il me tombe dessus crois moi!
- Il me faut se camion
- Oh désolé mon gars, mais tu vois c'est moi qui l'utilise, et tu n'as pas l'air en état de conduire.
- Déchargez-le! Il me le faut, je suis un Marine de l'UNSC, hurla t'il en sortant son magnum, déchargez-le je vous ai dit!
- Olah! Calme toi l'ami, je vais décharger mais ne tire pas hein?

Le fermier commença donc à retirer tout ce qu'il avait chargé sur son camion à contrecœur. Et lorsqu'il eu fini, il lui dit :

- Et moi qui croyait que vous étiez là pour protéger les honnêtes gens. Si c'est pas dégueulasse de voler comme ça les fermiers. Enfoiré moi je dis... Non je vais pas me laisser faire!

Et le fermier se jeta sur Ray. Ils roulèrent ensemble sur le sol, le fermier gratifiait Ray de tous les noms d'oiseaux imaginables. Mais même si Ray était blessé son entrainement de Marine lui permettait d'avoir le dessus. Il plaqua donc fermement le fermier au sol et sortit son couteau pour le placer sous la gorge du vaincu. Le paysan hurla :

- Tu peux toujours courir pour mon camion, j'ai pas envie de crever ici moi!

Et il lui cracha à la figure. Ray s'essuya d'un revers de la main et frappa du du bout de la garde de sa lame la tempe du prolétaire. Celui s'effondra et Ray lui prit ses clés. Il monta dans le camion et démarra.


Le camion roulait à tombeaux ouverts à travers les collines. Avoir frappé un innocent comme il l'avait fait ne lui ressemblait pas. Ray ne se reconnaissait plus. Il avait laissé ses amis mourir, il avait frappé et laissé au Covenants un simple paysan qui ne demandait rien d'autre que d'être protégé. Mais tout cela il ne devait pas y penser car c'était pour la bonne cause. Il allait prévenir l'UNSC des agissements des Covenants et il serait récompensé pour ça. Sa femme serait si fière de lui. Mais que vaut une récompense que d'autres auraient mérité ? De toute façon, ce qu'il avait fait était ce qu'il y avait de mieux à faire, car la survie de la planète en dépendait. Mais Ray avait du mal à s'en convaincre. Bientôt, la tour radio du camp était en vu! Ray sentit un sentiment de soulagement le gagner. Il avait réussi, c'était fait! Mais ce sentiment de soulagement disparue au moment même où il vit le camp dans son ensemble. Un régiment d'assaut entier avait attaqué le camp. Le spectacle qui s'offrait devant ses yeux effrayait Ray. Il ne put donc empêcher le Whartog de continuer sa course sur l'ennemie et il traversa rapidement les rangs, écrasant au passage quelques Grognards trop lents pour l'éviter. Ray allait rentrer dans le camp et le défendre coûte que coûte avec ses frères d'armes!
L'espoir était au rendez-vous, mais c'était un espoir de la dernière chance. Mais le camp était largement à sa portée. A sa portée jusqu'à ce que le tir d'une Apparition propulse le camion de Ray dans les airs. Ce dernier retomba lourdement sur le sol. Son poignet droit se brisa sous la violence du choc. Mais il s'en fichait il devait rentrer dans le camp. Il le devait. Alors il se releva et courut vers l'entrée du camp. Il courut aussi vite que son cœur et ses jambes le lui permettaient. Il courut, encore et encore, réveillant la terrible douleur dans sa cuisse gauche qu'il avait oublié depuis. Mais il continuait à courir car seulement une dizaine de mètres le séparait lui de la protection salvatrice du camp.

Il lui restait seulement une dizaine de mètres, seulement une dizaine de mètres avant qu'une douleur fulgurante l'irradia à l'épaule. La panique prit possession de tout son corps. Lorsqu'il regarda son épaule il y vit une aiguille plantée entre la tête de son humérus et son omoplate droite. Une aiguille comme celle qui avait causé la mort de Billy. Une mort terrible.
Le trait initiale fut bientôt rejoint par deux congénères. L'explosion qui suivit fut terrible. Aussi aveuglante que douloureuse. La force émise le projeta au sol. Encore une fois de plus il se trouvait à terre. Mais cette fois-ci plus blessé que jamais. Il sentait son pouls s'accélérer et son souffle le quitter lentement. Il tourna la tête et voulu voir son bras mais il ne vit qu'un lambeau de chair déchiqueté a la base de l'épaule. Son bras gisait à quelques mètres de lui dans une petite flaque de sang. Ses pensées divaguèrent. Il se rappela du moment où il avait ricané qu'il finirait la journée seule. Sa prédiction était juste. Il était isolé. Gisant sur le sol au milieu d'une bataille quasi-titanesque entre deux puissances, une lutant pour l'éradication de l'autre et cette dernière pour sa propre survie. Lui il n'y avait pas survécu. Il était tombé comme tant d'autres avant lui. Mais lui il n'était pas mort en héros comme tant d'autres avant lui. Lui était tombé en lâche. Comme disait son père : « Le destin rattrape toujours les lâche ». Il sentait la vie quitté ce corps qui avait été le sien pendant 34 ans. Il sentait la vie qu'il ne voulait pas perdre le quitter. Il se sentait sombrer dans un Néant sans fin où nulle lumière ne l'attendait. Il savait ce qu'il avait fait, il méritait ce châtiment. Et avant de sombrer dans cette abime où tant d'autres ont sombrés avant lui, sa dernière pensé n'alla ni à sa femme, ni à sa fille et encore moins à ceux qui l'avait tué. Sa dernière pensé alla à Tony, son frère d'arme qu'il n'avait pas abandonné lâchement. Il espérait que lui au moins avait survécu à cette journée seul.