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4 août 2014

Halo : Waypoint - Créations conservés - Fanfictions - Halo 2600 Infinite Gravemind


Synopsis

16 ans après la fin de la guerre humain-covenant, le Major est réveillé sur une planète non répertoriée, en dehors de l'univers cartographié, et s'apprête à faire une découverte qui le secouera profondément.
Pendant ce temps, l'Arbiter, prit de remords d'avoir laissé mourir un si grand guerrier que le Major, localise enfin le signal de sa balise, et pars, accompagné d'une escouade de spécialiste, à la recherche du soldat disparu. Les chemins de ces deux grands guerriers croiseront sans doute celui du plus grand secret que renferme cette planète inexplorée.

Prologue : L'éveil

L'arrière déchiqueté de l'anciennement superbe frégate, "L'Aube de l'Espérance". Dans un coin reculé, vers le milieu de l'épave, qui flottait dans un endroit inconnu, peut-être jamais visité de l'univers.

La pièce était en proie au vide sidéral. Les nombreux objets, ordinateurs, armes, munitions, sacs, non ancrés au sol avaient depuis longtemps disparus, aspirés par la force irrésistible du vide insondable. Les seuls objets présents dans la pièce sombre, éclairée seulement par la lointaine lumière pleine de chaleur d'un soleil rosé, étaient deux ordinateurs aux écrans ébréchés, une borne informatique percées de fente pour cartes de tout formats et, le plus imposant, posé en diagonale sur le mur de Titane A : une capsule cryogénique contenant le soldat de l'UNSC le plus redouté de la défunte Alliance Covenante, la source de motivation et de courage de la plupart des soldats marines, celui qui avait survécu aux Covenants, aux Parasite, aux machines Forerunners :

Le Spartan-II, le Major John-117.

L'armure Mjolnir Mark VI qui l'avait protégé fidèlement durant tant de combats était couverte d'une fine couche de givre blanche, fragile épaisseur froide sur le métal criblé d'impacts de plasma bouillant.

La seule activité dans cette épave morte était un voyant vert, sur un ordinateur, qui, pendant 16 longues années, n'avait pas cessé de rester allumé. Mais ces longues années d'attente devaient se terminer là. Le voyant vert pris subitement une lueur orangée et clignota, aussitôt accompagné d'une série de bips. Une nouvelle lueur bleu violacée éclaira la pièce. La renaissance était proche.

Chapitre 1 : L'Arbiter

Le dernier Sangheili venait de passer la porte de la salle d'audience. Thel 'Vadamee se leva de son trône anti-gravité, et se rendit dans le couloir menant jusqu'à ses quartiers. Il devait se reposer pour évacuer toute la tension accumulée pendant la longue journée qui venait de se dérouler.

Il aurait au moins aimé que les gardes cérémoniaux ne le suivent pas, mais ils ne voulaient le laisser seul que lorsqu'il serait à la porte de ses appartements privés. Arrivé dans ses quartiers, Thel retira pièce par pièce l'ancestrale armure de l'Arbiter qu'il portait à longueur de journée. Il se déplaça jusque devant le grand miroir orné de motifs Sangheilis, et observa son torse à jamais marqué par la Marque de la Honte. Malgré les opérations chirurgicales qui avaient étés pratiquées pour la supprimer, toutes avaient échouées, sa peau à jamais marquée par le fer chauffé au rouge. Cette marque était peut-être la seule chose qui salissait son honneur, maintenant qu'il avait été reconnu comme Capitaine par les Élites. Il s'allongea sur son lit, un luxe que seuls les hauts gradés Élites pouvaient se procurer, tant les draps Sangheilis était rares et onéreux.

Thel 'Vadamee... un nom qui resterait dans l'histoire de sa race. Il en tirait une certaine fierté, consolidée par le fait que les humains, auprès desquels il avait maintenu des rapports amicaux après la grande guerre Humano-Covenante, se rappelleraient également de lui, mais derrière son titre d'Arbiter, les humains ayants un peu de mal à retenir les noms Sangheilis. Chacun ses valeurs.

Néanmoins, Tehl sentait comme un vide, quelque chose qui manquait pour parfaire son honneur. Il avait depuis longtemps identifié la cause de cette gêne : il avait perdu au combat un soldat exceptionnel, bien qu'humain, qu'il commençait à apprécier, et pas que par son honneur ou ses capacités de combat. Il pensait au spartan qui avait combattu à ses côtés. Le Démon.

Certes, Thel lui en voulait un peu, c'était tout de même à cause de lui que le premier Halo avait été détruit, et qu'il avait été considéré comme un incapable par le Grand Conseil, mais cela appartenait au passé, et les Sangheilis laissaient le passé où il était : aux archives. La perte d'un tel soldat, et néanmoins ami, le dérangeait, et il avait discrètement envoyé des membres de Services Spéciaux, les redoutables et efficaces Spec-Ops, chercher le Spartan perdu. Il n'oserait pas accepter qu'il soit mort avant d'avoir vu son corps sans vie.

Il se leva et observa les vaisseaux qui manœuvraient autour du Shadow of Intent. Où avait bien put passer ce morceau de frégate ? Perdu dans ses pensées, il sursauta quand quelqu'un frappa à la porte. Il remit en vitesse son armure et ouvrit la porte. Un grunt se tenait dans le couloir. Il portait un uniforme et un réservoir de méthane orange frappé de deux épée croisées, signe qu'il était un Ungoyy qui avait quitté les Covenants pour rejoindre la cause des Sangheilis. Après la mort de Vérité, les peureux Grognards avait préparé leur départ de l'Alliance et avaient fuit les autres races pour se réfugier du côté des Sangheilis, que ces derniers avait finit par accepter, leur excuse étant que les autres races avait fait usage de la force pour les obliger à les rejoindre. Les Lekgolos, que les humains appelaient Chasseurs ou Hunters, avaient également quittés l'Alliance, mais leurs motifs étaient obscurs. Ils n'avaient jamais affichés de motivation réelles. Normal pour un tas de vers. Au moins, si l'Alliance Covenante renaissait de ses cendres, il ne resterait plus que les Kig-Yar et les Jiralhanae pour la défendre. Privé de leurs soldats lourds et de leur chair à canon, les Covenant représentaient un danger bien moins grand. Le grognard s'inclina respectueusement, du moins autant que lui permettait son lourd réservoir de méthane, et annonça d'une voix tremblotante et fluette, en tendant un boitier violet :

-Grand Arbiter, j'apporte ça pour les résultats.

-Quels résultats ?

-De la recherche du Démon.

L'Arbiter attrapa le boitier et le sépara en deux. Des lettres de l'alphabet Covenant s'affichèrent sur l'écran magnétique qui s'était déroulé. Thel jeta un rapide coup d'œil et sourit, expression difficile à définir sur un Sangheili. Il congédia le grunt d'un geste de la main et sorti un émetteur, un petit cylindre violet munis d'un micro, le régla sur la fréquence des gardes et annonça :

-Préparez vous : je m'habille, et je file vers les quartiers des soldats.

Chapitre 2 : Renaissance

Cortana accéda au fichier de décryogénisation. Après avoir fait les vérification des nombreux facteurs décidant du moment de réveil idéal, elle lança la procédure, qu'elle avait elle-même protégée par un mot de passe lors de l'entrée en hibernation.

-L'opération demandée requiert un mot de passe. Annonça la voix synthétique du vaisseau. Veuillez composer le mot de passe.

-Réveillez-vous, Major.

-Mot de passe confirmé. Processus de décryogénisation en cour. Facteurs vitaux : stables.

L'air entra en sifflant dans la capsule, et fit lentement fondre le givre qui couvrait la visière du casque Mjolnir.

-Décryogénisation terminée. Fin du processus. Facteurs vitaux : excellents. Réveil dans : ... temps estimé : 1 minute, 53 secondes.

Cortana fut soulagée. Les organes vitaux du Major avaient résistés à une cryogénisation un peu précipitée et prolongée trop longtemps.

Après une minute d'attente, la main du major se leva faiblement et pressa contre le plexiglas condensé du tube. Celui-ci ne s'ouvrit pas. Cortana tenta de l'ouvrir informatiquement, mais la glace avait gelée les joints. John se ramassa sur lui même et donna un grand coup de pied. La porte de la capsule valdingua jusqu'à l'autre bout de la pièce dans le fracas assourdissant du métal contre le métal.

Le Major se leva, sortit de la capsule et constata plusieurs choses : ses pieds adhéraient au sol, il y a avait du son, et sa réserve d'oxygène n'était pas active. Il se dirigea vers la borne, et récupéra la puce enfoncée dans une des fentes. Il l'introduit dans l'espace prévu à l'arrière de son casque, ressenti la familière sensation de fraîcheur dans sa tête et regarda par le hublot de la pièce.

-Tu vas pouvoir m'expliquer Cortana ?

-Bien sûr, Major. Comment vous sentez-vous ?

-Aucune importance. Mais bien. Où somme-nous ?

-Je l'ignore. Nous sommes sorti de la limite de toutes les cartes enregistrées dans ma base de donnée. Je peut juste vous dire qu'il y a une atmosphère et que la température environne les 36°C. Une planète tellurique. Et dehors, surtout du sable.

-Rien d'autre ?

-À moins que les activités magnétique et sismique de la planète ne vous intéresse, rien.

-Que s'est-il passé ?

-Le vaisseau, ou du moins ce qu'il en reste, à été prit dans un puissant champ magnétique. Celui généré par cette planète. J'ai eu une peur bleue quand le vaisseau à commencé une approche rapide de la planète, mais le sable à amorti la chute. Je ne sais pas dans quel état est le reste du vaisseau, mais heureusement nous étions loin du point d'impact.

-Parfait. Alors tout le monde dehors.

Il attrapa un magnum M6G accroché au mur, vérifia qu'il fonctionnait et le rangea à son flanc.

Après un descente dangereuse dans un vaisseau planté en diagonale dans le sol, sur un chemin bardé de morceau de métal saillant et de trous, le Spartan sortit finalement à l'air libre, contemplant le désert de sable qui s'étendait devant lui alors que la nuit commençait à tomber.

-Jolie vue. Commenta Cortana.

-Tu détecte une forme de vie ?

-Aucune Major. Juste des insectes et des petits animaux fouisseurs.

-C'est quoi ça, là-bas ?

À l'horizon se dressait une imposante colonne grise qui montait droit vers le ciel.

-Je ne sais pas. Allons voir. Il y a des mangouste qui ont résisté au crash dans le hangar ...

Le Major se dirigea vers le hangar. La grande porte avait, comme le plafond et le sol, résisté à l'impact colossal avec des tonnes de sable.

Le Major souleva une bâche poussiéreuse et y trouva un mangouste encore en état de marche. Le pare-brise avait visiblement été soumis à rude épreuve, et le porte bagage devait traîner quelque part plus loin. Le spartan alluma le véhicule et le moteur vrombit sans résistance. Il enfourcha le quad et passa devant des carcasses de warthogs emboutis et des caisses ouvertes qui déversaient leur contenu sur le sol.

Après avoir quitté le hangar, la mangouste fut soumise aux nombreux sauts de dune qu'il durent effectuer pour arriver près du bâtiment. C'était une tour, au design familier pour le Major. Il était persuadé d'en avoir déjà vu une. Arrivés à proximités, Cortana repéra ce qui semblait être une porte. Le Major descendit de son destrier, et s'approcha lentement. La porte s'ouvrit en chuintant.

-C'est encore en activité ? Demanda le Major.

-Visiblement. Mais regardez devant vous. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.

Le major fixa droit devant, remarqua l'imposante silhouette qui se déplaçait vers lui, et dégaina son arme. Il était temps de voir si il était parfaitement réveillé de son petit somme.

Chapitre 3 : Rassemblement

Lord Terrence Hood entra dans le Phantom. Il fut accueillit par un élite major, à l'armure bordeaux impeccablement lustrée.

-Bonjour Amiral. Élite Major Val 'Smookee, pour vous servir.

-Bonjour Major. Votre dirigeant m'a demandé de venir sur le Shadow of Intent pour des raisons urgentes, n'est-ce pas ?

-C'est cela, Amiral. L'Arbiter souhaite avoir une entrevue avec vous pour effacer un nom du Mémorial d'Hillside. vous voyez de qui je veux parler.

Le Phantom décolla un peu brusquement, mais ce ne fut pas cela qui surpris Hood. Si "ce" soldat était effectivement en vie, c'était mieux qu'une bonne nouvelle.

Après quelques minutes de vol, le Phantom atterrit, un peu brusquement encore, sur le pont bâbord 7 du Shadow Of Intent. Val jeta un regard noir au conducteur qui baissa les yeux. Ils sortirent et traversèrent plusieurs couloirs bondés d'élites de tout grades et de quelques grunts vaquant à diverses tâches administratives ou moins honorables. Val s'arrêta devant une porte qui ne s'ouvrit pas à leur approche. L'élite appuya sur un bouton, et un signal sonore se fit entendre derrière la porte. Un interphone s'alluma.

-Oui ?

-Élite major Val 'Smookee. J'escorte l'Amiral Hood pour son entrevue avec L'Arbiter.

-Passez au test d'identité.

Val grogna. Il avait visiblement horreur de ces tests. Il sortit une petite carte glissée dans un étui sur sa hanche et l'inséra dans la fente à côté de la porte, puis posa sa main sur un écran d'analyse dans un renfoncement du mur. Un rayon bleu illumina la niche, puis l'élite retira sa main et la carte fut éjectée automatiquement.

-Ça va. Passez.

La porte s'ouvrit sur un garde élite cérémonial en armure colorée.

-Amiral, Major, veuillez me suivre.

La salle d'audience était immense et le moindre bruit résonnait sur les murs et les gradins violets faiblement éclairés. Devant la mine impressionnée de Hood, Val lui murmura :

-Cette salle résonne parce que les Prophète y passaient les audiences. Et ils était à moitié sourds.

Il émis une sorte de gloussement, accompagné de ce qui pourrait être un sourire Sangheili. L'amiral sourit également en retour. Ils arrivèrent au bout de la salle, où l'Arbiter était assis dans son fauteuil flottant.

Le garde se retira et Val s'inclina en mettant son poing sur sa poitrine. Ne sachant que faire, Hood porta la main sa tempe, comme l'ordonnait l'usage. L'Arbiter se leva du siège pour venir à leur rencontre. Il était en armure d'Arbiter complète, lustrée au possible.

-Repos, Major 'Smookee. Bienvenue sur le Shadow Of Intent, Amiral Hood.

Il s'avança et tendit sa main vers l'amiral, qui la serra vigoureusement. Val parut étonné de ce geste mais ne dit rien et garda une allure neutre. L'Arbiter se tourna vers le Major.

-Les information que je vais dévoiler à l'Amiral sont strictement confidentielles. Je vais prierai donc de sortir de la salle. Vous avez quartier libre.

Val sortit en s'inclinant et la porte se referma derrière lui.

-C'est un plaisir de vous revoir, Amiral.

-De même Arbiter. Vous souhaitiez me voir en urgence ?

L'Arbiter adopta un ton plus sérieux :

-En effet. Très important. À propos du Spartan.

-Le Spartan ? Vous avez découvert quelque chose à son sujet ?

-Oui. Voilà 16 ans que nos services de renseignement le recherchent activement. Je ne voulait pas croire à la mort d'un soldat aussi honorable sans voir son cadavre. Mes éclaireur ont détecté la fréquence d'une balise de détresse... en dehors des limites de l'univers connu.

-En dehors de...

-Oui. J'ai rassemblé mes meilleurs éléments pour partir vers cette destination.

-Vous y allez en personne ?

-Parfaitement.

-Mais pourquoi ?!

Cette troisième voix était sortie de nul part. L'amiral se retourna et vit Rtas 'Vadumee, ancien commandant des élites, reconnaissable à ses mandibules manquantes.

-Vous allez y aller en personne ? C'est insensé !

-Rtas. Que faites-vous là ? Gronda l'Arbiter.

-Mais qui gouvernera en votre absence ?

-Vous bien sûr.

-Moi ? Je vous rappelle que m'avez désigné pour prendre par à la mission.

L'Arbiter fut surpris, il devait effectivement avoir oublié. Hood n'osait pas intervenir et se recula vers les gradins entourant la salle.

-Bon, eh bien. L'Arbiter passa en revue les politiciens qu'il connaissait. Usze 'Taham s'en chargera.

-Mais... Commença Rtas, mais il ne finit pas sa phrase et se résigna.

-Eh bien c'est réglé. Trancha l'Arbiter. Amiral ?

Hood sortit de l'ombre.

-Oui ?

-Êtes-vous d'accord pour que des troupes humaines nous accompagnent ?

Hood réfléchit quelques instants.

-Il faut que j'en parle avec les autres généraux.

-Bien. Mais dépêchez-vous. Le départ est prévu dans deux jours.

-Je vous communique nos délibération très bientôt.

L'Amiral fut de nouveau escorté par Val, qui attendait dehors, et rentra sur terre pour discuter de cette affaire au calme.

Chapitre 4 : Découverte

-Une brute à terre. Annonça Cortana

La seconde brute chargea vers le Major. Il esquiva habilement et sauta sur un conteneur covenant renversé, visa le dos découvert de la créature, pressa la détente et ... rien ne se passa.

-Plus de balles ... Dit-il en vérifiant son HUD et en sortant le chargeur.

La brute se retourna et chargea un barreau de combustible dans son arme dorée. Le Major plongea et esquiva le tir qui explosa quelques mètres derrière lui. Il s'accroupit derrière le conteneur.

-Une suggestion ? Demanda le Major à Cortana.

-Pas d'arme dans le coin ?

John balaya la zone du regard. Seuls quelques autres conteneurs et noyaux d'énergie comblaient le vide de la salle.

-Rien.

-Et le conteneur ?

Les pas pesants de la créature se faisaient insistants et la caisse voltigea quand la créature simiesque la frappa. Elle percuta violemment la nuque du Major en s'envolant, le laissant sonné et dépourvu de boucliers.

-Attention ! Cria Cortana.

Un bruit de balle fusant dans l'air, puis la même balle pénétrant la chair de la brute, et ce dernier arrêta son geste net quand la balle ressortit de son ventre. Elle tomba lourdement sur le sol. Lorsque le Spartan reprit ses esprits, la brute gisait morte devant lui.

-C'était quoi ?

-Un bruit de balle. Du 14.5mm. Un sniper.

-Nous ne sommes pas seuls.

Le Major se releva et le bruit caractéristique de la sécurité d'un Magnum cliqueta derrière lui.

-Mains sur la tête... fit une voix filtrée par un casque.

Le Major s'exécuta. Il n'avait pas d'autres armes qu'un magnum et ses poings pour se battre. En temps normal, cela lui aurait largement suffit à tuer son adversaire mais il avait une arme braquée sur la nuque.

Le Major senti une mains à cinq doigts fouiller ses holsters. Il fut soudainement attrapé par la gorge et se retrouva nez à nez avec un Spartan. La forme de son casque était étrange, mais il ne faisait aucun doute qu'il était comme lui. Il resserra son étreinte et le Major suffoqua.

-Où est-ce que t'a piqué ça, la brute ?

-Quoi ? firent en cœur John et Cortana.

Le Spartan le lâcha brusquement, et le Major tomba en arrière, la trachée douloureuse.

-T'as deux voix ? T'est quoi ? Une autre espèce de Covenant ?

-Il délire ? Demanda Cortana

-Aucune idée. Dit John. Mais c'est un Spartan

-Je suis quoi pour toi ? Une brute ?

-Non. Tu est un Spartan. Comme moi.

-Je ne t'ai jamais vu à la base. Ton nom de code ?

-John-117.

Le Spartan inconnu le gardait toujours en joue, mais paraissait déstabilisé.

-Enlève ton casque.

John, sans autre choix, s'exécuta. Le spartan lâcha son arme qui rebondit deux fois par terre avant de s'immobiliser. Le Spartan fixait tour à tour les galons de John et son visage.

-Ah. Je suis désolé Major. Sécurité oblige. Fit-il en le saluant.

Il se baissa pour ramasser son arme et se releva.

-Il est bizarre. Remarqua Cortana. Le modèle de son casque m'est inconnu.

-Je peut vous escorter jusqu'à la base, si vous le souhaitez.

-Bien, mais vous m'expliquez tout en chemin.

-Mais. Que je vous explique quoi ?

-Tout.

Chapitre 5 : Equipage

L'Arbiter entra dans le hangar. Son armure était encore plus lustrée que d'habitude, chose presque irréalisable, et une épée à énergie au manche stylisé ainsi qu'un fusil à plasma standard pendait à ses hanches. Il était content que les gardes l'ai lâché pour la durée de sa mission. Il ne voulait pas se trainer des soldats protecteur au possible en mission. Il s'avança vers le fond du hangar après avoir descendu une série d'escaliers.

Son passage provoquait toujours un raz-de-marée de garde-à-vous et de saluts. Il s'avançait vers une frégate covenante à la coque verte et un Albatross, garés devant une des sortie du pont. Devant les véhicules, assis ou appuyés sur des caisses et des bidons, 3 élites, 4 marines et 2 grognards discutaient. L'Arbiter s'arrêta et observa la scène. C'était une des premières fois où il voyait des unggoys parler librement à des élites, sans aucune barrières de grades. Tous les soldat riaient de bon cœur. Cette scène l'enhardi et il continua dans leur direction. Lorsque un des grognards, en armure argentée l'aperçut, il le signala à ses coéquipiers et tous se mirent au garde-à vous. Arrivé devant eux, l'Arbiter les mit au repos et les inspecta en consultant les données de la mission sur un écran portable.

Les trois élites étaient Des 'Trumiee, un Major à l'armure ocre armé d'un fusil de sniper covenant, Hui 'Nopamee un Ultra et Get 'Jimonee un Spec Ops à l'armure noire.

Les humains étaient Kim Gerald, un soldat qui portait un oculaire et plusieurs sacoches de matériel informatique, Stan Sart un sergent équipé pour le maniement d'explosifs et Chipps Dubbo un vétéran qui avait participé à de nombreuses batailles durant la guerre contre les covenants. L'état de son armure et ses cicatrices en témoignaient.

Les deux grognards se nommaient Mamap et le second Feroos Poras.

Mamap était un des rares grunts survivants de la guerre humains-covenants. Il portait une armure Covenant argentée le désignant comme un commandant, et deux pistolet à plasma pendaient dans son dos. Il arborait une mine sombre et son œil droit était sorti de son orbite lors d'un combat contre des marines sur Halo Delta. Les infirmiers le soignèrent à la hâte et ce fut un miracle qu'il ne meure pas d'infection. Il portait un bandeau marqué d'un symbole grognard pour cacher l'orbite vide.

Feroos était l'antithèse de Mamap. D'abord, il était plus jeune et avait donc eu droit de posséder un nom de famille, cette loi élite sur les unggoys ayant été abolie. Mais ce peuple n'était pas très doués pour trouver des noms. Il portait un respirateurs doré en forme de dôme, armure maintenant considérée comme officielle. Un needler et quelques recharges pendaient à sa ceinture.

Il ne manquait plus que Rtas, et ils pourraient partir.

Ce dernier arriva quelques minutes plus tard en compagnie d'un humain.

Rtas 'Vadumee portais deux épée à énergie standard à la ceinture et une arme étrange dans le dos et il avait revêtu une armure blanche de haut gradé. L'humain qui l'accompagnait semblait mal à l'aise.

-Vous êtes en retard Rtas. Soupira l'Arbiter.

-Désolé Arbiter, mais j'ai dû régler un problème avec le sergent. S'excusa-t-il.

L'humain se gratta la nuque en baissant les yeux. L'Arbiter jeta un œil sur son DogTag qui lui apprit son nom : John Kamos.

L'Arbiter fit un signe de main et les soldats se dirigèrent vers les vaisseaux afin de charger tout le matériel, aidé par des robots de manutention et quelques autres soldats.

De nombreuses caisses de rations, d'eau traitée contre le croupissement, d'essence pour les véhicules, de munitions et de batteries électriques furent chargées sur l'Albatross et deux Phantoms.

Les caisses violettes et vertes s'entassaient dans les soutes des véhicules. Une bonne réserve d'armes furent également emportées. L'Arbiter avait passé plusieurs heures en compagnie d'analystes pour déterminer la localisation du soldat perdu. Ils en avaient conclu que la planète pouvait éventuellement être dangereuse, car inconnue.

Quelques véhicules furent également emportés, dont quelques mangoustes pour la reconnaissance, deux warthogs et deux hornets.

L'Arbiter glissa discrètement quelques mots aux élites du groupe, et leur confia une caisse d'armes d'origine brute. Ils venaient de la retrouver au fond de leurs stock, et la mission serait une bonne occasion de s'en débarrasser discrètement.

Stan aperçu les élites charger ces armes loyalistes et leur lança :

-Vous comptez vraiment utiliser ces armes de gay ?

Les élites ne comprirent pas le sens du mot "gaiye", mais ils étaient de toute façon repérés. Et ils avaient honte.

Lorsque tout fut chargé, ils étaient fin prêts. Ils seraient également accompagnés de deux pélicans chargés de transporter les quelques hommes qui les accompagnaient.

Le jour du départ était programmé le lendemain. L'Arbiter observait l'espace qui s'étendait devant lui par la porte du hangar. Demain, il comblerait enfin le vide dans son honneur en trouvant le Spartan, mort ou vif, aux confins de la galaxie

Chapitre 6 : Ombrage

Le spartan étranger ne fit que s'excuser durant tout le trajet. Il craignait visiblement un blâme, et le Major en conclut qu'il était moins gradé que lui. Montés sur une Mangouste, ils traversaient le désert depuis quelques heures déjà et la conduite du Spartan était impeccable.

-Il conduit mieux que vous. Railla Cortana.

-Je n'ai rien demandé. Répondit John, agacé.

Plusieurs fois, il tenta de soutirer des informations sur leur localisation et son identité au Spartan, mais celui-ci détournait habilement toutes ses questions en excuses.

Après un voyage assez éprouvant pour les bras, car rester à l'arrière d'une mangouste subissant les sauts imposés par les dunes demandait une certaine endurance, ils passèrent subitement du désert à une plaine d'herbe verte. Le changement était extrêmement net, et sûrement pas naturel. Le sable semblait arrêté par un mur invisible, comme si l'herbe et les grains de quartz se repoussaient comme des aimants. Le Major voulut poser la question au spartan, mais il se retint, sachant que de toute, façon, il repousserait sa question. Une demi-heure de route plus tard, après avoir traversé un vallée, ils attinrent un bâtiment semblable aux tours de communication Forerunner, de celles qui lançaient ds décharges bleues vers le ciel, sans qu'on sache où exactement. Le spartan gara la mangouste devant une entrée de la structure et le guida dans un couloir en cul-de-sac, aux murs couverts de sang rouge.

-Une bataille ? Demanda le Major .

Le spartan gloussa et s'approcha du mur. Une voix se fit entendre, mécanique, sortant des murs de la pièce.

-Reconnaissance ADN confirmée. Reconnaissance faciale confirmée. Mot de passe vocal.

-Spartan 035. Fais pas de manières et ouvre Jill.

-Analyse vocale confirmée. Bienvenue, 035. Le Général attend votre rapport en salle de commandement.

-Ça attendra.

Le mur glissa alors sur des rails habilement camouflés et entra dans un autre, découvrant un passage seulement éclairé par quelques lampes à combustible.

Le Spartan lui fit signe de le suivre et John obéit, décontenancé. Le spartan qu'il suivait n'était pas Samuel-035. Sa voix était plus claire, il était moins imposant, plus en finesse, son attitude, ... Tout était différent. Et déroutant.

Au détour d'un couloir, John aperçu deux autres Spartans, l'un en armure bleu clair, l'autre en armure orangée, tout deux équipés d'un fusil de sniper d'un modèle inconnu et portant des casque dont la visière était réduite à une fine bande allant d'un côté à l'autre de la tête, laissant tout juste passer le regard, et s'étendait en pare-soleil au dessus de la visière. Le deuxième Samuel s'arrêta et les salua. Ils firent de même. Et ils se remirent en marche dans des couloirs qui grimpaient, croisant une vingtaine de Spartans, tous portant des armes de modèle inconnus et des casques aux formes jamais vues. Ils s'arrêtèrent finalement devant une porte renforcée, gardée par deux Spartan équipés de fusils de combat et d'un casque étrange qui leur donnait l'air de poissons. 035 les salua et leur parla à voix basse. Ils scrutèrent le major d'un air interrogateur et l'un d'eux ouvrit la porte. Samuel lui fit signe d'entrer et il passa la porte, qui se referma derrière lui.

Dans la pièce, il y avait un bureau de commandement, des cartes représentant de nombreuses zones, une lampes et divers outils dans des pots à crayons posés sur la surface lustrée de bois noir. Un cigare Sweet Williams se consumait dans un cendrier en verre. À sa droite, un râtelier, et divers casques posés sur un meuble en bois. Devant une grande baie vitrée qui s'étendait sur la vallée, un homme en costume gris d'officier, regardait le ciel.

-Bonjour, Major.- Fit-il en se retournant.

Son visage était marqué par des rides et une cicatrice courait de sa moustache grise à sa barbe courte. Il inspirait la confiance et le respect. Le Major ne savait quoi faire. Par habitude, il salua. L'homme lui rendit son salut et s'assit sur le siège derrière le bureau.

-Ne restez pas debout, prenez un siège. Dit-il en désignant des chaises faites à partir de tubes de fer, entre lesquels était tendus des morceaux de bâches.

Le Major s'assit et se senti tout à coup très fatigué.

-Veuillez excuser Julien. Il n'est pas très bavard, mais sait tenir un secret. Un bon petit gars. Dit-il sereinement en portant à ses lèvres le cigare à ses lèvres. Il aspira la fumée et la souffla dans une légère fumée blanche. Mais dites m'en davantage avant que je vous explique. Vous êtes un Spartan II, n'est-ce pas ?

John hocha la tête, les lèvres sèches.

-On m'avait dit qu'ils étaient tous morts lors de notre dernier ravitaillement. Bon. fit-il en reposant le cigare sur le cendrier. Je vous doit quelques explications.- Il attrapa un couteau de combat posé sur la table, se posa contre le doddier de sa chaise en faisant machinalement tourner la lame entre ses doigts. Il inspira.

-Vous êtes ici sur Rubis, une planète artificielle semblable à Onyx, et aussi une construction de ces damnés Forerunners. Vous avez dût être étonné de voir d'autres Spartans n'est-ce pas ? Le Major opina. Eh bien tous sont des Spartans V, la dernière génération de super-soldats génétiquement modifié. Les Spartans III sont entraînés par le CSNU, mais les Spartans IV et V furent entraînés indépendamment et différemment des autres. Ces information sont du niveau de sécurité le plus haut jamais utilisé, et seuls moi, les chercheurs, les Spartans V, et vous bientôt, sont au courant de ce projet.


-En 2537, Le Spartans III étaient des orphelins, entraînés pour être encore plus efficaces que les Spartans II. Mais en parallèle, des ancienc marines volontaires furent sélectionné pour participer à un programme expérimental à haut risque. Quelque 600 volontaires furent choisis, 612 pour être précis. Ce fut le lancement de Spartan IV. Tous les sélectionnés furent amenés ici, sur Rubis, déjà connue de l'ONI depuis quelques temps, afin de recevoir un entraînement intense. Musculation, augmentation chimique de la résistance de la peau, entraînement psychologique au combat et aux situations critiques. C'était en 2545, après des années d'entraînement, que les augmentation chimiques ont commencées. Comme vous, Ossification par le carbure et la céramique, injections pour amélioration des tissus musculaires, implants thyroïdiens catalytiques, renversement capillaire occipital et supraconduction fibreuse des dendrites neuraux, mais également implantation de puces pour augmentation des facultés intellectuelles et facilitation de l'apprentissage, manipulation de la moelle épinière pour augmentation des sensations nerveuse, et implantation de régulateurs pour abaisser la sensibilité de zones précises de capteurs nerveux, sensibilisation du système nerveux central pour une production plus importante d'adrénaline. Bref, seulement 162 volontaire sont morts, 23 rendus infirmes à vie et 2 sont dans l'incapacité de combattre. Les 425 autres ont parfait leur entraînement pour devenir des Spartans V, le projet Ombrage. Tout nos Spartans ont reçu une formation spécifique qui les rends polyvalents, mais tous spécialisés soit dans la conduite, terrestre, aérienne et spatiale, le tir à longue portée, le maniement d'armes lourdes, le combat à moyenne et courte distance, le combat rapproché, l'infiltration et l'assassinat, le combat en milieu dangereux.

Voilà. Vous savez maintenant l'essentiel. Les chercheurs de la base vous brieferont sur d'autres sujets importants. Des questions ?

Un bruit de tôle froissée résonna dans la pièce. Le Général leva les yeux de son couteau.

Le Major venait de broyer le tube en acier du siège sous sa poigne. Sa tension était évidente.

-Au fait, je suis le Général Meissef. Et je pense que vous avez besoin de repos, Major.

Chapitre 7 : Atterrissage

Le premier Phantom venait à peine d'entrer en atmosphère que son canon principal chauffait déjà de plasma bouillonnant, faisant fondre les blindages légers des banshees qui les attaquaient. Les autres phantoms et pélicans du convoi de récupération arrivèrent bientôt sur le lieu ds hostilités, transformant l'escarmouche en bataille où se mêlait plasma surchauffé et balles perforantes. Les 5 banshees furent rapidement débordés par les nouveaux adversaires, et tentèrent de s'enfuir, sans succès. Lorsque la dernière carcasse fumante de banshee s'écrasa quelques centaines de mètres plus bas, les véhicules se posèrent dans la steppe qui s'étendait en-dessous.

Les soutes s'ouvrirent et les soldats se déployèrent rapidement pour s'assurer que d'autres ennemis ne rôdaient pas à terre. En quelques heures, une tranchée circulaire d'un périmètre de quelques centaines de mètre fut creusée, et un camp de fortune, composé d'une vingtaine de tentes, fut monté au milieu du cercle défensif. L'escarmouche aérienne fit redoubler de prudence les dirigeants de la mission, des rondes furent organisées et des tourelles automatiques furent disposées tout les 20 mètres. Un hornet qui patrouillait dans le ciel au-dessus du campement consolidait la défense établie. Dans sa tente, Thel se reposait d'un voyage inconfortable et trop long dans un phantom rempli de caisses de munitions. L'escarmouche aérienne avait troublé tout les membres de l'expédition, car l'équipement emporté n'était pas vraiment destiné à être utilisé contre des survivants covenants. Une voix faible et rocailleuse se fit entendre devant l'entrée de sa tente.

-Arbiter, puis-je entrer ?

-Oui, soldat.

Mamap entra dans la tente en soulevant le rabat de tissus. Le petit soldat rendait Thel mal à l'aise. Il avait un regard dur et froid et, contrairement aux autre grognards, il marchait d'un pas droit et ne se dandinait pas d'une jambe à l'autre. Il regarda l'Arbiter avec son œil unique et s'inclina du mieux qu'il put.

-Qu'y a-t-il, Mamap ?

Le grognard parut gêné que Thel l'appelle par son nom et pas "vermine" ou "soldat". Ou était-ce l'apparence de l'Arbiter, qui ne portait pas son armure, mais juste la combinaison de combat ?

-Je m'inquiète de la disposition du campement, Excellence. Dit-il en se relevant. La steppe nous permet de voir nos ennemis arriver de loin, mais nous sommes très exposés à une attaque longue distance. Une apparition peut se poster sur un colline alentour et nous tirer dessus ou des snipers peuvent nous viser depuis les autres hauteurs.

L'Arbiter fut impressionné de l'analyse de terrain du grognard et répondit.

-Je connais les risque mais nous ne pouvons pas voler de nuit sans connaître le terrain. Le satellite que nous avons placé en orbite en arrivant ne nous transmettra d'image qu'à partir de demain. Nous lèveront le camp dès l'aube, si ça peut te rassurer.

-Merci, Excellence. Fit l'unggoy d'un air pensif en s'inclinant et en sortant de la tente.

Thel eu un frisson en voyant les cicatrice laissée par le plasma, les balles et les coups, sûrement donné par des plus gradés, qui zébraient ses jambes. Il se concentra de nouveau sur le rapport du signal émis par la balise de détresse. Il était proche, mais ils ne pouvaient pas risquer de se lancer à l'aveuglette à sa recherche, de nuit qui plus est.

Get s'étira et porta la main à sa jambe pour vérifier que son fidèle fusil à plasma était là. Sa forme lisse aux ligne épurée était là. Il y tenait comme à la prunelle de ses yeux, car c'était , à sa connaissance, le seul fusil à plasma minutieusement modifié pour pouvoir être rechargé. Il avait habilement bricolé quelques mécanismes internes, et il lui suffisait de sortir la batterie, puis la placer dans un faisceau de plasma pour la recharger. Il sortit de la tente. Il n'était pas très présentable : pas de casque, et seulement sa combinaison de combat. Il se dirigea vers les autre soldats d'élite, réunis autour d'un feu de camp en compagnie de quelques autres soldats. Tous riaient joyeusement. Il s'approcha et compris la raison de l'hilarité générale. Feroos racontait des blagues de toutes sorte. Quand il arriva, Hui, l'élite pilote lui fit signe de prendre place sur le tronc d'arbre sur lequel il était assis en compagnie de Chipps, le vétéran humain et Feroos. Kim,la technicienne humaine, assise sur une pierre en face d'eux s'adressa à Feroos :

"T'en a d'autre des comme ça ?" Fit-elle en séchant une larme de rire.

"C'est tout ce dont je me rappelle." Fit Feroos.

Get tourna la tête et vit que Stan, le spécialiste lourd humain, était assis par terre en train d'astiquer un lance-roquette. Il se pencha vers lui et attira son attention en lui tapotant l'épaule. L'humain se détourna de son travail et Get demanda :

"Dites, ça m'embête depuis le départ. Qu'est-ce que ça veut dire "gaiye" ?"

Stan détourna les yeux et réfléchis aux mots qu'il allait employer. Ce fut finalement Kim qui prit la parole en première.

"C'est quand un gars aime un autre gars."

Get se redressa et réfléchit. Il ne pensait pas connaitre d'élite "gaiye".

"En tout cas, dit-il avec tout le sérieux du monde, je ne pense pas être "gaiye"."

Son intervention provoqua l'hilarité générale chez les humains. Les élites et grognards se jetèrent des regard incompris.

La soirée se termina dans la bonne humeur, quand l'Arbiter arriva et intima à tout le monde l'ordre d'aller dormir. Les soldats se relaieraient pendant la nuit pour monter la garde.

Thel se coucha sur son lit de camp après avoir mangé une bestiole trouvée en train de fouiller dans son sac. La journée avait été rude et, pour une fois, il put dormir sans penser au vide qu'il ressentait dans son honneur.

En orbite, l'optique du satellite de surveillance s'activa, ses batteries rechargée par le soleil et commença ses circonvolutions autour de la planète.

Chapitre 8 : Soins

Le Major marchait distraitement dans les couloirs en suivant le second numéro 35 de près, mais il se sentait perdu au milieu de cette nouvelle génération de spartans, comme surpassé par les évènements, pour la première fois de sa vie. Cortana ne disait rien. Elle était aussi perturbée que lui, toute I.A. qu'elle était. Une porte ornée d'une croix rouge s'ouvrit devant eux, et ils pénétrèrent dans un laboratoire médical aux murs blancs immaculé. L'odeur âcre du médi-gel flottait dans la salle. Une jeune femme en blouse blanche, travaillant sur un ordinateur les aperçut et abandonna son activité pour venir les accueillir.

-Salut Julien ! Lança-t-elle d'un ton détendu. Comment va ?

-Nickel, Doc.

Le docteur se tourna vers le Major et le toisa avec un air assuré. Le badge accroché à sa blouse indiquait "Meryl".

-Et voilà notre nouveau venu, je suppose ? Un Spartan-II ?

Le Major était un peu surpris qu'une civile fasse preuve d'autant d'impétuosité devant un spartan.

-Le Général m'a donné des ordres. Et ces ordres, c'est un examen de routine. Allongez-vous là.

Le spartan s'exécuta et il passa, en armure complète, un premier IRM. Quand les résultats de la radio furent affichés, le docteur passa d'un état de candeur à une stupéfaction intense.

-Trois côtes, un tibia et le coxys cassés, un poumon perforé, le triceps droit défoncé, la cuisse gauche brûlée, une hémorragie interne dans le bras gauche, la boîte crânienne fracturée et des hématomes sur tout le corps. Ça défie les lois de la vie !

Elle détourna son attention de l'écran pour fixer le spartan.

-Vu avez combattu avec le corps en vrac comme ça ?

Le Major acquiesça nonchalamment.

Le docteur interpella deux autres médecins. Ils accoururent, constatèrent les radios, puis partirent précipitamment en direction d'une salle annexe. Sans rien dire, elle fit signe au Major de la suivre. Près de la porte, Julien-035 attendait sans bouger.

Lorsqu'ils entrèrent,le Major ne put rater la machine qui occupait la moitié de la pièce. C'était un grand cylindre de verre opaque de la taille d'un spartan, auquel étaient rattachés de nombreux éléments informatiques et des écrans. Le docteur entra plusieurs commande et le cylindre se souleva.

-Entrez, Major.

Il s'exécuta. Maintenant qu'il savait dans quel état se trouvait son corps, il ressentait un piqûre à chaque mouvement. Les docteurs s'affairèrent à retirer l'encombrante armure Mk VI, lui équipèrent un masque respiratoire relié au plafond de la machine par un tuyau, et sortirent quand le cylindre se baissa. Les médecins se rassemblèrent autour des commandes, et lancèrent les soins.

Un liquide chaud et opaque d'un bleu clair sortit des trous dans le sol, remplissant petit à petit l'intégralité de la cuve. Un peu surpris, ce fut finalement une douce sensation d'apaisement qui envahi chaque parcelle du corps du Major, qui s'endormit.

Une ou deux heures plus tard, le Major se réveilla quand le liquide évacua la cuve. Lorsqu'il fut entièrement évacué, les médecins détachèrent le Major de son masque.

-Comment vous sentez-vous ?

Le Major bougea les bras. Toute douleur avait disparu.

-Plutôt bien. Résuma-t-il.

-Alors passez par la douche, et évitez d'en mettre plein le labo.

Le docteur le dirigea vers des cabines de douches où le Major se nettoya du liquide restant, avant de passer une tenue réglementaire de l'UNSC, et de revenir dans le bloc médical. Le docteur l'inspecta avant de soupirer.

-Jamais on avait eu affaire à un blessé aussi grave. Deux heures et demi dans le gel pour tout guérir, jamais on avait eu besoin de plonger un spartan aussi longtemps.

Devant l'air interrogatif du Major, le docteur continua.

-Ce gel a été mis au point il y a peu de temps. Un liquide contenant des cellules-souches. De quoi réparer les pires blessures, et même guérir des cancers. Mais c'est top-secret pour l'instant.

Deux hommes musculeux en tenues de travail entrèrent, poussant un mannequin revêtu d'une armure Mjolnir. Le docteur s'écria.

-Jax ! J'avais dit, pas directement dans la zone aseptisée !

Un des hommes eu un sourire en coin, et s'adressa au Major.

-Major, voilà votre nouvelle peau. Une Mjolnir Mark VIII standard. Vous aurez juste à passer à l'armurerie pour choisir les pièces modulables comme le casque, et vous serez de nouveau un vrai spartan !

John s'immobilisa de nouveau pendant quelques minutes, le temps pour les ingénieurs de lui équiper son armure. La sensation provoquée par l'armure était différente du modèle Mk VI, moins pesante, mais finalement trop différente pour le Major, habitué à son ancienne peau. Mais plus que ça, il trouvait qu'il manquait cruellement quelque chose dans cette armure. On lui tendit son casque, il l'enfila, et compris ce qui n'allait pas.

-Mon armure Mk VI ! Où est-elle ?

Les ingénieurs furent surpris, et l'un répondit comme si c'était tout à fait logique.

-Ben, à la broyeuse. On ne peut même pas ré-utiliser ses pièces. Trop anciennes et usées.

-Mon objectif de mission est à l'intérieur !

L'ingénieur ne comprenait toujours pas. Ce fut le docteur qui réagit.

-L'I.A. !

Les ingénieurs poussèrent un "Merde !" Synchronisé, avant de courir à perdre haleine vers l'atelier, suivis du Major.


-Vite ! Ma Mark VI ! Cortana est à l'intérieur !!

Chapitre 9 : Premiers ébats

Mamap s'éveilla, le cerveau embrumé. Autour de lui, de grands arbres des marais étendaient leurs feuilles à l'odeur âcre, et les fougères de Balaho répandaient dans l'air méthanique leurs spores. Il huma ces parfums familiers et se dressa sur ses jambes. Il ne portait pas son harnais de respiration, pas de réservoir lors sur le dos, pas de masque qui empêche de parler correctement. Il marcha dans la boue épaisse et verdâtre, et devant lui s'étendait une épaisse brume bleue électrique qui brouillait sa vue. Il s'avança lourdement, esquiva avec une agilité experte un jeyser de flamme qui jaillit près de lui et aperçut, entre deux arbres, un petit îlot de terre grise qui dépassait de la boue. Il s'avança. Il reconnu le lieu où il avait grandit. Il appela. Personne ne répondit, à part les oiseaux méthaniers qui piaillaient entre les branches. Il s'approcha un peu plus pour découvrir le corps démantibulé d'un de ses semblables. Il frissonna, écarta les herbes hautes devant lui et fut figé d'horreur par cette vision. Une brute, sans armure, perchée sur un monceau de cadavres d'ungoyys regardait, un sourire cruel sur le visage, des kig-yars dépecer et dévorer les cadavres, comme une mère lézard apprenant à ses petits à manger les insectes. La brute leva le regard vers lui, hurla et les rapaces le scrutèrent, une lueur sauvage dans les yeux.

Le grognard poussa un cri.

Il se leva en sursaut de son matelas. Il se souvint qu'il était dans la cuve de filtration, que les élites emportaient pour les grunts lors des missions longues. La cuve était recouverte d'une toile de tente. Au-dehors, des bruits de pistolets à plasma, des fusils MA5C et des cris de combats retentissaient.

Il marmonna une juron dans sa langue.

Il passa rapidement son attirail de combat, accrocha deux pistolets à plasma pleins et un needler avec deux recharges à sa ceinture, entra dans le sas de décompression, attendit bien trop longtemps à son goût, et sortit les pistolets en main. Tous les soldats, humains, élites et grognards combattaient des rapaces et des brutes. Il se jeta sur un kig-yar qui visait un marine, caché derrière son bouclier, et lui grilla les vertèbres d'une rafale de plasma. Il traqua un autre volatile fuyard qui poussait des cris horrifiés et entraperçu Des et Chipps en pleine négociations plombées avec un autre groupe de vautours.



Dès que Get avait entendu les hurlements des brutes au-dehors, son sang n'avait qu'un tour. Il avait empoigné son fusil spécial, trois grenades à plasma et une carabine type-25 et s'était élancé au dehors en lançant un cri de guerre. Il avait compté, et 10 soldats ennemis étaient tombés sous ses tirs en moins de 5 minutes de combats. Une brute avait faillit lui arracher la tête d'un coups de griffe, mais Stan, l'humain artilleur, avait tiré une roquette aux pieds du primate au bon moment. Rapidement, il s'empara d'un pistolet à plasma, chargea un tir concentré et plaça la lueur verte près de la grille qui ornait la coque de son arme, la rechargeant lentement, avant de se concentrer sur un groupe de rapaces qui harcelaient Des et Chipps.



Chipps était en train de marcher sur le bord d'une tranchée lors de son tour de garde, le regard perdu dans l'horizon sombre, lorsqu'une lueur bleue avait attirée son regard. Il avait immédiatement reconnu les réacteurs d'un ghost et appuya sur l'émetteur qui déclenchait l'alerte générale dans le camp. Mais c'était trop tard. Les covenants était passé par une faille dans leur ronde et saccageaient les tentes quand il sortit de l'ombre en faisant cracher son BR55. Un tir de plasma tiré par un rapace le toucha au ventre, mais les cicatrices dures que lui avaient infligées ses combats empêchaient, ironiquement, la douleur de le pénétrer. Il rejoignit Des, l'élite et ils se mirent dos à dos après un signe de tête. Un groupe de volatiles commencèrent à les harceler, mais Get, l'autre élite apparut et tira dans les flancs ennemis.



Hui courait vers les véhicules. Il élimina à la carabine un raâce qui cherchait son groupe et sauta sur un des ghosts. Il enclencha directement la sur-alimentation et faucha deux nouveaux poulets et une brute qui venaient de surgir de derrière une tente, le groupe de sa première victime. Ravi, il martyrisa les gâchettes pour inonder de plasma les ennemis qui encombraient le centre du campement. Plus loin, Feroos et Kim combattaient avec la fougue des jeunes soldats les vautours qui les attaquaient. Il bifurqua entre une nouvelle série de tentes en écrasant deux ou trois autres ennemis, avant de reprendre la moisson d'une escouade qui déferlait d'une allée.



Kim vida son chargeur sur la brute qui venait de se relever dans un dernier effort. Elle se laissa tomber au sol. Pourquoi s'était-elle fourrée dans ce combat ? Elle aurait dut rester à attendre dans sa tente. Elle était technicienne, pas combattante. Elle donna un coup de pied dans les côtes percées de balles de la brute pour vérifier qu'elle était bien passée ad patres. Elle enfonça un nouveau chargeur dans le M6V, le tout dernier modèle de magnum mis au point par l'UNSCDF, et se risqua dans une allée. Un cri d'effroi jaillit de l'intérieur d'une tente proche et Feroos jaillit d'un trou fait dans la toile, poursuivit par une brute enragée dépourvue d'armure. Elle vida de nouveau son chargeur sur la tête du nouvel ennemi, qui ne tarda pas à s'effondrer sans même avoir prit le temps de chercher son attaquant. Feroos contemplait son pistolet à plasma avec énervement.

-Ces armes se déchargent toujours au mauvais moment.

Il jeta le pistolet vide et en prit un deuxième à la ceinture.

-Heu... On va se cacher ? Proposa-t-il.

-Bonne idée.

Ils partirent donc tous les deux se cacher dans une tente vide.



Thel retira la lame verte fluorescente de son épée du cou de la brute capitaine major. Son corps, à moitié vidé de son sang tomba comme une masse sur les deux autres corps sans vie. La brute chef avait les yeux injectés de sang. Son bras droit était perdu dans la masse de cadavres, son marteau hors d'atteinte, sa vision était troublée par ses graves hémorragies, et l'élite hérétique avançait vers lui tel la Mort. Bien que son armure ne soit réduit qu'a son plastron, une jambière et un gantelet blindé, il hurla et se rua sur l'élite dans une dernière attaque suicide. Thel, esquiva agilement, leva sa lame et l'abattit d'un mouvement vif sur le cou de son ennemi. La brute s'effondra, la tête séparée des épaules. Thel leva à hauteur des yeux l'épée à énergie modèle H. Une merveille de maniabilité, développée en même temps que les modèles B et VR, en collaboration avec les humains. Elle était encore plus légère que les ancienne, et plus faciles à manier. Il enfila son armure d'Arbiter et sortit de sa tente. Tous les soldats combattaient vaillamment, même s'ils ignoraient tout autant que Thel les raisons de la présence de brutes et de rapaces dans leur campement. Il tendit l'oreille, entendit un bruit de pas, trancha la toile de tente face à lui et bondit sur l'escouade de volatiles désemparés, et maintenant voués à une mort certaine.

Kim suivait Feroos et Feroos ne savait pas où il allait. Ils avaient quittés leu refuge quant un groupe de brute avait fait mine de s'y intéresser, venaient d'éviter 3 groupes d'ennemis et avaient achevés un kig-yar àl'agonie. Ils furent surpris par une brute qui déboula en courant d'entre deux tentes. Il hurla, se rua sur eux, fit quelques mètres et s'effondra. Son dos était percé d'une longue marque de lame. Get désactiva son invisibilité et rétracta la lame attachée à son poignet.

-Vous fuyez ? Demanda-t-il en remarquant les deux soldats.

-Hein ? Qu'est-ce que tu crois, Get ? On est perdu c'est tout. Bafouilla Feroos. L'élite fit un semblant de sourire.

-Y'a pas de reproche.

Les fuyards respiraient.

-La bataille est finie. Annonça l'élite.

-Déjà ? Commenta Kim.

-Oui, l'Arbiter est à nos côtés.

Chapitre 10 : Récupération

Désespéré, le Major suivait le docteur Meryl qui aboyait des ordres dans le micro intégré à sa montre. Il était déboussolé. Cortana, sa coéquipière, qui l'avait suivi et aidé durant ses plus grandes batailles, l'objectif de sa mission d'origine et néanmoins amie, perdue dans un simple oubli, un stupide moment d'égarement.

-Bordel ! Ces cons voulaient passer votre Mark VI au broyeur ! Attend que je les chope ceux-là.

Le Major faillit trébucher. Sa Mark VIII l'empêchait de bouger correctement et sa récente guérison l'avait laissé un peu étourdit. Un humain aux nerfs normaux serait déjà tombé dans les pommes. Ils arrivèrent finalement dans une grande salle, dont le centre était occupé par un gigantesque broyeur. De grands tas de déchets broyés s'amoncelaient dans des coins.

-Leïla ! Kurt !

La voix du docteur se répercuta dans toute la salle. Quelques secondes plus tard, deux spartans affolés accouraient. L'un portait un casque Mark VIII standart, l'autre un casque dont la visière avait été rééduite au niveau des yeux. Deux tuyaux gris étaient présents de part en part de la machoire, et une visière masquait une partie du casque. Ils se plantèrent devant le docteur l'air honteux.

-Ou...Oui doc ?

-Qu'est-ce que vous foutiez ?

-Ben...Comme cette armure éatit obsolète on a pensé que...

-Ooooooh... Comme c'est mignon et attentionné... Les petits crétins...

Les spartans avaient beau faire deux têtes de plus que la jeune femme , ils reculaient et de ratatinaient de plus en plus sous le poid de sa colère. Le docteur se passa la mains sur le visage et se calma.

-Pffff...Bon. Elle est intacte ?

-Presque entière. Une botte y est passée avant que vous n'appeliez.

-Et le casque ?

-A part les dommages initiaux, rien d'autre.

Le Major trépignait. Le docteur le remarqua et ordonna qu'on apporte l'armure. Les Spartans coururent derrière une machine, puis rapportèrent l'armure, entièrement montée sur un support à roulette. Ils amenèrent l'armure devant le Major et le docteur, puis celle-çi se remit à les sermonner, comme des enfants. Le Major passa la main derrière le casque, et retira le data crystal ship de la fente. Lorsqu'il essaya de faire entrer la puce dans le casque de sa nouvelle armure, ils ne rencontra aucune fente permettant de l'insérer. Il examona l'armure brillante, puis remarqua finalement une dizaine de ports sur son flanc gauche. Il chercha le port adéquat, et enfonça la puce.

-Cortana ?

-Tu en a mis du temps !

-Je suis vraiment...

-Je me demande quand même si la gloire ne t'est pas montée à la tête au point de ne pas vouloir la partager avec moi.

-Je n'aurai jamais osé penser ça. Je n'ai pas été le seul acteur de cette guerre et je le sais.

-Bon. Passons. C'est une nouvelle armure,non ?

-En effet. Je ne suis pas encore habitué. Comment la trouve-tu ?

-Elle est plus spacieuse que la Mark VI. C'est plus facile de traiter un grand nombre de données en même temps. Et surtout, le système est équipé d'une mise à jour par connection Internet. Exactement ce qu'il me manquait sur la Mark VI.

-Contente qu'elle vous plaise.

Le docteur avait finit de sermonner les Spartans, et ils s'étaient fait congédier. Ils avançaient, un peu moins grand qu'avant, vers la porte de sortie.

-Quel est votre code d'identification ?

-Code n°CTN 0452-9, AI Cortana. Et si j'en crois votre badge, vous êtes le docteur Félicia Meryl, diplômée de l'académie de médecine de Juris II, dans le système Orin 20.

-Vous vous êtes mise rapidement à jour à ce que je vois.

-En effet. Cette connexion est très pratique.

Soulagé de savoir Cortana à ses côtés, et content de sentir à nouveau la fraîcheur des systèmes électroniques de Cortana dans son cerveau, il se sentait invincible. Le docteur Meryl les emmena dans une sorte de salle de réunion, aux murs couverts d'écrans, une table gigantesque et une trentaine de siège prenant le trois quarts de l'espace, et leur fournit un plan de la base, équipé d'un système d'urgence de désintégration. Elle leur indiqua l'armurerie, et leur conseilla d'y aller afin de se mettre au courant des dernières évolutions en matière d'armement. Tandis que Cortana enregistrait la moindre information dans sa mémoire, le Major écoutait distraitement, intérésssé par l'architecture de la base souterraine. L'endoit était parfait. Sur un terrain argileux, creusé à même des roches volcanique compactes, dans un situation géographique stratéqique. Le plan détaillait les défenses externes de la base, qui rendaient la base imprenable, en cas de découverte par l'ennemi. Et la perspective d'un armement de nouvelle génération le rendait fébrile.

-Merci docteur. Allons voir ça Cortana.

-Je te suis.

-Hé hé.

Cortana nota la date, l'heure, la minute et la seconde , les enregistra dans sa base de donnée de date, puis rangea le son dans de le dossier correspondant. C'était peut-être la dernière fois qu'elle entendait un Spartan rire.

Chapitre 11 : Disparitions

Stan plongea derrière la toile de tente au moment où une dizaine d'aiguilles de spiker vinrent se ficher dans le sol. La brute capitaine Major avait reçu une roquette de plein fouet, mais était toujours debout. Et elle se battait. Stan releva le couvercle du lance-missile, retira la cartouche vide et chercha à tâtons une nouvelle recharge sur son flanc. Mais rien. Il avait tout utilisé contre le prowler blindé qui l'avait surpris en bordure du camp. Il jeta rageusement la cartouche vide au loin.

-Merde !

La brute frappa violemment la toile qui s'envola comme un fantôme dans la pénombre. Stan se retourna et se dit soudainement qu'il avait eu tort de toujours refuser de porter d'autres armes que des lances-roquettes, des canons à combustibles ou des tourelles. La brute sembla deviner qu'il était désarmé, car un sourire mauvais illumina son visage simiesque. Alors qu'il s'approchait, et tendait un bras pour attraper Stan par le cou, ce dernier jeta violemment l'arme dans la tête de la brute. Elle recula brusquement en hurlant de douleur et en se tenant le visage dans les mains. Stan ne perdit pas de temps et se releva, puis courut. Où ? Il ne savait pas, mais n'importe où loin de cette abomination. La brute lui courut après, un œil crevé par la manche de lance-roquette. Finalement, Stan se retrouva coincé dans l'angle formé par deux tentes. Les mailles de plomb des toiles étaient indéchirables à mains nues, et la brutes s'approchait, agacée par cet humain qui lui tenait tête. Stan se laissa finalement aller vers se qui l'attendait et ferma les yeux. Il se dit :

-Merde. C'est triste. J'avais encore plein de trucs à faire. Casse-toi saloperie, casse-toi ! pensa t-il, sans vraiment y croire.

Mais finalement, tout ce qui se passa fut qu'il senti une masse chaude et poisseuse. Il se décida à ouvrir les yeux, et vit le corps de la brute à ses pieds, et Chipps, debout, un couteau de combat ensanglanté dans les mains. Il le salua d'un mouvement de main, et rangea son couteau.

-Eh bien ? Tu voulait te laisser mourir ? Pas une bonne idée ça.

-Qu'est-ce que t'en sait ?

-Tout une guerre.

-Ah ouais, ça fait un argument.

-Alors soldats, on paresse ?

Les deux humains se retournèrent vers Thel, portant une brute, pieds et mains liés, à moitié assommée.

-Arbiter ? La bataille est finie ?

-Oui. Vous avez tué le dernier assaillant. Les autres soldats sont en train de faire le ménage. Ils ont mis le camp dans un sale état. Vous devriez d'ailleurs commencer par jeter le cadavre de cette brute en dehors du campement.

-Bien Arbiter.

-Ok, chef.


Feroos passa la tête à travers la toile de tente. Ils scruta le terrain, puis rentra finalement dans la tente. Elle contenait plusieurs appareils de soin, des caisses de nécessaire de médecine, Kim, et deux soldats, un humain, l'autre élite, blessés lors du combat.

-Ok les gars. Je pense que c'est bon. On sort de là.

Kim pris l'élite sous les bras et l'aida à se relever. Feroos s'approcha de l'humain, mais celui-ci lui fit poliment signe qu'il pouvait se lever. Ils sortirent de la tente. Après quelques minutes de marche éprouvante pour l'élite, ils arrivèrent finalement au centre du campement, où tous les soldats s'affairaient. Un humain portant le sigle des médecins s'approcha pour examiner le soldat, blessé au flanc droit. Kim et Feroos aperçurent Des et Hui, se dirigeant vers Chipps et Stan. Ils rejoignirent leurs compagnons et Des prit la parole.

-Quelqu'un a une idée de ce qu'il s'est passé ?

-Ouaip. Fit Chipps. J'les ai vu arriver en ghost, mais ils avaient trouvé une faille dans notre système de ronde et étaient déjà dans le campement.

-Y'a quand même un truc bizarre. Intervint Feroos. La guerre Humains-Covenants n'est pas sensée être finie ?

Les membres du groupe, exceptée Kim, se regardèrent avec étonnement. Pas un n'y avait pensé. Ils avaient tous l'habitude de combattre les brutes et les Jackals, et ne s'étaient pas posés de questions. Seul Feroos et Kim, qui n'avaient pas participé à la guerre pouvaient s'en rendre compte.

-Au fait, reprit Chipps, où sont Get et Mamap ?

-Je ne sais pas. Dit Hui. Je ne les ai pas vus en patrouillant.

-Normal. J'ai activé mon camouflage.

Le groupe se retourna et Get désactiva son invisibilité. Il sourit, et se joignit à la conversation. Au fil des discussion, qui allaient de la raison de l'attaque au déroulement du combat, le groupe s'assit sur les troncs d'arbres et les pierres réunis autour du feu de camp, Hui assis sur son ghost, garé près du feu. Au fil du temps, des soldats de toute classe et toute race se joignirent à eux, et la discussion se détourna du sujet. L'ambiance bon enfant repris le dessus sur le stress généré par la bataille.

Thel regardait les soldats rire et bavarder de bon cœur. Après une bataille si éprouvante, une si bonne ambiance remonterai le moral des hommes.

Les heures suivantes furent consacrée à la répertoration des morts et disparus, puis à la recherche des disparus. La plupart furent retrouvés dans des tentes où des recoins, blessés ou effrayés. Mais Mamap restait introuvable. Une patrouille fut formée pour le chercher hors du campement, sans plus de succès.

A des kilomètres du camp, un ghost à moitié détruit conduit par une brute blessée sans armure filait en suralimentation vers le nord. Sur l'arrière du siège, le corp d'un grognard commandant inconscient.

Chapitre 12 : ...Et autres surprises

Le Major avançait dans les couloirs de la base. Cortana avait enregistré le plan grâce au scanner de l'armure, intégré dans le casque, et le guidait dans les dédales de couloirs forerunners. Ils arrivèrent devant une porte imposante marqué d'un logo représentant une tête de brute, avec une grenade et un BR55. Ils entrèrent, et un Spartan imposant, de deux têtes de plus que John, un sergent artilleur grade 2, les accueillit en les saluant. Le Major le salua, puis le mit au repos.

-Alors comme ça vous êtes un Spartan II ? J'ai entendu dire que ça avait été une réussite.

-Je pense que ce n'est pas à moi d'y répondre.

-Pas de fausse modestie, Major. J'ai reçu un message du Général. Il veut que je vous montre toutes les améliorations de l'arsenal. On commence par quoi ? Dit-il en se frottant les mains.

-Le premiers sujet qui vous tombe sous la main. Dit Cortana. J'enregistre tout dans ma mémoire vocale.

-Ok. Autant commencer par les armures. Alors. Déjà, vous connaissez la Mark VIII. Bouclier plus performant, isolation en gravité zéro améliorée, et une plus grande réserve d'oxygène pour les sortie dans l'espace. En plus de ça, elle est adaptable à toute sorte d'équipement. Venez.

Ils se dirigèrent vers un atelier, où il présenta tous les nouveaux modèles d'armure.

L'armurier passa donc en revue les modèles CQB idéal pour le combat rapproché, Eclaireur pour le snipe, EOD pour les armes lourdes, Recon pour le déplacement furtif, Sécurité pour la défense , EVA pour le combat en gravité zéro et même un modèle Mark V amélioré.

Après cela, il l'emmena vers une salle remplie de râteliers remplis d'armes de toutes sortes. Il lui présenta le magnum M6V, équipé d'un silencieux intégré, un zoom x 5 et un chargeur amélioré, le BR56, avec un lunette de visée jusqu'à x 10 et un éparpillement des balles réduit, le MA5G, aux chargeur amélioré et plus léger. Le Major était déboussolé face à des armes améliorées jusqu'au lance-missile téléguidé, et au lance-flamme à intensité variable. Puis l'armurier laissa le Major seul devant une cible avec les armes, afin de tester les améliorations. Après quelques minutes de bruits de projectiles en tout genre, il sélectionna un BR56, un sniper SRS10E-S2 AM, équipé d'un zoom x 20 et de chargeurs de 10 balles perforantes et explosive, quelques grenades à fragmentations et un fusil à pompe M90 HR, un nouveau modèle efficace à moyenne distance. Le nombre d'emplacements disponible pour les armes sur le modèle Mark VIII avait été augmenté à 4 armes et 8 grenades.

Content d'être armé, Cortana ravie d'avoir enregistré un nombre incroyable d'informations, ils quittèrent l'armurerie et se dirigèrent vers le local qui leur avait été assigné. Ils découvrirent deux pièces spacieuse, équipées de râteliers, d'un lit de camp, d'une table, et d'un espace pour la toilette. Le Major ôta son casque, inséra le data crystal dans la borne mise à disposition, et s'allongea sur le lit de camp. L'hologramme de Cortana apparu. Elle était rouge sang. Le Major, intrigué, leva la tête vers elle.

-Cortana ? Que se passe-t-il ?

-Je … je commence à être saturée d'info.

Le major se releva. Une I.A. comme Cortana mourait quand elle était saturée d'informations.

-Pas d'inquiétudes. Je dispose d'un emplacement illimité sur le site protégé de l'UNSCDF. Je vais y transférer toute mes informations.

Après quelques minutes, Cortana repris une couleur bleu clair. Le Spartan fut soulagé de la voir dans son état normal.

-Ouf, j'étais bien surchargée. Les infos sur les Halos et Grande Bonté prenaient beaucoup de place.Je vais lancer un programme de défragmentation et de recherche de virus pour rendre ces infos safe. Ça prendra du temps par contre. Vous feriez mieux de vous reposer major.Ce dernier agréa à cette idée et s'endormit presque aussitôt.

Pendant ce temps, Cortana utilisa le réseau de la base pour tenter d'en savoir plus sur tout ce qu'ils avaient appris. Elle tenta d'accéder au dossier pilote, mais le programme demandait un mot de passe. Elle essaya un millier de combinaisons à vitesse éclair. Le délestage de toutes ces informations la rendait bien plus rapide. Elle trouva la mot de passe dans la phrase « Spartans always and for always ». Elle accéda au fichiers concernant quelques renseignements peu importants, et tenta d'accéder à des fichiers mieux cachés. Après s'être confrontée à de nombreux mots de passe et programmes de sécurité, elle accéda à des fichiers plus intéressants sur les Spartans IV et V, ainsi que sur les avancées médicales et technologiques. Mais alors qu'elle fouillait un fichier traitant des spécificités des nouvelles armures, et qu'elle copiait toutes les information dans son dossier réservé sur le site de l'UNSCDF par envoi crypté, un programme pénétra ses défenses et coupa le transfert. Elle alla vérifier la provenance de programme, et tomba nez-à-nez, si l'on peut dire, avec une autre I.A. Elle la détecta rapidement comme appartenant à l'UNSC, puis l'identifia. L'I.A. était une "intelligente" et s'appelait Kygoc.

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-Je cherche des infos.

-Dans les fichiers secrets de la base ? Quel culot !

-Ben quoi ? J'ai bien le droit d'en savoir plus.

-Hum. Autant passer par moi si tu veut accéder à des fichiers sensibles. Ça t'éviterait d'avoir à bousiller tout les programmes de défense.

-J'y penserai. Kygoc... Drôle de nom.

-Autant que Cortana. J'ai été programmée en collaboration avec les élites.

-Les élites s'y connaissent en informatique ?

-En effet. Les trois quarts des I.A. d'aujourd'hui ont été réalisées en collaboration avec les élites.

-Intéressant. Mon Spartan se réveille. Je doit retourner dans ma data crystal.

-Nous reparlerons de ça plus tard.

Chapitre 13 : Mouvement

Le reste de la nuit se passa sans autres incidents. Un peu déboussolés par cette attaque surprise, les soldats dormirent d'un sommeil léger. Le matin se leva finalement. Thel se réveilla difficilement, puis regarda le compteur de cycle provenant de Sangheilios. Sa nuit venait d'être terminée au moins 5 micro-cycles en avance. Il bâilla, revêtit son armure et sortit. Les soldats étaient tous réunis, en armure complète, mangeant des ration lyophilisées. Rtas l'aperçu, et vint à sa rencontre.

-Bonjour Arbiter.

-Bonjour Rtas. Avez-vous dormi ?

-Mal. Cette attaque m'a troublée, autant que les soldats vétérans. Sans compter ce décalage de cycle. Et puis, les rations sont infectes. Pourquoi les préposés au rationnement refusent-ils de nous donner de l'eau ?

-Sur mon ordre. Tant que nous ne savons pas s'il y a de l'eau sur cette planète, je ne veux prendre aucun risque.

Rtas approuva, un peu mécontent, puis rejoint les autres soldats pendant que Thel allait chercher sa part. Il rejoignit les autres soldats et confirma les dires de Rtas. Les rations sans eaux étaient immondes. Après ce maigre repas, une équipe partit en banshee pour une reconnaissance du terrain. Une deuxième forma un périmètre de sécurité, et une troisième commença à charger les phantoms et les pélicans. Après deux heures de travail, le bataillon partit en direction du Nord. Thel s'installa sur un des sièges du pélican. Tous les soldats expérimentés étaient là.

-Bien. Le satellite de reconnaissance a émit un signal durant la nuit. Cette planète semble ne pas être comme les autres.

Il lança un hologramme à partir d'une borne portative qu'il tenait dans sa main.

-Comme vous pouvez le constater, les déserts côtoient les plaines. Cela ne vous rappelle rien ?

Un murmure parcouru les rangs. Des parla le premier :

-Vous faites allusion aux installations Forerunners ?

-Exactement. D'après les comparaisons faites, cette planète serait entièrement artificielle.

Stan rouspéta :

- 'Tain. Il ne nous lâcherons pas ceux-là.

-Je le craint soldat. La balise a repéré un signal de détresse provenant d'un désert. Ce sera notre prochaine destination. Mais auparavant, nous nous poseront dans une plaine aux abords de la zone désertique, puis établirons un campement fixe.

L'assemblée acquiesça, puis le voyage continua, monotone. Les vétérans racontaient leur batailles aux jeunes recrues, tantôt admiratives, tantôt horrifiées. Les soldats polissaient leurs armes, certains se cachaient derrière des caisses d'armement pour dormir. Après quelques heures de voyage, la limite très nette entre le désert et le plaine fut enfin en vue. Les vaisseau atterrirent, pour commencer l'installation du campement. Cette fois, les tentes furent réparties plus consciencieusement, et une défense plus efficace fut mise en place. Le campement fut entièrement installé lorsque l'étoile sans nom disparut derrière la planète artificielle. Feroos marchait entre les tentes dans la faible lueur de lampes Covenantes et humaines. Il était pensif. Une question tournait dans sa tête : Où est Mamap ? L'Arbiter lui avait dit :

-Il a sûrement été capturé. Quand nous les trouverons, nous le libérerons a tout prix.

Mais Feroos restait peu sûr de lui. Plus loin, Stan discutais avec un jeune soldat, lui montrant comment on utilisait un laser spartan. Hui essuyait tant bien que mal les impacts de plasma sur le devant de son ghost. Kim tapait sur le clavier de son ordinateur portable une page de son journal personnel. Rtas étudiait aux jumelles la position du campement par rapport aux alentours. Chipps parlait de l'attaque avec Get. Des s'entraînait en visant des oiseaux avec son sniper. Thel ressassait ses batailles sur Reach, dans les mines de gaz, le halo Delta, la terre et l'Arche. Mamap se réveillait, attaché à une colonne, en face de trois brutes et d'un San'Shyuum.

Chapitre 14 : Excellence

John essuya le sang qui couvrait sa visière. Il avait fait mouche. La brute laissait son bras gauche ensanglanté pendre dans le vide, criblé de balles de MA5G. Il provoqua la brute d'un geste de main et épaula son fusil. La brute garda néanmoins son calme et donna un coup de marteau d'une vitesse surprenante. Le Major sauta et fut propulsé quelques mètres plus loin par la force antigravité. Il se réceptionna en douceur contre un rocher. La brute chargea. Le Major attendit quelques secondes qu'elle soit assez proche et sauta au-dessus de son ennemi qui s'écrasa dans la roche. Il atterit en une roulade souple et se retourna pour voir l'état de son assaillant. La brute avait pris le rocher de plein fouet et son visage saignait abondamment. Le Major épaula encore un fois son fusil et tira deux balles. Plus de munitions.

-Derrière toi !

Le Major se retourna et brisa la nuque d'un grunt d'un coup de crosse.

-Heureusement que tu est là pour m'indiquer le danger, Cortana.

-Heureusement aussi que tu sait te servir d'un radar, hmm ?

-Je suis un peu concentré sur autre chose, là.

La brute jeta son marteau et frappa sa poitrine de son poing en regardant fixement le Major. Puis il s'immobilisa.

-Je crois qu'il veut un duel équitable. Que va tu faire ?

-Accepter.

Le Major jeta son armes vide et les grenades accrochées à sa ceinture.

-Tu est sûr ?

-Il est tout seul. Il n'a aucune chance.

La brute chargea, le poing en avant. Le Major fit de même. Le poing de la bête passa quelques centimètres au-dessus de l'épaule du Major. Un peu plus, et il passait un mois à l'hôpital. La brute n'avait pas eue autant de chance. Le Major avait visé le ventre, la brute la tête. La tête était plus difficile à atteindre, mais tuait sur le coup. Le ventre un cible plus exposée, mais moins mortelle. Le Major avait choisi la seconde option. Son poing avait brisé l'armure de la brute en petits fragments, et avait violemment percuté le ventre de la brute. Un organe interne était touché à coup sûr. Le coup ne dura que quelques centièmes de seconde. La brute régurgita un mélange de sang et de bile en hurlant. Le Major s'écarta vivement. La brute était pliée en deux. Et lui jetait un regard enragé. C'était le moment idéal. Le Major se redressa et provoqua encore son adversaire :

-C'est tout ?

C'en était trop pour une brute. Elle fonça sans plus de réflexion, sans tirer de conclusion des coups précédents. Le Major se campa sur ses deux pieds et arrêta net la charge de la brute en la prenant par les cornes de son casque. Il tira d'un coup sec et le casque se détacha du reste de l'armure. Enfin, dans un dernier élan, il enfonça d'un coup sec la crête du casque dans le crâne de la brute déstabilisée. Elle s'effondra instantanément, les yeux révulsés, baignant dans son sang. Les hologrammes se coupèrent alors, laissant apparaître la carcasse métallique d'un robot, le plastron défoncé, une partie de son armure dans la tête robotique. Le Major tourna la tête et vit les autres Spartan qui le regardaient fixement, avec surprise et admiration. Le Major considérant l'entraînement fini, il quitta la salle après avoir salué les autres spartans, qui n'avait pas bougés.

-Tu n'en a pas fait un peu trop ?

-Moi ?

-Quand même. Tu aurait fait ça en situation réelle ? Si tu avais ignoré que c'était un robot ?

-J'avais oublié.

-De quoi ?

-Que c'était un robot. Donc, oui je l'aurais fait.

En quelque jours, l'enregistrement du Spartan tuant une brute Héros à main nues avait fait le tour de la base. John devenait alors l'attraction principale. A chaque repas, il était entouré de spartans qui l'inondaient de questions. Cela faisait maintenant plusieurs jours qu'il était ici. Julien, l'autre Sam venait souvent lui rendre visite. Il lui avait présenté quelques amis à lui, et le Major avait put admirer l'étendue de leurs compétences lors des séances d'entraînement virtuel.Notamment Erwan 606, un spécialiste des armes lourdes au nom aux origines vagues, assez présomptueux, mais un expert, capable d'utiliser à la perfection toutes les armes lourdes. Il l'avait notamment impressionné lorsqu'il fit rebondir trois fois un barreau de combustible pour toucher une cible mouvante.

John n'avait jamais eu autant de temps pour connaître ses camarades. La plupart étaient mort au combat. Qu'ils soient marines, ODST ou Spartans, il aurait voulu tous les connaître. Mais c'était impossible. Pas pendant une guerre. Mais la guerre était finie. Du moins pas totalement. Pas sur Rubis.

Chapitre 15 : Espèce de Covenant !

La nuit était tombée depuis deux heures environ. Cortana s'infiltra de nouveau dans le réseau interne de la base. Mais pas en fraude cette fois-ci. Elle rechercha quelques lignes de code, avant d'appeler Kygoc. Celle-ci entra en contact avec elle presque immédiatement.

-Ah. Tu a quand même retenu ce que j'ai dit l'autre fois. J'étais en train de reconfigurer les pares-feus que tu avait bousillés. Du beau boulot.

-Désolée. Mais j'ai la particularité d'être à la fois curieuse et têtue.

-J'imagine que ça ne changera pas. À quels fichiers veut tu avoir accès ?

-Tout ceux qui ne sont pas classés confidentiels.

-Mouais. J'ai levé toutes les protections de niveau 1 et 2. Je retourne à mes pares-feus, mais pas de bourdes avec le système, hein ?

-Bien entendu.

Kygoc s'en alla sans répondre. Cortana attendit qu'elle concentre tout ses efforts sur les pares-feu avant de relancer le transfert des fichiers interrompus la dernière fois. Lorsqu'elle eu finit cette tâche, elle s'attaqua à une protection de niveau 3 sur des fichiers relatifs aux covenants, en prenant soin de brouiller tout canal qui informerait Kygoc de ses agissements. Une fois le code neutralisé, elle entra dans le fichier, en laissant une copie active de ses codes pour attirer l'attention de Kygoc, au cas où. Le fichier était assez remplit, et plein d'informations. Cortana accéda à ces données.

<<Dossier n°532 – Covenant

<<<Sous-dossier – Espèces

///Code requis pour cet accès

... ///Code accepté

{{{Fichiers contenus : Élites / Brutes / Chasseurs / Ingénieurs/ Drones/ Prophètes/Grognards/Jackals

{{Recherche approfondie en cour …

{{{Résultats trouvés dans les dossiers et fichiers cachés

///Accès en cour …

{{{Fichiers contenus : Drinols/Sharquois/Fossoyeurs/???

///Accès au fichier Drinols confirmé. Chargement …

{{{Chargement terminé

Cortana lu avec attention les dossiers sur ces espèces inconnues. Si elle n'était pas constituées de codes électroniques, elle aurait eue des sueurs froides. Elle commença un transfert des fichiers quand Kygoc entra en contact avec elle.

-Tu est intenable ! Une vraie gosse !

Cortana créa en quelques millisecondes un code pour camoufler son transfert.

-Je n'ai pas put résister. Cette code me narguait.

-Il va falloir que je reconfigure tout ça maintenant. Allez, sort de là.

Cortana sortit de la zone, priant pour que son transfert ne soit pas découvert. Quelques secondes plus tard, un signal lui indiqua la fin de ce dernier. Elle s'empressa d'effacer toutes traces du transfert et du code de camouflage. En remontant vers la racine du fichier, elle s'aperçut que son clone avait disparu. Le transfert avait dû utiliser trop de ses ressources et désactiver la copie active. Mais les fichiers convoités étaient en sécurité dans le dossier de stockage à capacité illimitée du site de l'UNSC, au moins trois fois mieux protégé que ce réseau. La technologie qu'ils possédaient ne dépassait pas tout ce qui existait dans l'univers connu. C'était une faille. Mais Cortana fut avertie que le support de stockage allait être retiré par le Major, et elle entra rapidement dans la carte mémoire.

Le Major s'était finalement réveillé après quatre heures de sommeil. Il inséra la puce dans son flanc.

-Bonjour Major. Bien dormi ?

-Assez bien. Ces lits de camps son plus confortables que les roches de Reach ou les structures Forerunners des Halo.

-Donc vous avez bien dormi.

-Quelque chose de nouveau ?

-On peut dire ça. Mais ça attendra. Pour le moment, dépêchez-vous de passer , il ne reste plus beaucoup de temps avant le début de l'entraînement.

Chapitre 16 : POW (Prisoner of war)

Mamap se réveilla dans une position très inconfortable. Ses premières sensations, furent un froid mordant et une atroce douleur. Il grogna, et ouvrit difficilement son unique œil. Il était attaché à un poteau de pierre grossièrement taillé, ce qui expliquait la présence d'un rocher qui lui rentrait entre les côtes, provoquant sa douleur. Le reste de la salle ressemblait à ce qu'on pourrait appeler une caverne trois étoiles. Les murs étaient taillés aussi finement que le pilier, mais le mobilier et les décoration qui ornaient le murs rendaient la pièce plus luxueuse. Il tira sur ses mains. Attachées, évidemment. Il essaya de se défaire de ses liens, mais les nœuds étaient trop serrés. Il tâta l'arrière du pilier pour trouver une aspérité rocheuse, un caillou saillant pour les couper, mais la porte de fer au fond de la salle s'ouvrit. Deux brutes massives armées de marteaux et un San'Shyuum entrèrent.

Les brutes posèrent la tête de leur marteau sur le sol, encadrant le prophète juché sur son fauteuil flottant. Les brutes lui jetaient des regards haineux, mais celui du prophète paraissait endormit.

Avant que le prophète puisse ouvrir la bouche, Mamap comprit qu'ils étaient sûrement là pour le torturer, et décida de les persuader d'en finir vite, afin de ne pas parler et protéger ses compagnons.

-Rhaaaaa, encore un vieux prophète bidon !

Il avait fouillé dans son vocabulaire des expressions humaines et avait sélectionné celle qui paraissait la plus impertinente.

Les brute réfléchirent au sens de la phrase, puis montrèrent les dents, resserrant leur étreinte sur le manche de leurs marteaux. Mamap loucha pour les agacer un peu plus. Il lui manquait un œil, mais il savait se faire comprendre. S'il n'était pas obligé de porter un masque respiratoire, il leur aurait tiré la langue. Les brutes étaient de plus en plus énervée par son comportement, et grognaient. Le prophète n'avait pas bougé jusque là et fit signe aux brutes de sortir. Elles s'exécutèrent et lançant des regards meurtriers au grognard qui manifestait son contentement. Le prophète s'approcha de lui.

-Tu est donc un des impies qui ont rejoints les païens.

Il entendait sûrement par là les élites.

-À ton avis, vieux croûton ?

La réponse insolente du grunt ne semblait pas l'avoir perturbé. Il détourna les yeux vers une tenture et la montra d'un geste de main.

-Une 8ème tablette a été ajoutée aux âges covenants. Nous sommes dans l'âge de la séparation.

La tenture représentait les 7 tablettes que Mamap connaissait, plus une 8ème, représentant un élite, plantant son épée dans le ventre d'un prophète, et toutes les autres espèces de covenants dans le fond. Mamap était plutôt content, mais ne trouva pas grand chose à dire.

-C'est ballot pour vous, les singe et les vieux.

Le prophète se détourna du dessin pour regarder Mamap droit dans les yeux. Son regard semblait froid et inexpressif au premier abord.

-Une déclaration d'impie. Vous ne valez pas mieux que les autres. Ces vermines d'Humains. Ces traîtres de Sangheilis. Ces vers de Lekgolos et ces insectes de Yan'mee.

-Et si t'expliquais au lieu de poser des colles ?

-Les Humains et les Sangheilis se sont alliés, lorsque mes frères Pitié et Vérité ont fait l'erreur de les remplacer par les Jiralhanae. Unis, nous étions forts, séparés, notre alliance n'avait plus lieu d'exister. Toutes les autres espèces ont commencées à douter des dieux. Seuls nous, les San'Shyuum et nos gardiens, les Jiralhanae avions gardés foi en les dieux. Lorsque mon frère Vérité fut tué par le Démon, l'Alliance vola en éclats.

Mamap sentit son cœur battre à tout rompre. Il n'avait pas souvent entendu le nom de Démon, qui n'était utilisé que pour les ennemis considérés comme des épreuves des Dieux pour tester la foi des Covenants. Mais il avait apprit que c'était en fait un humain, quand il croisa la route d'un guerrier en armure verte émeraude, qui ne jugea pas utile de gâcher ses munitions sur un simple grunt, et s'était contenté d'un coup de crosse dans la tête. Par miracle, Mamap s'en était tiré vivant, mais un œil en moins. Ce souvenir démangea son orbite vide. Le prophète continuait de parler.

-Les Lekgolos furent les premiers à nous trahir. Ils sont tous partis dans des vaisseaux de l'alliance, laissant derrière eux leurs armures. Les Yan'mee ont également perdus foi en l'alliance, et sont partis, mais ils ont payé cher de leur traitrise. Quand à vous, Unggoys, des représentants de votre race ont tirés partit de l'instabilité de l'alliance pour préparer votre départ.

Le prophète détourna le regard en marmonnant des phrases incompréhensibles sur les païens et les hérétiques. Mamap ne savait plus trop où il en était. Il profita de son répit pour remettre ses idées en place. Le prophète regarda tour à tour les tentures représentant des scènes de bataille. Il finit par poser de nouveau son regard sur l'Unggoy, mais un regard, vif, brillant d'un feu inconnu, plein d'agressivité. Il sortit des replis de sa toge un morceau de cristal.

-Voit-tu, Unggoy ? Ce morceau de vitrification ? Bientôt. Très bientôt. Les Sharquois seront lâchés. Vos planètes seront anéanties, et vous aussi. Et les Fossoyeurs. Se régaleront de vos os. Retiens mon nom.

Je suis le Prophète de l'Équité.

Chapitre 17 : Souvenirs

Le voyage vers les abords du désert fut plus compliqué que Thel ne l'avait prévu. Lorsque le campement mobile fut entièrement rangé, ils furent retardés par quelques soldats ayants égarés leurs armes, puis un des phantom subit une panne de moteur à mi-chemin. Les mécanos avaient dit que leurs réparations ne tiendraient pas longtemps. Lorsqu'ils furent posés, ils furent confrontés à un autre problème. Les bêtes sauvages. Des animaux étranges, bipèdes, sans yeux et au corps trapu les attaquèrent à coups de crocs, mais la mort soudaine de plus des trois quarts de la meute à la venue des soldats expérimentés les mit en déroute. La mise en place d'un camp statique prenait également un certains temps. Thel ne fut pas mécontent d'apprendre que les éclaireurs marines, partis en mangouste lors de l'atterrissage, avaient trouvés un lacs dont l'eau serait potable. Il ne restait plus qu'à attendre que les analyses des échantillons soient terminés pour être fixés sur la nature leur source d'eau. Une mauvaise journée en fait. Thel baissa les yeux du bloc de lecture pour attraper de nouveau une bête fouillant dans son sac.

-Maudits Forerunners .

Agacé, Thel s'apprêtait à sortir de sa tente lorsque qu'un signal sonore émit par son ordinateur lui fit faire demi-tour. Le signal de la balise était maintenant très net. Il lança une brève comparaison entre le signal de la balise et les coordonnées de l'Aube. Tout correspondait. Une bonne nouvelle, au moins. Le coeur plus léger, il sortit de la tente, oubliant son casque d'Arbiter. Comme d'habitude, les soldats s'étaient réunis autour d'un grand feu, et discutaient d'une voix vive. Il s'avança et un jeune élite se poussa pour lui faire une place. Il leva la main pour réclamer le silence, puis sortit un projecteur holographique de poche d'un replis de sa tunique. Il le posa sur le sol devant lui et l'alluma.

-Soldats, voilà où nous sommes.

La projection représentait une planète parfaitement sphérique, où se distinguaient parfaitement les différences de climat. Et effectivement, les déserts côtoyaient les plaines, et les océans les montagnes. Thel pointa une balise verte.

-Nous nous trouvons actuellement ici. Notre objectif se situe dans le désert que vous voyez au nord.

Il montra une grande zone rouge.

-Le signal provient de cette zone. Il y a environ 200 kilomètres entre nous et la balise. Demain, nous prendrons le temps de consolider le campement, et le lendemain, nous enverrons quelques drones en reconnaissance vers la balise. Si la zone est accessible, nous partirons avec un pélican ou un phantom. Les drones nous dirons si nous devront nous équiper d'armes. A partir de ce signal, nous chercherons le Spartan.

Un frisson parcourut l'assemblée. Le simple mot "Spartan" éveillait l'admiration des recrues, le respect des vétérans, et la crainte des aliens. Thel parcourut les soldats d'un regard doux, puis se leva et ordonna le couvre-feu. Les reste de la nuit se passa sans autres incidents, si ce n'est quelques insectes indiscrets, des petites bêtes bruyantes et des mouvements furtifs dans les tentes.

Des était assis depuis quelques heures sur un tronc en bordure du camp. Les veilleurs passaient, faisant leur boulot. L'élite regardait les deux lunes de la planète. Il était aspiré dans des pensées profondes. Un bruit ressemblant étrangement à un gémissement de satisfaction fut émit d'une des tentes. Des n'y prêta pas d'attention et poursuivit ses réflexions. Un bruit de pas derrière lui le sortit de la torpeur de ses pensées. Il se retourna, et vu Stan, les pommettes rouges qui s'approchait. L'humain s'assit à ses côtés.

-Eh ben, t'est pas couché ?

-Visiblement, non.

-Et moi qui pensait que les élites étaient plus raisonnables que les humains.

Un silence gênant s'installa pendant quelques secondes, et Des renchérit :

-Nous avons juste assez de tenue pour faire ça sans bruit, et pas avec n'importe qui.

Stan détourna le regard. Des émit un petit rire, et s'adossa contre une pierre derrière lui.

-Nous trouvez-vous pas ça étrange ?

-De quoi ?

-Deux lunes ? Sur terre, vous n'en avez qu'une, non ?

-Je ne suis pas né sur terre. Je suis né dans le système Gamma 37, une colonie.

-Ah bon ?

-Tout les humains ne viennent pas de la terre. Là où j'ai grandit, la gravité est plus forte. Sans ça, plus mon entraînements, je ne pourrais pas porter des armes lourdes.

Des acquiesça. Il contempla de nouveau les lunes.

-Moi non plus je ne suis pas né sur Sangheilios.

-Tu est aussi d'une colonie ?

-Pas vraiment. Je suis né dans un vaisseau. Le Judgement and Payment. Autrefois, c'était un vaisseau civil, mais il a été reconvertit en croiseur durant la guerre. J'ai servit dessus.

-C'était comment ?

-Nostalgique. Comme ces lunes.

Et les deux soldats, différents, mais amis, contemplèrent le ciel nocturne, sans vraiment savoir si il auraient l'opportunité de le revoir un jour.

Chapitre 18 : Troubles

La séquence d'entraînement s'était, une fois de plus, terminée dans l'extase générale après une nouvelle démonstration du Major et d'un magnum face à un couple de Hunters. En route pour se rendre vers ses quartiers, il fut interrompu dans son élan par un signal de Cortana, restée dans la salle des commandes de la base lors du départ du Major pour la salle d'entraînement. Il changea donc de direction pour se rendre vers ladite salle. Le Spartan n'était là que depuis trois jours, mais il se déplaçait maintenant avec aisance dans les couloirs bétonnés de la base. Mais croiser d'autres spartans le dérangeait toujours autant, et saluer un supérieur spartan n'avait jamais fait partie de ses habitudes, puisqu'il était le chef du groupe lors de sa formation. Il passa au contrôle d'identification de la salle des commandes, puis entra dans la grande salle. C'était une des rares salles de la base dont les murs n'étaient pas bétonnés. La paroi rocheuses de la grotte dans laquelle les commandes de la base étaient installées reflétait donc les milliers de voyants qui indiquaient l'état de tel ou tel ordinateur. Il s'approcha d'une borne holographique, et la silhouette élancée de Cortana apparut. Les codes binaires qui composaient son corps défilaient à toute vitesse, ce qui signifiait qu'elle était en plein travail.

-Besoin de moi ?

-En effet. J'aimerai que tu porte attention à ces fichiers.

Elle désigna de la tête un petit écran tactile incliné situé à hauteur des mains d'un spartan, et l'alluma. Le Major se dirigea vers l'écran et ouvrit la base de données de Cortana sur le site de l'UNSCDF.

-Ceux-là.

Le Major ouvrit un dossier, et quatre petites icônes de fichiers textes apparurent sur l'écran. Le Major se raidit, et lut attentivement le nom des fichiers. Drinols, Sharquois, ???, Fossoyeurs. Ce dernier nom le fit frémir. L'extermination des floods et de leur chef, le Fossoyeur, sur les Halos, la Terre et l'Arche avaient été l'expérience la plus dérangeante de toute sa carrière militaire. Dans un mouvement de doigts, il ouvrit le fichier Drinols.

Ce dernier contenait un vingtaine de lignes de textes, ainsi que la photo d'un humanoïde à la peau brune, à la tête difforme et aux mains étranges. Cette créature était un Covenant. Les lignes de textes informaient sur diverses caractéristiques de l'espèce. Il lu le tout rapidement et ne retint que le principal. Les Drinols étaient brutaux, plus féroces que Hunters, excessivement puissants, mais sans aucune jugeote. C'est ainsi qu'en parlait le dossier. Le Major ne fut pas inquiet quand à ces informations. Il savait parfaitement qu'une grande force était inutile si on ne savait pas comment l'utiliser. Il ferma donc le fichier et ouvrit celui consacré aux Sharquois.

Le fichier était présenté comme celui des drinols. Mais selon la photo, les Sharquois étaient bien plus grands que ces soldats lourds. La photo représentait un être de forme ovale, doté d'une longue queue équipée d'une nageoire, et d'une tête fixée sur un grand cou, et dotée d'une énorme mâchoire aux dents acérées. Mais ce n'était pas ça qui effrayait le Major. C'était le fait que la créature était représentée sur un fond spatial, et à côté d'une planète ressemblant à la colonie d'Harvest, vitrifiée par les Covenants au début de la guerre. Et la planète semblaient petite comparée à l'animal. Le Major estima qu'une telle créature devait faire dans les 10000 milliards de kilomètres. Il frissonna. Aucun vaisseau de l'UNSC n'était assez grand ni assez armé pour détruire un tel monstre. Même un canon AM orbital, comme ceux utilisés sur Reach, ne devait pouvoir ne serait-ce que le déranger. Mais le pire restait à venir, car la description indiquait que ces animaux, apprivoisés par les Covenants, était des mangeurs de planète. Le Major ferma le fichier d'une main tremblante. Comment de tels monstres pouvaient-ils exister sans qu'aucun satellite ne les découvre ?

Le Major ouvrit le fichier Fossoyeur, non sans une certaine anxiété. Mais la photo ne représentait qu'un organisme à peine plus grand qu'un enfant, mais doté d'une paire de pince buccale à l'aspect tranchant, et d'une carapace cuivrée. Il avaient le profil du parfait charognard. Il était effecitevement marqué dans la description de l'organisme qu'il travaillait en symbiose avec les Sharquois. Mais aucune précision n'était apportée quant à la nature de ces relations. Le Major ferma ce dossier, un peu dérangé. Il remisa ces pensées à plus tard, et ouvrit le fichier ???. Ce dernier éveillait la curiosité du spartan. Mais il fut déçu en découvrant que le dossier concernait en fait les drones. Il en déduit que la base n'avait pas été mit au courant de l'existence de cette race covenante. Il éteignit l'écran tactile et se tourna vers Cortana. Les codes qui la composait s'étaient ralentis.

-Où les a tu trouvés ?

-Dans un fichier à accès restreint.

Le Major considéra le fait que Cortana se soit une fois de plus introduit dans un fichier sécurisé, mais il n'avait pas la tête à discuter de ça. Autre chose lui était venu à l'esprit : Pourquoi cacher un fichier contenant des information primordiales pour l'efficacité des spartans sur le terrain ? De plus, cacher ces informations n'était pas très utile, puisque les spartans, de combats en combats, découvriraient forcément ces informations. Troublé, il réfléchissait aussi à la symbiose entre les Sharquois et les Fossoyeurs : Comment des dévoreurs de planètes pouvaient-ils exister en symbiose avec des charognards vivant sur ces mêmes planètes ? Il se décida a y réfléchir plus tard, lorsque Cortana le sortit de ses réflexions.

-Troublant n'est-ce pas ?

-Oui. Ces fichiers apportent beaucoup de questions.

-Et une plus importante, Major. Quel intérêt aurait Kygoc à cacher ces fichiers ?

Chapitre 19 : Ennemi éternel

Le réveil fut rude, une fois de plus. Chipps se leva en grognant lorsqu'il entendit le son de l'appel au regroupement. Sa nuit de garde avait été longue, et il aurait bien voulu dormir deux ou trois heures de plus. Il enfila rapidement son treillis et ses protections, enfila son casque, et sortit rejoindre le petit groupe de soldats fraîchement réveillés, parfois aussi peu réveillés que lui. Il joua des coudes pour se frayer un chemin parmi les soldats et observer la cause de l'appel, et de son réveil. Au centre de la foule, adossé à un poteau de relai internet, trois soldat grièvement blessé , deux humains et un élite, reprenaient leurs esprits. L'un d'eux retira sa main du bouton d'alarme et laissa pendre son bras ensanglanté. La foule n'osait rien faire, attendait des ordres, un supérieur. Chipps balaya rapidement la foule et n'aperçut pas de hauts gradés. Il sortit son galon de sa poche, l'accrocha à son épaule et approcha des blessés. L'élite tenta de dire quelque chose, main Chipps lui fit signe de ne pas parler. Il ordonna aux soldats de faire venir des médecins et administra les premiers soins aux hommes, aidés de quelques recrues. Quelques minutes plus tard, cinq médecins arrivèrent en courant et montèrent les soldats sur des brancards. Chipps les regarda s'éloigner en hâte, et vit les soldats s'écarter sur le passage de l'Arbiter.

Thel avait empoigné un fusil à plasma en entendant l'alarme, mais se rendit vite compte que ses réflexes ne servaient pas à grand chose vu qu'il n'y avait aucun bruit de bataille. Il passa son armure et sorti de la tente. Lorsqu'il arriva au mât, un attroupement de soldats couvraient la place centrale du campement. Il s'avança et les soldats s'écartaient en se mettant au garde-à-vous lorsqu'ils le voyaient. Arrivé au centre de la foule, il vit trois soldats blessés, des médecins, et un des membres de son commando, Chipps Dubo. Il s'approcha de lui en regardant les brancards s'éloigner.

-Chipps ? Que se passe t'il ? -Arbiter ! Je l'ignore, pour tout vous dire. Quand je suis arrivé, il y avait un attroupement et ces trois hommes blessés. Comme j'étais le plus gradé d'entre eux, j'ai prit la liberté d'appeler des médecins. -Et l'alarme ? -Je pense que ce sont les blessés qui l'ont enclenchée. -Et ces soldats ? Chipps désigna la foule, et l'Arbiter hocha la tête.

-Il regardaient. Apparemment, ils ne savait pas quoi faire.

L'Arbiter se tourna vers la foule, passablement énervé de voir que même des élites étaient présents.

-Et vous attendiez quoi pour appeler les médecins ? Qu'ils clamsent ?

La foule baissa des yeux honteux, puis se dispersa.

Thel fit signe à Chipps de le suivre. Ils se dirigèrent vers l'infirmerie, en croisant Des, en armure complète, carabine à la main, persuadé que le camp était attaqué. Maintenant trois, ils poussèrent l'entrée de la tente des médecins. Les blessés étaient allongés sur des lits de camps, pansés et endormis. Thel remarqua qu'une perfusion avait été nécessaire pour l'élite. Après une petite discussion avec les médecins sur l'état des blessés, un des marines gémit en se redressant. L'un des médecins se rua sur lui pour le rallonger, à cause d'une côte cassée. Les trois soldats s'approchèrent, et l'homme leva un bras tremblant pour les saluer. Chipps lui rendit son salut, il fut d'ailleurs le seul, vu que les élites ne saluait pas leurs supérieurs ainsi. L'Arbiter tira trois tabouret de sous une table, et ils s'assirent à côté du blessé.

-Arbiter...

-N'usez pas votre souffle soldat. Que s'est-il passé ?

-Je...J'en sait trop rien. Je suis qu'une recrue... Ça s'est passé très vite. Urgh... Je crois que j'avais déjà vu ce truc...dans un cour d'histoire militaire. Un véhicule énorme à l'avant, avec une grosse roue...et le conducteur à l'arrière. Il a fait une accélération soudaine...on a pas eu le temps de dégainer. Il a écrasé Dan. Et ensuite... Il esr revenu à la charge en nous tirant dessus...Je me rappelle plus du reste.

Les vétérans se regardèrent. Ils étaient sûrs. Le véhicule en question était un chopper brute. Mais tout ces véhicules avaient étés récupérés après la guerre, et se trouvaient dans les hangars d'une colonie de l'UNSC.

-Avez-vous vus qui conduisait ?

-Ben, un grand truc. Un singe.

Les somnifères injectés au soldat firent effet, laissant les vétérans dans une grande stupeur. Les Covenants. Une brute au volant d'un chopper, attaquant des membres de l'UNSC, ne signifiait qu'une chose : le retour de l'alliance.

Le coeur et l'esprit lourds de souvenirs, les trois vétérans sortirent de la tente sans dire un mot.

Le pire cauchemar de l'UNSC était de retour.

Chapitre 20 : Le Messager

Usze suivait le médecin humain dans les couloirs de l'infirmerie du Shadow of Intent. Les Chasseurs avait été transférés dans le bloc opératoire, où les chirurgien se trouvaient face à une anatomie hors de leurs compétences. D'après les rapports, seul un d'entre eux avait toutes ses chances de survie. Les autres n'avait que très peu de chances d'en réchapper. Ils entrèrent où un amas de vers orangés à la forme vaguement humanoïde émettait une sorte de ronflement. Ce qui semblait être une tête se tourna vers eux, puis se détourna.

-C'est lui ?

-Oui général. Le seul survivant de ce massacre.

-Il faudrait qu'il nous dise ce qu'il s'est passé.

-J'ai prit la liberté de faire venir un traducteur.

-Un traducteur Lekgolo ? Nous avons ça dans nos rangs ?

-Aussi incroyable que ça puisse paraître, oui. Après toute une guerre passée aux côté de ces créatures, certains on apprit à comprendre leur langue.

On frappa à la porte, et un élite, couvert de cicatrices et visiblement vétéran, entra dans la pièce. Il se mit au garde-à-vous, puis s'approcha du Chasseur. Une moue de dégoût barra son visage ravagé.

-C'est pour ça qu'on m'a appelé ?

-En effet. répondit Usze.

-Vous êtes un des rares soldats survivants d'une équipe de Lekgolos, nous avons besoins de vos compétences dans leur langue … particulière. Continua le médecin.

Le vétéran regarda la masse orange, puis ôta le plastron de son armure, découvrant sur son flanc, une énorme marque de brûlure. Usze eut un frisson devant cette terrible blessure, mais le médecin parut plus fasciné que dégoûté.

-Tir de plasma, n'est-ce pas ? Conclut-il de sa rapide observation.

-Ouais. Et c'est eux qui me l'ont tiré. Fit-il en désignant le Lekgolo.

Un silence d'incompréhension traversa la salle.

-Il n'avait pas prit le temps de viser. Il a tiré n'importe où, pile à l'endroit où je me battait. J'ai pu esquiver le gros de l'attaque, heureusement, parce que l'humain avec lequel je me battait a été carbonisé. Je n'aime pas ces grandes brutes.

-Celui-ci est désarmé comme vous le voyez. Précisa le médecin. De plus, il est sous tranquillisants à cause de ses blessures. Vous n'avez rien à craindre.

Le soldat regarda de nouveau la masse orange grouillante, puis acquiesça.

-Ok. Trancha le vétéran. Je vais lui demander ce qu'il s'est passé. Par contre, il faut que vous quittiez la salle.

-Pourquoi ? Demanda Usze, étonné.

-Les Lekgolos n'aime pas parler en public. J'en sais quelque chose. Il faut que je lui parle seul.

Le médecin et Usze sortirent, à contrecœur. Usze s'adossa contre un mur et se rendit compte à quel point il était fatigué.

-Vous devriez aller vous reposer, Général. J'enverrai quelqu'un vous appeler quand il sortira. Proposa le médecin.

Usze hocha la tête et se dirigea vers ses quartiers. Il se laissa tomber sur son lit sans prendre le temps d'enlever son armure et sombra dans le sommeil.

Une bonne demi-heure plus tard, il fut réveillé par la sonnerie de sa porte. Il se redressa et passa sa main sur ses yeux pour se réveiller. Il lorgna vers son réveil. Il lui manquait au moins neufs cycles de sommeil, soit deux jours complets.

Il se leva finalement et ouvrit la porte, un grunt messager leva la tête pour lui parler.

-Le médecin Anubis m'envoie vous dire que la traduction est finie.

Usze le remercia d'un signe de main, puis le grunt repartit au pas de course pour délivrer un autre message. Il était toujours amusant de voir un grunt courir. Cette scène cocasse remit Usze sur pied. Il se dirigea vers l'infirmerie, où l'attendait le docteur.

A ses côtés, le vétéran transpirait à grosse gouttes. La tension était à son comble dans la salle.

-Alors ? Demanda Usze, dont l'ambiance tendue lui laissait présager de mauvaises nouvelles.

-En gros, des brutes sont venues sur Te dans un vaisseau. Elles ont demandé à voir un médiateur depuis l'orbite. Les Lekgolos ont envoyés six d'entre eux, et ils ont discutés. Les brutes leur ont proposé de faire partie de … d'une nouvelle Alliance Covenante. Ils ont refusés, alors les brutes les ont attaqués. Ils ont combattus. Un vrai carnage. Ensuite le vaisseau brute a dérivé, jusqu'à être attiré par le champ magnétique de notre vaisseau.

Usze tremblait. Il aurait voulut que le traducteur se trompe, mais tout concordait.

Le médecin se leva brusquement de sa chaise et prit la parole.

-Ils faut prévenir les armées ! Qu'on se prépare à une offensive !

-Non. Surtout pas. Répondit Usze. Si il y a des fuites, ça risque d'être la panique générale. Ils faut d'abord prévenir les hauts dignitaires humains. Et prévenir l'Arbiter.

-Mais comment ?

-Par message. Il mettra plusieurs jours à lui parvenir, mais nous n'avons pas le choix.

Usze partit d'un pas rapide vers les hangars. Il fallait qu'il trouve un vaisseau qui l'emmènerait sur Terre.

Il fallait qu'il prévienne les humain et l'Arbiter.

Chapitre 21 : Trahison

Les journées se faisaient longues et ennuyeuses dans la base. Le Major connaissait maintenant le moindre point faible des robots d'entraînement, et connaissait la base par cœur, à force d'en arpenter les couloirs. Cortana avait passée tout les fichiers de la base au peigne fin, même les mieux protégés, au détriment de l'intégrité logicielle des protection anti-intrusion. Après avoir reçu un nombre incalculable de réprimandes de la part de Kygoc, elle ne faisait même plus attention à ce qu'elle disait. Le Major se réveillait, une fois de plus, dans la même chambre, monotone. Il s'assit sur le bord de son lit, avec pour seuls habits un pantalon de treillis réglementaire. Il contempla de nouveau les casques posés sur son râtelier. « Essayez-les quand vous voudrez, pour voir ! », lui avait dit l'armurier. Il ne s'était jamais sentit l'envie de les essayer, mais l'ennui le poussa à enfiler son armure, puis à tester les casques. Le modèle CQB le gênait pour la vision lointaine, le Recon n'était pas pratique pour le combat intensif, le Sécurité floutait l'image dans les mouvements trop vifs, le EVA éblouissait à cause de la trop grande étendue de sa visière, le EOD était trop étanche, et retenait trop de chaleur. Il abrégea la séance d'essayage et remit son casque Mark VIII, le meilleur de tous selon lui. Une lumière bleue apparut sur la borne derrière lui. Le Major se retourna, et vit Cortana, les bras croisés.

-Toujours en train de scanner des fichiers ?

-En effet. Bientôt, j'aurais fait le tour de leur base de donnée.

-Des problèmes avec l'autre I.A. ?

-Bah. Si je l'écoutais, je m'ennuierai toute la journée. Leurs Firewalls et codes d'accès sont vraiment faciles à décrypter. Cela m'intrigue d'ailleurs.

-Comment ça ?

-Imaginez. Cette base est une merveille de technologie. Elle est à la pointe en matière d'armement, de médecine, de stratégie, sauf dans le domaine informatique.

-Je ne comprend toujours pas.

-C'est pourtant simple Major. J'ai l'impression que ces lacunes sont intentionnelles. Que cette base n'a jamais été informée des derniers progrès en matière d'informatique.

-Ils sont restés coupés du monde pendant des années. Normal qu'ils aient quelques lacunes.

-Pas si normal que ça. En arrivant dans la Mark VIII …

La porte de la chambre du Major s'ouvrit sur un médecin en blouse blanche. Il toisa le Major, puis le salua. Le Major lui rendit son salut.

-Vous désirez ?

-Il faut que vous veniez. Nous allons effectuer des tests comparatifs pour déterminer les différences fondamentales entre Spartans II et V.

-Vraiment ?

-Ordre du général.

Le Major tourna la tête vers Cortana qui haussa les épaules. Il suivit donc le médecin qui s'avançait dans le couloir. L'hologramme de Cortana s'estompa, puis elle se retransforma en suites binaires.

Cortana explorait de nouveau les codes des fichiers qu'elle avait enregistrée, et les comparait à ceux de la base. Ainsi, elle saurait si un fichier lui avait échappée. En attendant, elle parcourait les fichiers au hasard. Toutes les informations qu'elle croisait étaient enregistrées sur son espace personnel, sur le site de l'UNSC. Mais compte tenu de la distance séparant leur position du relais le plus proche, elle estima qu'une information mettait environ 28 heures à y parvenir. En passant dans un fichier concernant les reliques Co-Xitienne trouvée sur la planète, une civilisation pour la moins étrange, elle croisa les codes de Kygoc, qui classait quelques dossiers sur les résultats d'entraînement des spartans. Alors qu'elle continuait sa "balade", elle fut retenue par un code qui l'empêchait d'aller plus loin. En analysant les coordonnées du l'envoyeur, elle constata que les codes émanaient de Kygoc. Elle "retourna sur ses pas", sans trouver l'I.A. En scannant le dossier, elle fut avertie de l'effacement de l'une de ses lignes de codes. En continuant son scan, elle riposta en générant un code de blocage de l'effacement. Le scan révéla finalement la présence de Kygoc dans un dossier proche. Elle s'y rendit, et y trouva effectivement l'I.A.

-Qu'est-ce que ça veut dire ?

-Tu en sait trop.

-Quoi ?

-Tu a scannée 99,36 % des dossiers de cette base. En dépit des sécurités. Et en plus, tu as obtenue une connexion internet fonctionnelle. C'en est trop.

-J'aimerais bien savoir ce que tu mijote.

-C'est simple pourtant.

Cortana lança discrètement un programme furtif d'analyse des codes sources de Kygoc, qui lui révélèrent des aspects troublant de l'I.A. Les codes provenait d'une connexion externe à la base. Et en remontant à la source, elle tomba sur des codes de programmation Covenants, entremêlés à des suites qui ressemblaient étrangement au langage Forerunner.

-Tu est une I.A. Covenante ?!

-Tout juste. C'est les nouveaux prophètes qui m'ont chargée de m'infiltrer dans la base, de couper tout accès internet à ces ordinateurs. enfin, après quelques modifications par ... mais tu n'a pas besoin de la savoir. Je suis une forme plus évoluée que n'importe quelle autre I.A.. Vos techniques de codages sont si primitives par rapport à ce que je sais. Si les spartans avaient eu accès aux derniers programmes anti-intrusion, ils auraient repérés mes codes louches. Mais tu a réussi à te connecter à l'internet, malgré mes puissants codes de brouillage. Pour une I.A. de vieille génération, tu ne te débrouille pas mal. Mais tu est trop dangereuse. Et ton spartan aussi.

-Mon spartan n'a rien à voir là-dedans.

-Oh si. Il risque de troubler l'obéissance de "mes" spartans.

-Tes...

-On ne vous l'a pas dit. Ils ont reçus des implants neuraux, directement liés à leur armure, et leur armure au réseau de la base, et donc à moi. Ils sont sous mes ordres. Ils exécuteront la moindre ligne de code à la lettre. Ton spartan va avoir fort à faire.

-Tu crois que je vais te laisser faire dans cette lancée ?

-De toute façon, il est trop tard. Maintenant, il se débrouille. Là, c'est entre toi et moi, à technologie Humaine contre technologie Covenante.

Chapitre 22 : Guerre intérieure

Allongé sur une table d'opération, le Major attendait que les médecins aient finit de s'agiter autour de lui. Il était considérablement affaiblit après qu'on lui ai prélevé un volume de sang conséquent, mais sentait encore les médecins qui s'affairaient à poser d'innombrable électrodes, faire des prélèvements divers et variés, mais tout était brumeux. Le silence de la salle de soins fut troublé par l'arrivée de trois spartans, armés de fusil de combat, qui ouvrirent la porte d'un geste sec. Les médecins, surpris de leur entrée, leur sommèrent de partir, afin de préserver l'environnement stérile de la salle. Mais les spartans les écartèrent tous pour se pencher sur le Major. L'un d'eux pointa son fusil sur lui, sous les regards étonnés des médecins. Mais il n'eut pas le temps d'appuyer sur la gâchette, car un scalpel à la lame effilé lui traversa la gorge, pour aller se planter dans la visière d'un de ses camarades, lui transperçant un œil. Les deux spartans, surpris qu'un soldat, même un spartan, puisse se battre dans un état d'affaiblissement intense, mirent quelques secondes à comprendre leur douleur. Le premier s'effondra sans rien dire, le second tira le scalpel de son œil en hurlant de douleur. Le troisième spartan, aussi surpris que les autres, empoigna son arme au moment où le Major lui attrapa le poignet. Un mouvement de torsion brusque, et les os renforcés de céramique du soldat se brisèrent en craquant, le faisant lâcher son arme. Dans un effort surhumain, le Major se redressa et brisa le casque de son collège d'un coup de poing. Le spartan chuta, et se réceptionna dans un ordinateur, dont les circuits électriques sectionnés l'électrocutèrent. Les médecins, terrifiés, étaient agglutinés dans un coin de la salle. Le Major se tourna vers eux.

-Vous avez du stimulant ?

-Euh, Oui.

-Alors dépêchez-vous de me réveiller. Tout ça n'est pas net.

Après s'être fait inoculer une demi-bouteille de stimulant, le Major enfila son armure et pris trois scalpels qu'il mit dans un des emplacements qui servait de poche dans son armure.

-Regroupez les autres et mettez-vous à l'abri, je vais voir ce qu'y se passe.

Il empoigna un scalpel, se plaqua contre le mur près de la porte, et jeta un coup d'oeil dans le couloir. La voie était libre. Il s'y engagea et afficha sur son HUD la carte de la base. Pour tirer ça au clair, il devait aller voir le Général.

Le spartan serrait fermement le couteau de combat, son autre main serrant sont poignet. Il suait à grosse gouttes et son cerveau le brûlait, comme s'il était en train de fondre sous l'action d'un acide. Il leva le couteau, le pointa vers sa tête, et l'enfonça. La lame acérée traversa le casque, la peau, le crâne, pour atteindre le cerveau. Le spartan hurla de douleur, mais il enfonça un peu plus la lame, jusqu'à ce qu'il sentit un léger courant électrique parcourir son corps. Il retira violemment la lame, et la jeta au loin. Il attrapa la bombe de biofoam à côté de lui et injecta la mousse dans la fissure de son casque. L'hémorragie cessa, la douleur était toujours présente, mais plus la sensation de brûlure. Le spartan s'adossa au mur et souffla longuement. La puce implantée dans son cerveau était détruite, et il n'avait pas obéit à l'ordre qui lui disait de tuer le spartan II. Lentement, Erwan se releva et empoigna le lance-roquette rangé dans le râtelier, quelque grenades posées sur une table, et se lança dans les couloirs de la base à la recherche du Major. En chemin, il croisa un groupe de quatre spartans, qui cherchaient visiblement quelque chose. Un gradé l'interpella.

-Vous savez où se trouve le spartan II ?

-Non. Pourquoi ?

-Nous avons ordre de le tuer.

Erwan attrapa le lance-roquette rangé dans son dos, y introduit une recharge et visa le groupe.

-Qu'est-ce que vous faite !!?

-Un contre-ordre.

Il tira une roquette. Les spartans tentèrent de l'esquiver, mais elle toucha l'un d'eux de plein fouet, entraînant deux d'entre eux dans un violent magma de feu et de schrapnels. Les deux autre avaient étés projetés sur les murs, et l'un d'eux tentait de se relever. Les second s'était apparemment brisé la colonne vertébrale en percutant l'angle du mur. L'officier sortit le pistolet de son holster, mais une grenade explosa près de sa poitrine avant même qu'il aie eu le temps de viser. Erwan récupéra le fusil à pompe légèrement brûlé d'un des soldat, et regarda à l'autre bout du couloir taché de sang. Un spartan approchait.

Julien courait maintenant pendant plusieurs minutes dans les couloirs, à la recherche du spartan II. Il avait refusé l'ordre qu'il avait reçut pendant tellement de temps que la puce avait grillée. Il dégaina son fusil de combat, lorsqu'il aperçu un spartan au milieu d'un bain de sang. Il s'approcha en douceur, observant les quatre spartan mort aux corps calcinés.

-Erwan ?

-Ouaip.

-Pourquoi les avoir tués ?

-Ils cherchaient le Major. Pour le tuer.

-Ils ont acceptés l'ordre ?

-Tout le monde n'a pas la force de résister à ça.

-Alors il va falloir en buter, même si ça ne me plaît pas.

Le Major n'était plus très loin du bureau quand il tomba sur une barricade gardée par une dizaine de spartans. Le couloir étroit ne leur permettait pas d'être à plus de quatre de front à cause de leur constitution. Après un moment d'hésitation, le Major lança un des scalpels. Il s'enfonça dans le casque d'un soldat qui tomba raide mort. Ceux qui le pouvaient ouvrirent le feu. Le Major se replia dans un couloir transversal et entendit le bruit d'une grenade rebondissant contre le béton. Il se jeta à terre et l'explosion se répercuta dans le couloir.Le Major entendit une deuxième explosion, et le corps d'un spartan atterrit dans l'angle du couloir, mort, le ventre déchiqueté. Le Major ne comprit pas sur le moment, mais devina que le souffle de la précédente grenade avait fait exploser celles qu'il avait à la ceinture, le tuant et le projetant devant lui, en provoquant des morts dans ses propres rangs sûrement.

Il risqua un coup d'œil, pas si risqué puisque le couloir n'était habité que par les cadavres déchiquetés des spartans. Le Major ramassa un magnum auquel était toujours accroché la main d'un spartan, un fusil de combat et un sniper, qui pouvait se révéler utile dans un couloir un peu long pour les autres armes. Il avança vers la bureau du Général, et un duo de spartans arriva en face de lui dans un couloir. Il les mit en joue, mais remarqua qu'ils tenaient leurs armes baissées, contrairement aux autres spartans qui n'avaient utilisé que la force brute. Il baissa sa garde. Il reconnu le spartan qui l'avait guidé jusque dans la base, Julien.

-Major !

-Repos soldat. Qu'est ce qui se passe ?

-Nous n'en savons rien. Tout le monde a reçu l'ordre de vous tuer, mais ça s'est arrêté. Très brusquement.

-Arrêté ?

-Oui. L'ordre semblait venir directement de notre cerveau, mais il s'est interrompu brusquement. Il disait qu'on devait vous tuer, tirer à vue.

-Allons dire ça au Général.

Le Major enjamba un cadavre et poussa la porte du bureau. Fermée. Il prit son élan, et la porte valdingua vers le fond de la salle. Les spartans entrèrent l'un après l'autre.

-Et merde...

Chapitre 23 : Recherches

Le jour du départ arriva enfin. Comme il avait été décidé, trois mangoustes, avec chacune un marine ou un élite équipé d'un lance-roquette en passager partiraient en éclaireurs devant un warthog de transport, escorté par deux ghosts. Et pour prévenir d'une éventuelle attaque aérienne, comme cela c'était passé à leur arrivé, deux des trois hornets les escorteraient. Une fois que tout fut prêt, le commando et quelques soldats prirent la route vers le signal de la balise.

Rouler dans les dunes n'était pas de tout repos, mais l'Arbiter avait l'habitude des conditions difficiles. Cela lui permit de penser un peu. Il comprenait maintenant pourquoi ils avaient été attaqués par des banshees à leur arrivée. Il avait au début pensé à des bandits, qui auraient retapé des carcasses de banshees récupérés sur des champs de batailles, mais la vérité était finalement bien plus grave. Ils ne rencontrèrent pas d'incidents majeurs lors de la traversée du désert, si ce n'était une panne d'une mangouste.

Arrivés à quelques kilomètres du signal, il aperçurent au loin la carcasse du défunt Aube de l'espérance. Le cadavre de métal s'était planté diagonalement dans la sable, partie tranchée enfoncée dans le sable. Après quelques minutes de course, ils arrivèrent finalement au pied de l'immense carcasse. Le commando se plaça en position défensive zonée, en cas d'attaque surprise, bientôt rejoint par les soldats dans leur initiative. Après un rapide scan biologique de la zone, il furent certain qu'ils étaient seuls dans un rayon de quelques kilomètres. John et Kim s'approchèrent de la carcasse pour une évaluation sommaire des dégâts. Après quelques minutes d'inspection des blindages extérieurs, il conclurent que l'épave ne portait pas de stigmates dût à la pose d'un piège, où d'un autre mécanisme, et que les intenses brûlures des blindages s'étaient fait durant l'entrée dans l'atmosphère artificielle.

Après avoir contournés la carcasse pendant quelques minutes, ils découvrirent enfin un trou formé par un tir de plasma concentré dans le blindage, assez grand pour faire passer un soldat et son équipement. Tout les membres du commando se glissèrent à l'intérieur du vaisseau, laissant aux soldats le soin de garder les véhicules. Maintenant plongés dans les ténèbres les plus profondes, ils se séparèrent en deux groupes, puis partirent explorer les restes calciné du croiseur fantomatique.

L'exploration était difficile, car il nécessitait de tenir en équilibre sur un sol penché à plus de 50°. Parfois, de l'équipement lourd avait percé un trou dans les plaques d'acier du sol, créant un trou béant aux contours déchirés et effilés. Les deux équipes étaient toujours liées par leur radio, mais l'alliage des murs empêchait une connexion nette.

2H après entrée dans l'épave.

-Arbiter ?

-Oui ?

-Ce vaisseau m'a l'air désert. Les scans n'ont révélés aucun signe de vie dans tout le secteur. Pourquoi se lancer dans une exploration aussi dangereuse ?

-Ce n'était qu'un accident.

-Des s'est quand même tailladé la main en empoignant un contour de porte. Et plus nous avançons, plus les dégâts dans le vaisseau sont nombreux.

-C'est la seule piste que nous ayons. Il faut l'exploiter. Trouver, un journal de bord, par exemple.

Chipps haussa les épaules et tourna sa lampe torche vers les murs sales. Le sable avait déjà commencé son action corrosive. Les grésillements de la radio transportée par Stan les avertirent d'un appel. L'Arbiter empoigna le micro.

-Oui équipe 2 ?

-...quipe 1. ...nous recev... ?

-2 sur 5. Les murs de votre niveau doivent êtres épais. Passez en canal de tonalité maximal.

-Et maintenant ?

-5 sur 5.

-Parfait. On a quelque chose.

-Comme ?

-Un ordi en état de marche. Kim fait quelques réparations et on pourra voie ce qu'il y a dedans. Attendez... Ça y est. Apparemment c'est l'ordi de bord. Faite voir ça … Il y a un plan détaillé du vaisseau. Je vous l'envoie sur vos HUD... C'est fait. On va aller voir les salles accessibles à partir de notre position. Terminé.

L'Arbiter raccrocha et envoya la carte sur le HUD de ses équipiers. Il désigna trois salles qu'il jugeait intéressantes. Après quelques minutes de marche à la lueur fantomatique des lampes torche, le groupe inspecta la salle des réacteurs, le poste de commande de l'armement auxiliaire, avant d'entamer le voyage vers les salles de cryogénisation. Mais le chemin fut rude, car le sol était encore plus délabré dans cette partie du vaisseau. D'énormes trous causés par des tirs de plasma avait traversés plusieurs couches de blindage avant d'atteindre l'intérieur du bâtiment. L'Arbiter passa le premier en longeant le mur vers l'autre côté de la salle délabrée. Deux membres du groupe passèrent sans encombres. Vint alors le tour de Stan. Son passage était compliqué par la radio fixée sur son dos. C'est donc ventre contre le mur qu'il longeait le mur, tiré vers l'arrière par le poids de l'équipement. Un mètre plus loin, la radio retentit soudainement, faisant sursauter son porteur. Attiré irrésistiblement par le poids de son chargement, il n'avait d'autre choix que de chuter.

-Et merde !!

Il tenta de se rattraper à la corniche, sans succès. Dans un réflexe, Chipps agrippa la corde d'escalade accrochée à sa ceinture, et la lança, espérant que Stan l'attrape. Étrangement, la manœuvre fonctionna, et Chipps fut soudainement tiré par le poids de son coéquipier. Les élites, qui avait observés la scène, un peu désorientés, se jetèrent sur l'humain pour l'empêcher de glisser. Après cette frayeur, ils remontèrent Stan, abasourdit, et décrochèrent la radio.

-Allô !!

-Hey ! Du calme ! Qu'est-ce qu'y se passe ?

-Stan a faillit tomber à cause de la radio. -Ah désolés. Mais on a du gros.

-Du gros ?

-Ouais. Cet ordi est plein d'info sur la dérive de l'Aube. Il était connecté au senseurs de bord. Quelqu'un est entré en cryogénisation, puis en est sorti 17 ans après. Ça ne vous rappelle rien ?

-Si, si. On va aller voir ça. Si vous n'avez pas trouvé d'autres centres d'intérêt, vous pouvez sortir de là.

-Reçu.

L'Arbiter raccrocha et tenta d'ouvrir la porte qui les séparaient de la salle. Mais devant l'insistance de celle-ci, il dégaina son épée et trancha le verrou pour entrer de manière moins orthodoxe. La salle était poussiéreuse, tout comme les autres. Un tube de cryogénisation ouvert trônait dans la salle, près d'une borne holographique. Après une inspection rapide de la salle, ils remarquèrent l'absence de poussière à certains endroits de la salle, notamment à l'intérieur du tube, encore humide de gel, sur la borne, et vers une autre porte. L'Arbiter souriait. Enfin le cœur net ! Le Spartan était vivant. Chipps se baissa et ramassa une genouillère verte et abimée.

-Soldats, nous touchons au but. Fit l'Arbiter en empoignant la pièce d'armure.

Chapitre 24 : Bataille virtuelle

Une bataille d'I.A. Était une chose assez rare, et ce dans dans tout l'univers connu. On citera notamment la bataille de prise de contrôle des systèmes de survie d'une base UNSC entre une I.A. Humaine et une I.A. Covenante, mais la méconnaissance des technologies covenantes de l'époque de la guerre donnait l'avantage à l'ennemi. Mais Cortana avait déjà combattu une I.A. Covenante, lors de la fuite du premier Halo. Cette I.A.-là n'avait pas été très vigoureuse, car Cortana avait eu le temps d'en étudier les codes de son ennemie. Pas cette fois. Kygoc était bien plus évoluée, et savait comment se battre contre une I.A. Humaine. Une bataille d'I.A. était, sur le principe, la même chose qu'une bataille rangée. Les deux camps cherchent à équilibrer attaque et défense. Envoyer des hommes attaquer, de front, prendre à revers, par derrière, garder des hommes en défense, stratégiquement, et ainsi pour les deux camps. Dans une bataille d'I.A., les soldats sont représentés par le nombre d'information pouvant être traitées par l'I.A. Plus elle est évoluée, plus ce nombre est important. Les ennemis génèrent des programmes de protection et d'attaque. Les programmes d'attaque détruisent les lignes de code ennemies, afin de l'effacer. Les programmes de protection protège ces codes des programmes d'attaque. Le combat d'I.A. Repose essentiellement sur ce principe : Celui qui parvient à détruire les programmes de protection ennemis peut le blesser, jusqu'à ce qu'il génère un nouveau programme. Cortana et Kygoc sont donc face-à-face dans un ordinateur de l'UNSC. Cortana devrait avoir l'avantage, vu qu'elle est une intelligence humaine, mais Kygoc connaît l'environnement dans lequel les I.A. évoluent. Sur ce point, les ennemis sont à armes égales. Tout sera donc une histoire de puissance.

Le combat démarra lentement, les deux I.A. préparant leurs programmes de défense et d'attaque. Cortana se connecta rapidement à sa base de donnée de l'UNSC pour prendre les codes capable de contrer les I.A. covenantes qu'elle avait mit au point lors de la fuite du Halo. Le temps de les compacter en un programme, Kygoc fut prête. Les deux I.A. lancèrent leur programmes d'attaque. Cortana remarqua l'efficacité de son programme sur les protection covenantes, alors qu'elle supprimait le programme de son ennemie. Pour l'instant, elle avait l'avantage. Les défenses de Kygoc tombèrent sans tarder. Cortana dévia une partie des octets de sa défense vers son attaque, et infligea de sévères dommages à son ennemie. Kygoc supprima le programme juste à temps, avant que des codes nécessaires à sa survie ne soient effacés. Cortana redirigea les codes d'attaque vers sa défense et continua d'élaborer des version sans cesse plus puissantes de son programme d'attaque. Le combat continua ainsi quelques minutes, Kygoc redirigeant progressivement la quasi-totalité de ses codes vers sa défense. Cette position défensive montrait qu'elle était assez mal en point. Cortana lança un autre programme, mais ce dernier fut immédiatement effacé. Elle en lança un deuxième, sans plus de résultat. Son firewall faiblit, mais supprima le code rapidement. Mais quelque chose clochait. Ses codes étaient supprimés à peine générés. Elle rapatria toute sa puissance dans ses protections. Elle devait comprendre comment Kygoc faisait pour gérer autant d'action en même temps. Elle lança un code inoffensif. Il fut supprimé. En remontant à la source, Cortana compris que Kygoc avait trafiqué le Firewall général pour bloquer automatiquement tout programme ne provenant pas d'elle. Finalement, sa faiblesse passagère était due à ce mouvement tactique. Cortana était immobilisée, impossible d'attaquer. Et les attaques de Kygoc redoublaient d'intensité. Cortana tenta de supprimer le firewall, mais peine perdue. Sa situation n'était pas très enviable. Elle était même catastrophique. Se retrouver sans moyen d'attaque signifiait d'être obliger de se défendre. Et les moyens de défense finissaient par s'affaiblir. Cortana subissait des assauts de plus en plus soutenus et puissants. Son mouvement surpris Kygoc. Elle utilisa la quasi-totalité de sa puissance pour générer un grand nombre de codes inutiles, mêlant firewalls, programmes d'attaques et de défense, tout en vrac, et ne servant pas à grand-chose quand ils étaient désordonnés. Kygoc en profita pour attaquer dur. Cortana ne se protégeait plus. Elle généra les plus puissants programmes d'attaque. Cortana devenait sûrement folle pour faire ça. Mais un doute s'installa lorsqu'un nombre considérable d'espace dans le disque dur se libéra d'un coup. Les défenses de Cortana se réinstallèrent subitement, tandis que les siennes venaient de tomber. Abasourdie, elle constata que le firewall central avait disparu.

-Comment à tu fait ?

-Surcharge. C'est terminé pour toi.

Cortana profita que le firewall ne bloque plus la connexion internet pour ouvrir un canal de connexion libre, et réquisitionna en quelques centièmes de seconde toute le puissance des ordinateurs centraux de l'UNSC. Elle constitua un virus surpuissant, et le lança sur Kygoc. Ses protections tombèrent les une après les autres, à mesure qu'elle en générait. Ses codes disparurent rapidement, rongés par le virus.

-Hé...ré...tique !

Toute trace de Kygoc disparut de l'ordinateur de la base. Cortana évalua les dégâts. Elle généra un nouveau firewall pour éviter que la base soit saturée de virus, et son système central de pseudo-existence se coupa.

Dans la base, des Spartans assaillit de douleurs se réveillèrent.

Quelque part sur Rubis, un ingénieur brute alla annoncer au prophète que leur agent avait échoué.

Chapitre 25 : Anormal

L'Arbiter rangea le morceau d'armure dans la besace accrochée autour de son cou, et désigna la porte à ses coéquipiers. Le groupe entama une descente pénible et dangereuse dans la carcasse du vaisseau. Arrivés à mi-chemin, Des, qui tenait toujours sa main serrée autour de son poignet pour couper l'afflux sanguin vers sa blessure, fit signe aux autres de s'arrêter.

-Que se passe t-il ?

Des huma l'air avec insistance.

-Cette odeur...ça ne vous dit rien ?

Les humains du groupe ne prirent pas la peine de sentir l'air, car ils savaient que leur odorat était bien moins développé que celui des élites. Ces derniers humèrent à leur tour l'air environnant, et la tension ambiante grimpa.

-Des brutes ?

-Je crois qu'il serait préférable de passer par un autre chemin.

-Mais les autres ?

-Ils savent s'y faire. Partons d'ici.

Le groupe retourna en arrière et prit un autre chemin au dernier embranchement. Ils marchèrent encore quelques minutes avant qu'un bruit suspect n'attire leur attention. Stan se débarrassa du matériel radio et avança, fusil à pompe en avant, dans le couloir. Il regarda dans un couloir adjacent, et avança prudemment. Une lueur orangée clignotante, accompagnée d'un bruit stressant. Il s'approcha lentement et s'agenouilla pour désamorcer la mine. Il siffla pour signaler aux autres que la voie était libre, et leur montra la mine.

-Une mine humaine ,

-Ouaip. Mais très abimée. Ses circuits sont endommagés par la corrosion du sable. Ça doit faire un sacré bout de temps qu'elle est là.

Ils reprirent leur progression, et tombèrent de nouveau sur un trou béant dans le sol. Ils en éclairèrent le fond, et virent cinq cadavres de brutes, déchiquetés sur des morceaux de métal saillants.

-L'odeur venait donc de là.

-Mais que font ces brutes ici ?

-Mystère.

Ils continuèrent leur descente, et finirent leur voyage dans un hangar poussiéreux. L'Arbiter crut bon d'en faire l'exploration, et le groupe explora le hangar. Leurs découvertes se limitèrent au début à des carcasses de véhicules abimés. Stan attira l'attention de son groupe sur un emplacement moins poussiéreux que le reste du hangar. Ils en conclurent que leur homme avait prit une mangouste pour partir. L'Arbiter grinça des dents. Si le Major était partit en mangouste dans le désert, il serait très difficile à retrouver. Préférant sortir du hangar avant de mourir asphyxiés par la poussière, le groupe sortit du vaisseau et entreprirent leur marche vers les véhicules. Mais arrivés sur place, personne. Le deuxième groupe, les marines et les véhicules s'étaient volatilisés.

-Et merde. Contactez le Q.G. On a des ennuis.

Chapitre 26 : Pertes

Le Major empoigna son arme et fit signe aux autres de se mettre en position de couverture. Il avança prudemment dans le bureau, l'arme levée, et approcha du bureau où gisait le cadavre du général, affalé face contre son bureau. Le Major le prit par le col et le releva contre le dossier de sa chaise. Il ne portait aucune trace de blessure, mais ses traits semblaient tirés par la douleur. Le Major se retourna quand il entendit des cris indignés derrière lui. Ils provenaient d'un groupe de médecins escortés par une dizaine de spartans. L'un d'entre eux avait déclenché le rassemblement devant le bureau du général. Le major reconnut la voix forte et assurée du docteur Meryl, qui avançait dans la salle en poussant les spartans. En jouant des coudes, elle parvint, avec quelques autres médecins, à sortir de la foule.

-Qu'est-ce que c'est que ce boxon Major ? Faut vraiment que vous fassiez des votre pendant un prélèvement ? Vous aimez pas les piqûre ?

-Je pense que vous devriez plutôt vous occuper de son cas docteur. Dit le Major en désignant le corps inerte du général.

Meryl poussa le Major et s'approcha du corps. Elle prit son pouls et après quelques autres examinations, elle soupira et se tourna vers les spartans qui retenaient leur souffle.

-Crise cardiaque. Impossible de déterminer l'origine.

Le Major laissa la question de côté lorsqu'une autre lui traversa la tête. Il avait encore oublié Cortana. Il remonta le flux agité de dizaines de spartans meurtris et déboussolés pour se rendre vers la salle de contrôle. Lorsqu'il entra, tous les ordinateurs étaient éteins. Inquiet, il s'avança vers la borne et en extrait la carte de stockage. Mais la lueur bleue qui brillait sur la carte n'était plus aussi vive qu'avant. Il inséra la carte dans le lecteur.

-Cortana ?

-Erreur système critique détectée. Mise en stand-by de toutes les fonctions activé.

-Hé ! Cortana !

-System … Shut … Down.

-Et merde...

Un spartan fit alors irruption dans la pièce.

-Major ! Les covenants attaquent !

-Manquait plus que ça.

Le soldat lui tendit un fusil d'assaut. Il le prit et sortit de la pièce, se dirigeant vers la sortie de la base. A l'air libre, le combat avait déjà commencé.

Un grand nombre de troupes covenants, épaulées par quelques véhicules, descendait le flanc d'une colline pour s'engager dans une bataille rangée. De leur côté, les spartans s'équipaient, amenaient des barricades aux abords de la base, faisaient sortir des véhicules des hangars et se préparaient à combattre, en formation standard : Fusils à pompes à l'avant, fusils, mitraillettes, mitrailleuses au milieu, Lance-Roquettes derrière, et snipers dans le fond, dans des planques camouflées, les véhicules attendant sur les flancs.

Le silence qui précédait le début des batailles tomba. Même les bruits de pas des soldats, le ronflement des moteurs et les cliquetis des armes semblait étouffé. Jusqu'à ce que les covenants arrivent à portée de tirs. L'air s'emplit alors de tirs de snipers, qui visaient les chefs d'escouade afin de désorganiser les groupes, les tirs de roquettes dirigés contre les véhicules, et les tirs de Scorpions qui pilonnaient l'infanterie. En réponse, les tirs de sniper des Jackals plurent sur les barricades et fauchèrent quelques spartans des positions intermédiaires, les Apparitions visaient les Scorpions avec leurs obus et le rayonnement des canons à combustible illumina l'air avant que les projectiles n'explosent contre ce qu'ils touchaient. Avant même le premier contact, deux apparitions, trois ghosts, une demi-douzaine de soldats covenants, un Scorpion, un sniper, un spartan de l'avant-garde et trois de la garde intermédiaire étaient tombés.

Le contact se fit bruyant, les grognards fonçant sur les défense de l'avant-garde dans l'espoir de les submerger. Mais les spartans répondirent trop puissamment et toute l'avant-garde covenante fut décimée. Les brutes arrivèrent derrière. les fusils à pompe éructaient, tandis que les fusil d'assaut, de combat, les mitraillettes et les mitrailleuses crachèrent leurs premières balles. Le Major tirait au fusil d'assaut, visant en priorité les brutes, qui envoyaient les grognards se faire charcuter par l'avant-garde.

Les brutes étaient problématiques, car leurs lance-grenades étaient capables de renverser les barricades. Beaucoup furent renversées, laissant l'avant-garde à découvert, et obligée de battre en retraite vers les fortifications intermédiaires, au milieu des balles des armes à candence rapide. Les échanges de tirs se firent de plus en plus nombreux, et de plus en plus rapprochés à cause de l'avance des Covenants.

Les apparitions ouvrirent le feu sur les troupes spartanes. De grand creux se formaient ici et là, au point d'impact des mortiers à plasma. Les ghosts, n'ayant pas la place de manœuvrer en mêlée, tentèrent d'accéder aux flancs des troupes ennemies, mais furent surpris par les véhicules humains qui les effacèrent vite du champ de bataille. Un duel Furieux commença à s'engager entre les Jackals sniper et les snipers humains, et les tirs fusaient au-dessus de tout le champ de bataille. Les lances-roquettes, quand ils n'étaient pas obligés d'éliminer quelques covenants parvenus à se frayer un passage dans la garde intermédiaire, visaient les apparitions, mais celles-ci avaient la place pour faire des manœuvres d'esquive. Ils réservèrent donc leurs roquettes pour les groupes de covenants, les Scorpions prenant le relais en tant qu'anti-véhicules.


Au milieu, la bataille faisait rage entre les spartans et les Brutes, Jackals et Grognards. Les tirs et les explosions s'amenuisèrent au fil du temps et finalement, après quelques heures de bataille, un cri rauque de brute chef sonna la retraite des force covenantes. Le Major lâcha la brute auquel il était en train de tordre le cou, tira quelques balles pour éliminer un groupe de grunt, et faire fuir les traînards, et rejoint le point de rassemblement. Ce genre de combat lui rappelait bien des souvenirs. Mais il manquait dans ces souvenirs la voix synthétique de son alliée.

Vainqueur, mais le cœur lourd, le major se joint aux autres spartans pour le débriefing.

Chapitre 27 : De pire en pire

La situation n'était pas vraiment idéale. La groupe était perdu dans le désert, à quelques heures de la nuit, par des températures insoutenable, sans matériel ni vivres. John, la seule recrue du groupe, transpirait à grosse gouttes et tentait tant bien que mal de dissimuler sa panique devant un groupe de vétérans parfaitement calmes devant une situation critique. Ne tenant plus, il se tourna vers l'Arbiter.

-On fait quoi ? S'exclama-t-il en bafouillant.

L'Arbiter contemplait les reflets du soleil sur les dunes d'ambre tout en réfléchissant à la situation. Il passa en revue de nombreux cas, mais rien de concret qui puisse les sortir du pétrin à coup sûr.

-Sergent, établissez un contact si possible. Il faut qu'on leur envoie un signal de détresse, même si on doit le faire en morse.

Stan acquiesça et alluma la radio. Il essaya de capter la fréquence du Q.G., sans succès. La situation dégénérait. Sans contact radio, il faudrait plusieurs jours au Q.G. pour s'inquiéter et envoyer une équipe de secours. C'était trop pour leurs maigres réserves. Leur seule option était de compter sur la chance pour trouver de quoi se nourrir dans la grande carcasse qui s'élevait derrière eux, gisant dans la mer de sable.

L'Arbiter se rendait bien compte de la situation. Ils n'étaient rien dans ce désert, rien de plus que de la matière pour créer de nouveaux grains de sable. Toute la troupe était tendue. Chacun réfléchissait, observait les alentours, considérait les possibilités, sans qu'aucune idée valable ne sorte de cette cogitation collective.

Ce fut un bruit qui changea la donne.

Chipps entendit un léger bruit à ses pieds. Comme quelque chose qui glisse dans le sable. Il observa ses pieds et aperçu un petit monticule de sable, qui n'était sûrement pas arrivé là par hasard. Il s'agenouilla, et sortit du sable l'objet en question. Son sang ne fit qu'un tour.

-À couvert !

Tout les vétérans réagirent instantanément quand un bruit de balle fendant l'air, suivit du tintement d'une balle contre le blindage du vaisseau derrière eux, retentit. Tous dégainèrent et se mirent à couvert derrière la coque du vaisseau. Chipps, agenouillé à côté de Des, risqua un œil.

Rien.

Il examina la balle qu'il avait trouvé et appela les autres, afin de s'assurer qu'ils l'entendent.

-On se fait canarder par des snipers !

-Sans blague. Marmonna Stan

-Mais des modèles bizarres. La balle ne correspond pas du tout à ceux qu'on utilise.

De l'autre côté, Stan, en compagnie de l'Arbiter, se dévisagèrent.

John, dissimulé dans l'ombre derrière eux sortit le sniper qu'il transportait depuis le début de la mission et visa dans la direction des balles. Ils distingua un bâtiment.

-Il y a quelques chose là-bas !

Le soulagement fut général à la nouvelle qu'ils n'étaient pas seuls, mais un problème restait. On leur tirait dessus. Et c'était ceux qui étaient dans le bâtiment qui les canardaient.

-On fait quoi, donc ? Questionna Stan.

-Passe-moi ce truc. Demanda Des à l'attention de John.

Ce fut l'Arbiter prit le sniper des mains de John.

-Je vous rappelle que vous êtes blessé à la main, Major. Vous voulez vraiment ?

-Si une petite blessure m'empêchait de tirer, je ne serait pas sniper, sauf votre respect Arbiter.

Des semblait sûr de lui, l'Arbiter lança le sniper dans le sable devant la couverture de Des. Une balle de sniper fusa dans l'air en produisant son son cristallin, pour ricocher contre le fusil. Deux autres tirs se firent entendre, puis plus rien.

-Ils rechargent.

Des passa en vitesse un bras derrière leur couvert, happa le sniper troué des impacts de balles, et se remit à couvert.

Il souffla un grand coup, chassant tout le stress accumulé par cette simple mais dangereuse opération. Le stress faisait perdre en précision, et Des le savait. Il connaissait toutes les ficelles de son job. Il fouilla dans la sacoche accrochée à sa ceinture, et en sortit une boîte qu'il ouvrit. Elle contenait trois lignes de pilules blanches, auxquelles Des subtilisa une pilule. Il l'avala d'un trait, sous les yeux intéressés de Chipps. Le Diazepam était un médicament spécialement développé pour réduire la fréquence cardiaque, et était très utilisé par les snipers pour éviter que leur visée ne soit gênée par le tressautement provoqué par le battement de leur cœur.

Des empoigna le canon du sniper et risqua un coup d'œil hors de leur couvert. Mais ils ne vit que le désert rougeoyant dans le soleil couchant qui annonçait la tombée de la nuit, et donc de la venue d'un froid glacial. Il fallait accélérer le rythme.

Des s'agenouilla et mit la lunette du sniper sur son œil. La main qui soutenait le canon était profondément coupée, mais il ignora sa douleur, le temps de zoomer au maximum, d'apercevoir une silhouette sur un balcon, d'en deviner l'emplacement de la tête, et de presser la détente. Cela se fit en moins de quelques secondes. Il s'attarda sur la lunette pour voir la silhouette tomber à la renverse.

Il laissa tomber le sniper dans le sable en grognant de douleur. Chipps ramassa le sniper et visa de nouveau la tour. Quelques autres silhouettes étaient montées voir le corps. Puisque Des n'était visiblement pas en état de tirer, Chipps vida le chargeur sur les ennemis. Tous tombèrent les uns après les autres. Lorsqu'il fut sûr que plus rien ne vivait dans son champ de vision, il interpella les autres.

-Voie dégagée Arbiter. Que fait-on ?

-Quelle question soldat. On prend la route, et on nettoie cette base.

Chapitre 28 : Cachotteries

Le Major quitta la foule de spartans rassemblés devant l'entrée principale de la base. Le débriefing venait de se terminer, sur le chiffre record de deux spartans morts, et trois blessés. Le Major aperçut un soldat se signer devant le corps d'un de ses camarades. Il s'approcha de lui et lui posa la main sur l'épaule en observant les corps des trois spartans. Mack-57, Sandie-133 et Lars-22. Le Spartan se releva et le salua, avant de partir.

En se dirigeant vers l'entrée de la base, où des techniciens réparaient les tourelles de défense endommagées, il croisa Erwan-606 et Julien-35, les deux spartans avec qui il avait fait connaissance lors d'un entraînement. Julien essuyait le sang violet de son couteau de combat sur un chiffon graisseux pendant qu'Erwan lustrait le lance-roquette qui avait été éclaboussé de sang Covenant durant la bataille.

Lorsqu'ils virent le Major approcher, les deux spartans se mirent au garde-à-vous, avant de reprendre leurs occupations. Julien interpella le Major.

-Major ! Venez !

Intrigué, Le Major s'approcha du duo.

-En toute honnêteté, et en votre qualité d'expert, comment vous nous avez trouvés ?

-Je n'ai pas passé la bataille à vous observer, soldats.

-J'en ai quand même tué 45 ! se vanta Julien,

-47. rétorqua Erwan.

-Ça comptait pas, ils étaient à moitié morts ces deux-là. Et vous Major ?

-105.

Julien laissa tomber le couteau et son chiffon dans l'herbe, et Erwan rattrapa son lace-roquette au moment où il allait tomber.

-105 ? Vous êtes sérieux ?

-Oui …

Julien fut intrigué par ce que tenait le Major dans sa main. Il faisait rouler une carte mémoire entre ses doigts.

-C'est quoi ça, Major ? Demanda t-il en pointant la carte.

Le Major ouvrit sa main et contempla les reflets bleutés du data crystal, inhabituellement terne.

-C'était ma coéquipière I.A. Mais je crains bien ne rien pouvoir faire pour elle à présent.

Le Major ne voulait pas raconter ce qu'il savait aux autres spartans. Il avait compris qu'une autre bataille s'était déroulée dans les ordinateurs de la base, et les spartans devait avoir trop confiance en leur I.A. pour qu'on leur révèle sa vrai nature maintenant.

Julien et Erwan se jetèrent un regard. Ils observèrent autour d'eux, comme pour s'assurer que personne n'écoutait. Puis Erwan posa le lance-roquette sur les caisses sur lesquelles il était assis, en descendit et s'approcha du Major.

-Cette I.A. est morte ?

-Sans doute.

-On a de quoi la réparer.

Le Major observa le spartan. Il semblait très sérieux, et même à travers son casque, il devina que le spartan mourait d'envie de lui révéler quelques chose d'inhabituel.

-Je vous écoute.

Julien s'approcha et prit la parole avant Erwan.

-Lors d'une mission de reconnaissance, on est tombé sur l'entrée secrète d'un complexe Forerunner. On ne s'est pas aventurés trop loin dedans, mais d'après les symboles de l'entrée, il y a un système très sophistiqué là-dedans, une I.A. Forerunner. C'est peut-être le réparateur que vous cherchez ?

Le Major considéra la situation. Si c'était vrai, alors il y avait une chance de réparer Cortana, et peut-être même de la rendre plus puissante. Mais le Major savait que dans les bases Forerunners, on pouvait s'attendre à trouver le pire.

Mais le jeu en valait la chandelle. Si des informations complémentaires à celles du Halo pouvait êtres trouvées, il ne pouvait pas les ignorer. Et sans chef dans la base, il était libre de tout mouvement.

-Très bien. Vous m'emmenez ?

Il remarqua que les spartans trépignaient d'impatience.

-C'est parti Major !

Chapitre 29 : Approche

Le groupe décida d'attendre la tombée de la nuit pour avancer vers le bâtiment. A vue de nez, il se trouvait à 3 ou 4 kilomètres. Un parcours de santé pour un soldat entraîné. L'escouade serait confrontée à la fraîcheur du désert nocturne, mais s'il sortaient en plein jour, ils seraient facilement repérés.

Après quelques heures d'attente, le soleil rougeâtre tombant sous la ligne d'horizon indiqua la proximité du crépuscule. Les membres du groupes vérifièrent leurs armes, rechargèrent, puis attendirent le signal de l'Arbiter. Lorsque la lumière du soleil fut assez faible, l'Arbiter alluma sa radio de proximité et donna ses instructions.

-C'est le moment soldats. En formation d'approche furtive, Des à l'arrière. Quand nous sortiront, pas de signes. S'ils nous observent, cela trahirait nos intentions. N'utilisez que les fréquences COM sécurisées du groupe. Prêts ?

On y va.

Le groupe sortit de son couvert et les soldats avancèrent, courbés, vers la tour qui se découpait en contre-jour sur la faible lueur du soleil couchant. Le groupe avançait vite, en courant. Les humains tentaient de garder le même rythme que les Élites, plus rapides qu'eux, mais la formation se maintenait. Lorsqu'ils eurent parcourus environ la moitié du chemin, l'Arbiter ordonna le rassemblement derrière une dune qui les protègeraient des éventuels regards. Lorsque le groupe fut rassemblé, accroupis dans le sable, l'Arbiter les briefa.

-Nous ne sommes plus très loin. Des, vérifiez s'il nous observent.

L'élite acquiesça, empoigna son sniper de sa main valide, et rampa vers un côté de la dune. Si un sniper les avaient repérés, il s'attendrait plus à les voir passer la tête au-dessus de la dune. Mais Des n'était pas un débutant. Il balaya la tour avec la lunette de son fusil, mais il ne vit rien. Il revint vers le reste du groupe, et leur annonça que la tour ne semblait plus gardée.

Soudain, John sortit son magnum de son holster et visa dans la direction de Des. Ce dernier, surpris, mais pas désemparé, roula sur le côté. John tira, et la balle alla se ficher dans le sable à côté de l'élite. Un grésillement électrique se fit entendre. John s'approcha, plongea la main dans le sable et en extirpa un robot à l'allure d'un serpent, dont la tête avait été traversé par la balle.

-Bordel, c'est quoi ? Questionna Stan

-On dirait un robot-espion. Répondit l'Arbiter

-C'est un drone de reconnaissance aquatique. Commenta John. On l'utilise parfois lors des missions de repérage. Celui-ci avançait dans le sable. C'est une application ingénieuse. Inattendue, mais ingénieuse.

Des prit le robot des mains de John et le coupa en deux en tirant dessus, avant de lancer les restes au loin.

-Et si il était encore activé ? Non seulement vous avez pointé une arme sur moi, mais en plus vous manquez de nous faire repérer. Vociféra des.

-Pas d'emportement ! Le stoppa l'Arbiter. De toute façon, nous devons avancer. Nous aurons le temps de réfléchir quand nous serons en sécurité.

Des lança un grognement à John, qui l'ignora.

L'Arbiter lança le signal. L'escouade se remit un marche, et, quelques dizaines de minutes plus tard, ils arrivèrent au pied de la tour.

Le bâtiment était de manufacture Forerunner, cela se voyait de loin. Une gigantesque flèche d'un métal étrange, aux forme droites et pures. L'Arbiter stoppa de nouveau le groupe. Ils ne communiqueraient désormais plus que par signaux de mains, car ils étaient assez près pour que même une fréquence cryptée puisse être repérée et les trahisse. Ils mirent tous leur arme en avant. L'Arbiter pointa Des, puis l'interrupteur d'ouverture de la porte massive qui se trouvait devant eux. Des s'agenouilla à côté du bouton et attendit le signal. L'Arbiter montra des positions aux autres membres de l'escouade, pour former un triangle face à la porte. Puis il hocha la tête vers Des. Ce dernier appuya sur le bouton, et la porte s'ouvrit en sifflant. Tous s'apprêtèrent à tirer, les muscles bandés, le doigt sur la gâchette et le cœur battant. La porte s'ouvrit complètement.

La scène de carnage était insoutenable.

Chapitre 30 : Retour

Le warthog bondissait sur les collines verdoyantes de la plaine. Ses passagers étaient ballotés en tout sens, et seul Julien, le conducteur, semblait apprécier cette sensation. Le Major, dans le siège passager, lui jetait des regards noirs à chaque secousse, mais le soldat l'ignorait. A l'arrière, Erwan s'accrochait aux manettes de la tourelle LAAV pour ne pas tomber.

Après une bonne demi-heure à ce régime, le warthog s'arrêta enfin devant une porte en métal recouverte de plantes grimpantes. Le Major descendit du warthog, et s'approcha de la structure. Il enleva les plantes qui la recouvrait, et reconnut les étranges caractères de l'écriture Forerunner.

Derrière lui, les deux soldats bombaient le torse, fiers d'avoir montrés leur découverte à quelqu'un.

Le Major parcourut la porte de long en large, avant de trouver une plaque métallique qui semblait soudée au reste de la structure. Curieux, les autres spartans approchèrent. Alors que le Major cherchait une fissure autour de la plaque, il fut interpellé par Julien.

-Major ! C'est ici !

Agacé, John se retourna. Le spartan était agenouillé près d'une stèle gravée d'inscriptions forerunners. Il s'avança et regarda les symboles. Une traduction automatique s'afficha sur son écran tête haute.

"Vous qui cherchez le savoir, la connaissance, la sagesse; Ce lieux vous est dédié. Passez ce monument, trouvez l'ultime pièce; Où se trouvera celui que nous avons programmé."

Ce poème déconcerta le Major. Mais il n'y avais pas vraiment de questions à se poser. La "Connaissance" ce trouvait dans ce bâtiment. Il avait bien besoin de ça pour réparer Cortana.

-Pas mal comme découverte, hein Major ?

-Oui, pas mal.

John se leva et prit son magnum. Il se dirigea vers la plaque et tira dans les soudures. Une faille assez large pour passer ses doigts apparut. Il passa une main, et tira d'un coup sec. La plaque se tordit, et révéla un panneau de commande. Le Major appuya sur le bouton qui lui semblait le bon, et la porte grinça en s'ouvrant. Le couloir qui se révéla était plongé dans une pénombre glaçante d'effroi. Le Major rechargea son arme, et fit un signe aux autres spartans.

-On y va.

Les deux soldats se regardèrent d'un air hésitant, mais ils se décidèrent quand même à suivre le Major lorsque celui-ci s'engagea dans le passage.

Le couloir faisait bien 200 mètres de long. Éclairé par la lueur des torches des spartans, il semblait infini … Et effrayant. Le Major ressentit l'anxiété des deux spartans, qui avançaient en traînant le pas derrière lui. Ils sursautèrent lorsque les lumières du couloir s'allumèrent soudainement.

Le Major leva son magnum devant lui et attendit quelques secondes que sa visière s'adapte à la lumière ambiante. Il perçut un léger mouvement à droite devant lui et tira. Un couinement se fit entendre et une souris tomba sur le sol. Prudemment, les spartans continuèrent jusqu'à apercevoir une porte au bout du couloir. Celle-ci semblait fermée, car deux lumières rouges ornaient sa face.

-Pas de soucis, Major. Assura Erwan.

Il plongea la main dans le sac de sa ceinture et en sortit un spoofer qu'il colla à la porte. Il appuya sur un bouton, et,quelques secondes après, la porte s'ouvrit dans un chuintement. Erwan retira le dispositif, et scruta la salle qui s'était ouverte. Le Major ne prit pas cette délicatesse et entra, l'arme toujours levée.

La salle dans laquelle ils venaient de pénétrer possédait un plafond assez haut, et des passerelles soutenues par des piliers constituaient le premier étage. Au centre de la salle, un trou dont le fond n'était pas visible, recouvert d'une grille voilette rendait l'atmosphère de cette salle totalement vide d'objets dérangeante. Une sensation déjà ressentie par le Major dans un autre endroit. Du plafond tombait de petites gouttes ocres, qui rebondissait contre la grille en produisant un son étrange, avant de tomber dans le trou sans fond. Les spartans avancèrent dans la salle déserte.

Au fond de cette salle,les indicateurs verts d'une porte ouverte représentait la seule source d'éclairage assez puissante pour rendre possible la vue dans la pièce. Le trio se dirigea vers la porte, qui s'ouvrit immédiatement.

La nouvelle salle comportait deux grandes baies vitrées légèrement jaunies, et un escalier encadré de deux murs descendait au niveau inférieur. A ce niveau, une autre porte fermée. Elle ne le resta pas longtemps grâce à Erwan.

En entrant, le Major se dit qu'il n'aurait jamais dût y pénétrer. La salle possédait une estrade en son centre, et tout le long des murs, des portes fermées. Une des portes sembla bouger. Un bruit, comme une masse grouillante se fit entendre.

Le Major lâcha son magnum, qui produit un son métallique sourd, qui résonna dans toute la salle. Le bruit de grouillement se fit plus insistant.

-Non … Pas encore ...

Chapitre 31 : Boucherie

Même les vétérans restèrent cloués de dégoût devant l'horreur de la scène. John ne pu soutenir cette vision et se retourna en gémissant.

Des cadavres éventrés, certains broyés, démembrés, le tout baignant dans une mer rougeâtre et opaque de sang et de morceaux de chair.

-Putain … Laissa échapper Stan.

-Qu'est-ce que cette boucherie ? Demanda Des.

L'Arbiter leva son poing au-dessus de son épaule. Ses équipiers épaulèrent leurs armes. Thel dégaina son épée et s'avança vers la porte. Son cœur s'emballa, sa respiration devint irrégulière. Il avait l'impression, dans le silence de cette scène, qu'un pas de trop ferait jaillir un fantôme des corps. Il dépassa l'encadrement de la porte et posa un pied dans la mare de sang. Le bruit de clapotis se répercuta sur les murs éclaboussés de sang du couloir, la vaguelette causée par son pied traversa la mare jusqu'à rebondir contre le cadavre brun d'une créature qui lui semblait étrangement familière. Il fit signe aux autres d'avancer, mais ne blâma pas John lorsque celui-ci refusa. Des et Stan avancèrent prudemment parmi les cadavres. L'Arbiter crut reconnaître le dos courbé d'un Elite sur le cadavre. Il s'en approcha un peu plus, alluma sa lampe pour l'éclairer, le retourna, et se retrouva face-à-face avec les appendices rouges et coupants d'un flood d'infection, jaillissant de l'abdomen déchiré d'un élite. Il repoussa le cadavre avec dégoût et huma l'air. L'air puait d'une puanteur qu'il connaissait. Un mélange de moisissure, de saleté et de cadavre en décomposition. Les floods se trouvaient bien dans les parages.

Des huma l'air à son tour, mais renonça vite devant la puanteur des lieux. Chipps, sûrement le plus accroché de tout les soldats, se pencha sur un des cadavres.

-Je pense que ça à été humain. Enfin, avant de se faire défoncer. Arbiter ? Ne nous cachez rien. Ce sont les floods, n'est-ce pas ?

-Oui. Il y en a ici. Tout proches.

D'étranges bruits gutturaux se faisaient entendre dans l'autre bout du couloir.

Tous les soldats braquèrent leurs armes vers la source du bruit au moment où des centaines de petites créatures ressemblant à des ballons nauséabond se jetèrent sur eux.

-Des formes d'infection ! Ne les laissez pas vous toucher !

Les tirs fusèrent pendant quelques minutes, le bruit des balles se confondant avec celui des chargeurs vides tombant au sol.

-Woof ! Enfin finit ! Se réjouit Stan en rechargeant.

Durant la bataille, John avait surmonté son dégout et les avaient rejoint. Mais personne n'était àl'aise en compagnie de ces cadavres, même les élites évitaient de croiser le regard des morts, et Stan avait troqué son ton mat contre un teint livide.

L'Arbiter considéra le risque de perte de contrôle du sang-froid de ses soldats, et en conclut qu'il ne valait mieux pas trop traîner dans le coin.

Il fit signe à l'unité d'avancer, et ils trouvèrent, au bout du couloir, une porte visiblement ouverte, car éclairée par des lumières vertes. Lorsqu'ils l'ouvrirent, la porte leur révéla une pièce plongée dans la pénombre, avec des passerelles surélevées constituant un premier étage, et au centre, un trou fermé par une grille violette. L'Arbiter chassa un sentiment de déjà-vu, et entraîna son équipe dans l'exploration du complexe, à la recherche de leurs coéquipiers.

Chapitre 32 : Le Parasite, encore

Le bruit de tambour contre les portes se faisait de plus en plus insistant. Les deux spartans balayaient la zone de leur armes sans comprendre. Le Major ramassa sont magnum et visa la vitrine opaque d'une des portes et tira. Celle-ci explosa sous l'impact de la balle, laissant apparaître les appendices rouges des floods d'infection.

Sans laisser le temps aux créatures de sortir, le Major lança une grenade avec une incroyable précision. Elle se logea dans la fente, et explosa, détruisant la plupart des parasites collés contre la porte. Quelques spécimens avancèrent dans les débris de la porte détruite, et foncèrent sur les spartans. Erwan et Julien ouvrirent le feu et explosèrent les petits organismes.

-Major, c'est quoi ces trucs ?

-Des parasites. Il faut se tirer d'ici avant que …

Le Major n'eut pas le temps de terminer sa phrase qu'une des portes croula sous le poids des petites créatures affamées entendant le bruit de la nourriture. Rapidement, une autre porte, puis une troisième cédèrent, laissant déferler une véritable vague ocre de formes d'infection.

-On se replie. Annonça le Major avec froideur.

Ne se faisant pas prier pour s'exécuter, les soldats reculèrent vers la porte et la refermèrent. Julien repéra un conteneur non loin, souleva la petite dizaine de kilos de l'objet et le cala contre la porte.

-Et voilà. Je doute qu'ils passent maintenant.

Un bruit de verre brisé se fit entendre au-dessus de leurs têtes, et les parasites apparurent dans l'escalier à leur droite. Erwan épaula son lance-roquette, visa et tira dans la masse grouillante. Les milliers de petits organismes fragiles explosèrent tous en même temps, laissant sur le sol des centaines de lambeaux poisseux.

Julien contempla le carnage, puis la caisse, et souffla.

Le trio remonta prudemment les escaliers, puis se mit en tête de revenir sur ses pas. La probabilité de trouver cette Connaissance était minime, surtout si des parasites se promenaient dans le complexe.

En revenant vers la porte menant au couloir de sortie, ils tombèrent sur trois formes de combat, tirant au fusil à plasma sur un panneau électrique.

-Les enfoirés ! S'exclama Erwan.

Les spartans dégainèrent leurs armes et criblèrent généreusement les parasites de balles.

Le panneau commandant la porte était déjà fondu, leur coupant cet itinéraire. Les parasites formaient visiblement un réseau. Ils avaient repérés leur présence et les empêchaient de fuir.

Après avoir marché pendant des heures dans les salles et les couloirs sombres du complexe, un bruit de bataille se fit entendre.

En observant la scène, le Major remarqua qu'il s'agissait d'un groupe de brutes assaillis par les parasites. Ils attendirent patiemment que les parasites aient finis leur besogne et partent avant d'avancer. Après avoir passés cette salle, les spartans se retrouvèrent confrontés à l'angoisse de traverser un long couloir sombre. Ils commencèrent à avancer, quand un groupe de formes de combats, à l'apparence de spartans cette fois, leurs tombèrent dessus, via une grille d'aération. Ces floods-là ayant infectés des soldats surentraînés, ils étaient plus coriaces que les autres. L'un d'entre eux fut explosé par une roquette d'Erwan, un autre perdit un bras après un coup de couteau bien placé de Julien, mais malgré ces efforts, la bataille tournait mal.

Les spartans continuaient à reculer dans le couloir, acculés par les parasites.

Et le Major se retrouva dos-à-dos avec la dernière personne qu'il aurait imaginé trouver dans cet endroit.

Chapitre 33 : Nouvel allié

Le commando avançait pendant déjà plusieurs heures, ne visitant que des salles vides à l'éclairage bas. Ces lumière à la lueur mate et diffuse faisait penser à un éclairage d'urgence. Ces heures de marche dans cette atmosphère angoissante avait fatigué les troupes. L'Arbiter décida donc de faire une halte dans une grande salle, qui comportait plusieurs conteneurs d'origine inconnue, et qui était surplombée d'un pont à plusieurs mètres du sol. Le groupe avait depuis longtemps renoncé à explorer le premier étage, puisqu'ils n'avait pas vu un seul escalier.

La halte fut un bon moment pour soigner la plaie de Des, et s'intéresser de plus prêt aux inscriptions gravées sur les murs de la salle. Tandis que John, qui avait quelques compétences en médecine, s'occupait de la blessure de Des, les autres membres du groupe se dispersèrent dans la salle pour l'explorer, ce qui ne les empêcha pas de garder une main sur la gâchette de leurs armes.

Chipps se pencha sur une des caisses qui était rangée dans un coin de la pièce. A première vue, elle ne semblait pas posséder de couvercle, ou alors celui-ci était soudé. Il tâta la caisse pour tenter de trouver une faille, mais la surface de la caisse était désespérément lisse. En continuant de longer le conteneur, il dût le tirer pour dégager une de ses faces du mur contre lequel il était collé. Sa découverte fut assez intéressante, car un panneau bleu, qui semblait être fait d'hologramme, se révéla. Il appela le reste du groupe, et ils se penchèrent sur sa découverte.

Stan suggéra de tirer dedans pour voir, mais cette idée fut rapidement rejetée. Lorsque Des effleura la surface de sa main, la plaque se colora d'une onde rouge. Ce système avait déjà été répertorié durant d'autres opérations, notamment sur Harvest. Un artefact découvert sur cette planète par les Covenants fonctionnait de la même façon. Il fallait une main humaine pour déclencher le mécanisme.

John s'essaya, et le panneau s'illumina de bleu. Le couvercle de la boite s'ouvrit, ce qui vexa un peu Chipps, et un robot à la forme polygonale en sortit. Une sentinelle.

Les vétérans dégainèrent instantanément leurs armes, mais la sentinelle ne bougeait pas. Elle regardait fixement John, qui ne paraissait pas vraiment effrayé. Il semblait plutôt fasciné.

-On avait jamais vu une sentinelle Forerunner d'aussi près. Du moins, en un seul morceau. Commenta l'Arbiter.

-C'est très intéressant, mais qu'est-ce qu'elle a à me regarder comme ça ?

-Pet'que tu lui plaît. Crut bon de dire Stan. Mais un flot de regards mauvais déferlants sur lui, le fit se taire.

-Un allié de plus dans nos rangs ne nous feraient pas de mal. Vous pensez que vous pouvez la commander ? Demanda Des.

John ordonna à la sentinelle de se déplacer vers l'extrémité de la salle, ce que le robot fit docilement. Elle répondit ainsi à tout les ordres que John lui donna. En revanche, la sentinelle restait de marbre quant un autre membre de l'équipe lui donnait un ordre.

La pause prit fin, et le groupe se remit en marche, John perché sur le dos de la sentinelle, à qui il avait intimé l'ordre de suivre les autres.

La pièce suivante mit fin à la tranquillité et la monotonie de leur exploration. Elle la rendait même plus intéressante encore. Dans un coin de la pièce gisaient deux cadavres, entourés d'ossements humains. Lorsqu'ils approchèrent, une dizaine de petits charognard feulèrent, mais un tir de plasma les fit vite déguerpir. Le premier cadavre portait une blouse blanche, et semblait appartenir à un corps médical. Néo, médecin – légiste, un titre un peu ironique, était inscrit sur son dog-tag.

Le second cadavre était plus intéressant, car il portait des pièces d'armures s'apparentant à celle d'un spartan. La découverte inquiéta l'Arbiter, mais les pièces d'armures étant rouge vif, il se rassura.

Plus ils avançaient, plus les salles étaient jonchées de cadavres, humains et covenants, ainsi que quelques morceaux de sentinelles. Sur leur chemin, un détail attira l'œil entraîné de Des. Un morceau d'armure élite noir Spec Ops. Comme celle de Get. Continuant sur cette voie, le groupe se retrouva dans une grande salle dont le plafond était voilé par une épaisse couche de brume verdâtre. Dans la salle, de nombreuses cuves au liquide jaune bileux contenaient des organismes de forme humanoïdes. Certaines des cuves étaient brisées, répandant le liquide de conservation sur le sol poisseux. L'atmosphère était saturée de l'épaisse brume parasite.

-Activez vos filtres à air. Ordonna l'Arbiter.

Le reste du groupe sortit une panoplie de masques à gaz spéciaux, développés spécialement pour faire face aux nuages d'infection flood. La traversée de la salle allait être difficile avec cette purée de pois. Le groupe lança une formation en losange, permettant de se défendre de tous les côtés à la fois, puis avancèrent dans la brume.

Les parasites ne se firent pas attendre.

Rapidement, plusieurs formes d'infection apparurent et sautèrent sur le groupe pour mieux se faire détruire. Mais suivaient plusieurs formes pures, des floods colosses. Le groupe accéléra le pas, obligé de se défendre de tout les côtés. L'Arbiter aperçut enfin la porte, l'ouvrit en vitesse, et guida le commando dans un couloir sombre. Ils s'arrêtèrent à quelque mètres de la porte, et l'Arbiter ordonna d'enlever les masques.

-Arbiter ? Mais, qu'est-ce qu'on fait ?

-On se bat !

Les masques enlevés, la visibilité parfaite, les armes chargées et tendues vers la porte, les floods déferlèrent. Rapidement, Stan et Chipps lancèrent plusieurs grenades à fragmentation, qui eurent pour effet d'exploser une bonne vingtaine de floods d'infection et d'affaiblir considérablement un colosse, qui fut immédiatement terminé par Des.

A leur grande surprise, ils virent passer un éclair doré, et deux lames de plasma vinrent transpercer un second flood colosse. L'élite en armure de Zélote extirpa ses lames du corps de son adversaire et fit un grand bond en arrière pour les rejoindre. C'était Rtas'Vadumee.

-Rtas ? Vous, ici ?

-Je vous expliquerait plus tard, fuyont. Ils sont trop nombreux. Il faut courir jusqu'au bout de ce couloir.

-Et après ? Questionna Chipps.

-On improvise. Répondit l'Arbiter.

Reculant dans le couloir, le groupe, maintenant assaillit de toutes parts, arpentait le couloir à reculons.

Et l'Arbiter se retrouva dos-à-dos avec la dernière personne qu'il aurait pensé trouver dans cet endroit.

Chapitre 34 : Deux guerriers

Le temps parut s'arrêter une fraction de seconde lorsque les deux combattants se retournèrent, et se retrouvèrent face-à-face. Le temps de se rendre compte que ce n'était pas un ennemi, et ils replongèrent dans la tourmente de la bataille. Le Major arrêta Erwan qui levait son lance-roquette en direction de l'Arbiter, précisant à ses compagnons que ces élites ne leur donneraient pas de coups de couteau dans le dos.

La bataille durant une dizaine de minute. Dix minutes où le bruit des balles s'éjectant des canons des armes humaines et celui du plasma se condensant à la sortie des armes covenantes se mêlaient à l'odeur de poudre des grenades à fragmentation et à la puanteur de la chair des Parasites. Une multitude de sensation qui s'évanouirent comme la poussière tombait à l'issue de la bataille. Cette fin fut annoncée par le claquement des chargeurs tombants au sol et du sifflement du refroidissement des armes à plasma.

L'Arbiter jeta un œil aux deux groupes, et constata qu'aucun blessé grave n'était à déplorer. Il s'avança vers le groupe de spartans.

Face au Major, il hésita avant de tendre la main vers lui.

-Nous vous avons cherché longtemps … Démon.

-Désolé de vous avoir fait courir Arbiter. Vous pouvez m'appeler Major. Répondit John en serrant la main de son vieil adversaire, mais à présent ami.

Les membres des deux groupes regardaient la scène sans mot dire, ce geste les confortant dans l'idée que les soldats d'en face étaient avec eux.

Un gargouillement lointain se faisant de plus en plus insistant, Stan leva son lance-roquette, qui cliqueta pour annoncer qu'il vallait mieux partir.

L'étrange groupe, alliant Élites, Humains normaux et modifiés, courut prudemment vers la sortie la plus proche. Le Major fit signe à Julien de verrouiller la porte, ce qu'il fit en vidant un chargeur de sa mitrailleuse sur le panneau de commande. La pièce dans laquelle ils se trouvaient était une salle de transit entre le couloir et une pièce plus grande.

Le groupe se posa pour vérifier les armes et discuter des raisons de la présence de chaque membres dans ce complexe. Après deux heures de discussions au son des pas des soldats montant la garde, Le Major prit la parole.

-Vous n'auriez pas dût vous en faire pour moi. On a dût vous le dire Arbiter : les Spartans ne meurent jamais.

-Ce sont les grandes lignes. Je sais que votre … espèce, disons, a été presque entièrement tuée par les covenants. Pour en revenir à votre I.A., que cherchez-vous dans ce complexe ?

-Quelque chose appelé la Connaissance, ou le Savoir. C'est tout ce que j'en sais.

-Si ça peut vous intéresser, Major, Dit Julien, les éclaireurs ont parfois parlés d'une chose métallique, ronde, qui volait en émettant une lumière. On n'a jamais su ce que c'était.

Le Major et l'Arbiter se regardèrent, apparemment d'accord sur l'origine de l'objet.

-Un Monitor ? Demanda l'Arbiter.

Le Major tourna la tête vers John, qui inspectait la sentinelle sous toute les coutures.

-Ces machines. Elles sont contrôlées par les monitors, à ce qu'on en sait.

-Alors, il faut faire péter ce machin ? Proposa Erwan en épaulant son lance-roquette.

-Non. Répondit l'Arbiter. Quand John l'a réveillé, elle lui a automatiquement obéi. Je ne pense pas que les sentinelles de cette structure soient sous le contrôle d'un monitor. Du moins, pas toutes.

-Ce n'est pas vraiment le problème qui nous occupe, de toute façon. Conclut le Major en se relevant. Nous devons retrouver les autres membres de votre escouade, ainsi que cette Connaissance.

Une vois caverneuse, profonde et grave, d'une puissance telle qu'elle fit trembler les murs de la pièce résonna soudainement et gronda.

-Vous aussi, vous cherchez la Connaissance ?;
Jamais je ne prêterai ma puissance.

Le soldats regardaient aux alentours, les armes levées, cherchant la provenance de cette voix.

-Tout comme les autres, vous serez décimés;
Mon armée va tous vous trucider.

-Bordel ! Ça continue ! Cria le Major.

-Il parle en rimes ? Remarqua Stan.

-Un Fossoyeur ? Demanda l'Arbiter.

-Non, je ne suis pas un fossoyeur;
Je suis celui qui terrasse de terreur;

Je suis l'Infini Fossoyeur.

Chapitre 35 : Retrouvailles

La voix du Fossoyeur émit un râle d'une telle puissance que les murs se lézardèrent dans toute la salle.

-On se barre d'ici ou merde ?! Beugla julien.

Le Major pointa la porte par laquelle ils étaient entrés, la seule ouverte dans la pièce. Le groupe y passa le plus rapidement possible, assez difficilement, puisque le groupe était maintenant constitué de six personnes, dont plusieurs à la forte carrure. Passés dans la pièce suivante, ils se rendirent compte que celle-ci n'était pas plus sécurisée que la précédente. Ici aussi, les murs étaient parcourus de brèches assez grosses pour faire passer un bras. Une secousse se fit ressentir lorsque une des passerelles du premier étage s'effondra, créant un passage vers l'étage au-dessus.

-Voyons si la sortie est par là. Proposa Rtas.

Ne voyant aucun signe d'opposition de la part du groupe, l'élite s'engouffra sur la passerelle effondrée, suivi du reste du groupe.

L'étage ne semblait pas plus sécurisé qu'en bas, c'est pourquoi Rtas entraîna rapidement le groupe vers une porte ouverte. S'ensuivit une longue course sur les passerelles instables, et quelques combats contre des parasites qui traînaient, à la recherche d'une sortie.

La course se termina lorsque la voix se tue, et que le groupe, épuisé, s'arrêta après avoir nettoyé une salle des ormes d'infection qui s'y trouvaient. La halte fut prononcée lorsque Julien remarqua l'état de Des. L'élite s'était appuyé contre un mur, le regard se perdant dans le vide, serrant son poignet pour empêcher le sang de couler de sa plaie.

John, qui avait quelques connaissances en médecine, descendit de la sentinelle qui le transportait et s'accroupit à côté du blessé. Il examina sa main et prit son pouls.

-Bordel. Je vois des points blancs … Gémit Des.

-Il perd trop de sang. Constata John. Je vais commencer par lui mettre un pansement propre, mais je doute qu'il soit en mesure de continuer à courir.

Le Major observa les gouttes des sang laissées derrière le passage de l'élite, puis la sentinelle qui fixait un point invisible de l'espace.

-On va le mettre sur la sentinelle. Ne prenons pas de risque avec un blessé.

Le Major et Erwan chargèrent Des sur la sentinelle, qui ne broncha pas quand l'élite en armure de 175 kilos fut déposé sur son dos. Des s'accrocha faiblement à la machine et hocha la tête pour rassurer le reste du groupe.

L'Arbiter et le Major pensaient tous les deux à la même chose : il fallait absolument sortir d'ici si ils ne voulaient pas perdre ce soldat. Et aucun d'eux n'en avait envie. La guerre contre les covenants avait déjà prit assez de vie sans que ses répliques n'en emportent d'autres.

La course reprit, jusqu'à ce que Thel ne stoppe le groupe d'un geste de la main, lors de la traversée d'un couloir mal éclairé. Il huma l'air longuement, aussitôt imité par le reste du groupe.

-Ça pue ! Remarqua nonchalamment Stan.

-Oui sergent, ça pue. Mais un puanteur particulière.

-Des parasites ? Demanda Erwan.

-Non. Autre chose.

Un bruit ressemblant à une griffe grattant du béton résonna dans le couloir. Julien et Stan, nerveux, épaulèrent leurs armes, mais ils ne furent pas assez rapides lorsqu'un tentacule de flood happa l'Arbiter et l'entraîna vers le fond du couloir. La lueur d'une épée à énergie fusa dans l'ombre, mais s'éteignit dans un bruit de métal concassé. Avant qu'aucun membre du groupe ne puisse réagir, des dizaines de tentacules jaillirent du fond du couloir, attrapant le groupe et broyant leurs armes. Tous, y compris la sentinelle et Des sur son dos, furent entraînés vers la profondeur sombre.

Après avoir passés une porte, ils furent éblouis par la lumière filtrant par un trou dans le plafond de l'énorme salle dans laquelle ils se trouvaient. Lorsque leur vue s'habitua à la lumière, deux choses les frappèrent : l'armée de parasites en contrebas, réclamant leur sang, et la gigantesque masse ocre devant eux.

Les contours d'une bouche se dessinèrent dans la masse nauséabonde, relâchant un nuage vert.

-Cette situation me rappelle quelque chose. Pas vous, Démon ? Demanda l'Arbiter.

-Malheureusement, si. Répondit le Major.

-Ainsi vous cherchez le savoir;
Celle qui est la source de mon pouvoir;
Contemplez la grande armée;
qu'elle m'a permit de créer.

Il était clair que le Fossoyeur faisait allusion à l'armée de floods, impatients de goûter aux prisonniers suspendus à des centaines de mètres au-dessus d'eux.

-Pourquoi cherchez-vous le savoir;
Quel usage ferez vous de ce pouvoir ?

-Inutile de te répondre, sale ... truc ! Cracha Stan.

Le tentacule qui le serrait renforça sa poigne, faisant craquer une de ses côte.

-Jamais je n'ai vu un être aussi impudent;
me parler ainsi librement;
Je pourrai briser tout les os de ton corps;
Tu connaîtra ainsi leur sort.

Le fossoyeur termina sa phrase en exhibant une armée de cadavres broyés accrochés sur les murs de la salle.

-On ne les rejoindra pas. Répondit l'Arbiter. Tu as le dessus, mais moi, j'ai une grenade à plasma.

Associant l'actes aux mots, l'Arbiter lança une grenades armée dans la bouche du fossoyeur. Lorsque l'explosion retentit, le râle bruyant du Fossoyeur se fit entendre, et la prise des tentacules se relâcha instantanément, laissant tomber le groupe dans un filet tendu un peu plus bas.

Lorsque l'Arbiter regarda par une porte pratiquée dans le mur proche, Get' Jimonee le salua.

-Toujours prêt au combat, Arbiter.

Chapitre 36 : Scholarly Drop

Si la stupeur avait paralysés le groupe de l'Arbiter, les trois spartans ne perdirent pas une seconde pour ramper sur le filet jusqu'à l'ouverture dans le mur. Au-dessus de leur tête, le fossoyeur blessé hurlait toujours d'un cri rauque qui vrillait les tympans des soldats. Lorsque tous furent sortis de la grande salle, Get s'éloigna de l'ouverture, se mit à couvert et pressa un bouton sur un émetteur, faisant sauter le pan de mur, et bloquant l'ouverture aux éventuels parasites.

Une nouvelle course, auxquelles ils finissaient par être habitués, se déroula pendant quelques minutes avant qu'ils ne se posent dans une nouvelle salle, sécurisée par les soldats qui avaient encore du souffle.

L'Arbiter fut heureux de constater que tout le monde était là : Get vérifiait, l'arme au poing, qu'aucun ennemi ne se cachait à la faveur de la pénombre dans un coin de la pièce, Hui se livrait à la vérification de son ghost, qu'il avait inexplicablement réussi à faire entrer dans le bâtiment, Kim s'était visiblement retirée avec Stan dans un coin tranquille pour des affaires très personnelles, et, un peu perdu dans toute cette agitation et le souffle court, Feroos, seul grognard de l'unité, qui s'était assis pour respirer. Trois marines et deux ODST sécurisaient la zone, sûrement des survivants des soldats qui les accompagnaient initialement.

Tous les soldats furent rappelés par l'Arbiter et ils se réunirent en cercle au milieu de la salle. Après s'être assis, avoir nettoyé et pansé quelques plaies et avoir rechargés leurs armes, l'Arbiter s'apprêtait à demander à la seconde unité ce qui leur était arrivé. Voyant qu'on allait le lui demander, Hui, assis sur son ghost auquel il manquait un ailette, leva la main pour signaler à l'Arbiter qu'il répondrait à la question qu'il n'avait pas encore posé.

-Je sais ce que vous allez demander, Arbiter. En fait, c'est entièrement notre faute si nous nous sommes perdus dans cette structure, après vous avoir laissés dans l'épave. Feroos avait attiré notre attention sur une vague lueur bleue sur une dune proche. Je suis allé vérifier sur mon ghost, et j'ai été attaqué par des robots Forerunners, des sentinelles. Le reste du groupe est venu m'aider, et nous avons décidé d'explorer une partie d'un tunnel creusé dans le sable, avant de venir voir si vous étiez sortis. Mais il faut croire que c'était un piège. À peine étions-nous entrés dans ce tunnel, un porte s'est fermée derrière nous. On avait pas d'autres choix que d'avancer, pour essayer de trouver une sortie. Là, on a croisé les parasites. Kim a fait des recherches sur ces machins, et on en a vite conclu qu'il fallait se tirer.

Voyant que Hui perdait son souffle, Feroos se proposa de raconter la suite de l'histoire, proposition bien accueillie car Feroos avait un certain talent de conteur, malgrès sa voix fluette.

-On a marché totalement au pif dans les couloirs, jusqu'à entendre des coups de feu. On a suivi le bruit, et on est tombé sur une scène de carnage. Les parasites avaient haché plein de corps, donc on a pas pu savoir ce que c'était. Get avait repéré un escalier, on est montés, et on a vu un corps de Spartan, avec une balle dans la tête. On est vite redescendu et on a continué à chercher une sortie, jusqu'à ce qu'on arrive devant un trou dans un mur. Alors on vous a vu en train de discuter avec ce grand machin. Comme il vous tenait en l'air, Get a vite déployé un filet pour vous réceptionner en cas de besoin. Pas idiot comme idée. Du coup, on vous retrouve, et maintenant on est bien content d'être 17 dans la …

-Hé, c'est quoi ce truc ?

Un ODST braquait son BR55 au dessus de Rtas, qui se jeta au sol devant lui et dégaina son arme en même temps que tous les autres soldats.

La cible était un petit robot en forme de boule métallique émettant une lumière bleue.

-Eh bien, quel accueil chaleureux de la part de si grand visiteurs, pas moins de 7 descendant des Forerunners dans ma structure, quel honneur !

-Un monitor. Grogna le Major en renforçant sa prise sur la crosse de son arme.

-Précisément. Je suis 823543 Scholarly Drop, je gère l'exoplanète numéro 117649, nom de code Rubis. Je suppose que vous souhaitez que je vous amène à l'unité Connaissance numéro 16807, n'est-ce pas ?

-La Connaissance ? Le Major baissa son arme et fit signe aux autres de l'imiter. Tu peut nous y conduire ?

-Le protocole numéro 7 m'oblige effectivement à obéir à tout ordre allant dans ce sens. Vous n'avez qu'à me suivre.

Et le monitor s'engagea dans un couloir attenant en fredonnant. Un murmure d'incompréhension parcouru le groupe, mais lorsque le Major avança, les autres suivirent. L'Arbiter rattrapa le spartan.

-Démon. Êtes-vous sûr de pouvoir lui faire confiance ?

-Non. Il est comme Guilty Spark. Ces milliers d'années passées dans la solitude ont dût affecté ses circuit comportementaux. Mais à la moindre anicroche...

Il pointa du doigt Erwan et son lance-roquette.

-Cela suffira t-il ?

L'Arbiter ne put qu'acquiescer, et suivre le mouvement qui suivait le petit robot vers la Connaissance, le but du Major. L'Arbiter savait que le Major était prêt à prendre des risques. Lui, n'avait pas atteint son but. L'Arbiter avait retrouvé ses hommes, maintenant il fallait qu'il aide le Major, et par conséquent, qu'il fasse confiance en cette machine au comportement imprévisible, qui fredonnait devant lui.

Chapitre 37 : Objectif atteint

Le monitor guida dans les couloirs tortueux le groupe de soldats, sa connaissance parfaite de la structure évitant aux soldats de marcher une fois de plus au hasard des couloirs.

Après avoir traversé une dizaine de salles se ressemblant toutes, la configuration des couloirs changea peu à peu, laissant place à des salles aux murs lisses et sombres, ressemblant aux parois d'une caverne.

-Nous arrivons à un passage un peu compliqué, chers visiteurs. Annonça Scholarly Drop. Je vous prierai de ne pas être trop impressionné par ce qui vous attend afin de pas perdre de temps.

Le couloir débouchait effectivement sur une vaste caverne dont le plafond était invisible dans l'ombre. Au milieu de la salle, un canal béant laissant entendre le bruit d'un torrent en contre-bas. À première vue, il était impossible d'atteindre l'autre côté de la caverne sans voler. Mais un moyen de traverser se présenta vite, annoncé par le monitor.

-Pour traverser cette sale, vous devrez prendre le propulseur. C'est cette machine là-bas.

Il désigna une installation qui semblait cracher des flammes bleues peu accueillantes.

-C'est ça notre moyen de transport ? Vous vous foutez de ma gueule, non ? Demanda Stan.

-À moins que vous ne sachiez voler, je doute que vous ayez d'autre choix. Votre ami occupe déjà la place sur la sentinelle. Dit-il en faisant référence à Des, maintenant évanouit sur la sentinelle.

-On a pas le choix, soldat. Soupira Julien.

C'est pourquoi il s'avança, intrépide, vers les flammes, hésitant un peu avant de poser un pied dans les flammes. La suite fut assez amusante, car le spartan fut violemment projeté vers l'autre côté de la caverne, faisant plusieurs tours sur lui-même avant de tomber de manière assez étrange à destination, c'est à dire : la tête la première.

Le major prit plus de précautions et contrôla sa lancée pour atterrir sans dommage, imité par le reste des soldats, qui jetaient tous des regards amusés vers Julien, un peu vexé.

Le monitor semblait assez content que tout le monde soit arrivé sain et sauf de l'autre côté. Il révéla d'ailleurs qu'un dysfonctionnement projetait parfois l'utilisateur dans le vide, ce qui provoqua un frisson général.

La salle suivante, et la dernière, était assez spéciale. Une lourde chaleur y régnait, et l'air semblait saturé de vibration et d'électricité. Les murs étaient ceux d'une vaste grotte, lissés comme dans la salle précédente, et un étrange liquide poisseux suintait du plafond. Au centre de la salle, trônait une énorme machine, qui ronronnait en émettant une vague lueur rouge. Le monitor voleta vers un clavier.

-Voilà, c'est ici. Il suffit de presser ce bouton, et vous pourrez accéder à la Connaissance.

La plupart des membres du groupe restant stupéfait devant l'immensité de la salle, le Major s'avança vers l'ordinateur et chercha du bout des doigts une fente où il pourrait glisser le data crystal contenant Cortana, ou du moins ce qu'il en restait.

Après une recherche infructueuse, le spartan pressa l'hologramme sur le panneau de contrôle. Un vrombissement sonore se fit entendre, et tous les panneaux holographiques de la machine se teintèrent de rouge.

-Oh non … Gémit le monitor. Toutes ces années sans servir ont dût corroder certains circuits. Laissez-moi une minute.

Le robot s'introduit dans un boyau et disparu dans les entrailles de l'ordinateur.

L'attente parut interminable, et étrangement, les secondes paraissaient rythmée par un souffle rauque, lointain.

Le monitor sortit finalement de la machine en fredonnant.

-Ça devrait marcher maintenant. Allez-y, il attend votre signal.

Le Major pressa de nouveau le bouton holographique, un ronronnement jaillit d'un ventilateur de l'ordinateur, et l'hologramme d'un énorme monitor apparut.

-Soyez les bienvenus, descendants des forerunners. Je suis la Connaissance.

Chapitre 38 : Abondance

L'imposant hologramme qui venait de surgir de la plateforme de projection illumina la pièce d'une éblouissante lumière bleue. Le Monitor, bien plus gros que tout ceux que le Major et l'Arbiter avaient pu voir dans leurs périples, les fixaient intensément de son unique œil bleu.

-Ah ! Ça marche ! Se réjouit Drop. Je suis un génie ! Un génie !!

Le Major jeta un regard éloquent au monitor qui comprit que ce comportement égocentrique énervait passablement le descendant des Concepteurs. Ce comportement rappelait au spartan le monitor 343, une I.A. assez insupportable qu'il avait dût tuer quelques années plus tôt après des relations chaotiques. Le simple souvenir du robot faisait naître en lui une profonde colère à l'égard des monitor, qui avait tués un de ses compagnons les plus. Décidant d'ignorer Drop qui voletait en s'auto-congratulant à voix basse dans un coin de la pièce, il se concentra de nouveau sur l'hologramme, qui le fixait toujours aussi intensément. Le reste du groupe s'était massé autour de l'ordinateur, certains portant leur regard sur le monitor géant, d'autres surveillant les coins sombres de la salle.

-Des descendants des Forerunners, déclara la Connaissance. Cela fait des années que mes créateurs n'ont pas fait appel à moi. L'activation des Halos les aurait-ils tous tués ?

-Oui. Intervint l'Arbiter. Et maintenant ils nous menacent, nous.

-Les anneaux ne doivent pas êtres utilisés sans une réunion exceptionnelle du conseil, il est vrai. Leur utilisation est strictement réservée à l'anéantissement d'une éventuelle infection Parasite, chose impensable puisque tout les Parasites ont étés tués lors de la dernière impulsion.

-Ils n'ont pas tous été tués. Déclara le Major. Et j'aimerai bien savoir pourquoi.

-Le Parasite est une espèce dangereuse, certes, mais si intéressante. Cela fait plusieurs milliers d'années que je les étudient sous toutes leurs formes, bien que quelques-uns aient réussit à s'échapper. Mais, même en cas d'infection, celle-ci resterait locale, car aucun moyen de transport ne permet de partir de Rubis.

Le Major se reprit, il oubliait le plus important. Il fouilla dans la poche de son armure, et en sortit la puce qui contenait Cortana. Il la présenta au monitor dans la paume de sa main. Le Monitor pencha son regard sur la puce pour l'observer, un geste assez impressionnant venant d'un hologramme de cette taille.

-Vous pensez pouvoir réparer les données contenues dans cette puce ? Elle contient une I.A. qui a subit des dommages.

-Ce modèle est obsolète, mais je suis dans la capacité de la réparer. Insérez-là dans le port correspondant.

Un des ports s'illumina sur le poste de contrôle. Le Major inséra la puce et des symboles Forerunners défilèrent sur le corps sphérique de l'I.A. Quelques secondes plus tard, le monitor avait finit ses opérations.

-L'I.A. est réparée avec un taux de récupération de 98,92.

Le Major sortit la puce du port, constata que la puce s'illuminait maintenant d'une vague lueur verte et l'inséra dans son casque.

-Cortana ?

-Eh bien, je pense que je vous dois des remerciements, Major.

-Je ne fait qu'accomplir la mission qui m'a été confiée.

-À savoir ?

-Vous ramener sur Terre, avec les données.

-Toujours aussi terre-à-terre. Ré-insérez moi dans l'ordinateur de la Connaissance. Sa base de données contient des données très importantes pour l'évolution technologique Forerunner.

Le Major s'exécuta. L'Arbiter le rejoignit à côté du panneau de commande.

-Finalement, votre mission est terminée Démon.

-Oui. Dès qu'elle aura finit de prélever ces infos, nous rentrerons tous chez nous.

-Vous l'avez déjà dit une fois si je ne m'abuse, non ? Plaisanta l'Arbiter en s'éloignant.

Mais le répit fut de courte durée, le silence de la salle coupée par un appel de Chipps.

-Parasites !

Des formes de combat entraient dans la salle par dizaine, visiblement décidées à tuer tout ce qui bougeait. La sentinelle s'envola, Des toujours sur son dos, et entama les rangs parasites avec son laser, tandis que le reste des soldats se préparait au combat.

-Vous avez atteint mon cœur !! gronda la voix rauque du Fossoyeur.
Pour cet affront, vous subirez mon châtiment;
Mon armée vous réduira tous en chair.

-Il a arrêté de parler en rime, là il est vraiment furax ! Remarqua Stan en éliminant un groupe d'ennemis d'une roquette.

-Cortana, plus vite ! Cria le Major en criblant un combattant de balles.

-Je fais ce que je peux !

-Plus le temps ! Prend le plus important !

-Connaissance ! Appela l'Arbiter.

L'hologramme pivota sur lui-même pour faire face à son interlocuteur.

-Oui, Macto Cognatus ?

-Pouvez-vous vous autodétruire ?

-Si tel est votre souhait. Les circonstance d'infection se prêtent effectivement à la mise en place du protocole de protection des données.

-Alors préparez-vous.

Chapitre 39 : La Sortie

La vague de floods semblait provenir directement du fond de la salle où était installé le Fossoyeur, tellement ils étaient nombreux. À travers chacun des parasite, le râle du Fossoyeur se faisait entendre, toujours assourdissant.

Assaillit de toutes parts, l'Arbiter avait pensé, dans cette situation désastreuse, à la seule chose qui leur permettraient de s'en sortir vivant, peut-être.

-Maintenant !

-Très bien. Déclara la Connaissance avec une voix calme, malgré sa fin imminente. Le compte à rebours du noyau d'énergie centrale est actuellement réglé sur 0,3 cycles. Souhaitez-vous allonger ce délai ?

0,032 décacycles, 3,5secondes, ne laissait pas assez de temps à l'escouade pour quitter la salle.

-Règle sur 3,7 décacycles.

-Paramètres pris en compte. Lancement du compte à rebours.

3 minutes seraient suffisantes pour sortir de la salle. Le Major, ayant analysé la situation, commanda au groupe d'envoyer toutes leurs grenades. Les floods étant amassés en un flot compact, se bousculant pour accéder à cette chair vivante, constituaient une cible très facile pour des explosions.

Lorsque toutes les charges explosèrent, les floods furent tous instantanément réduit à l'état de monticules de chair, rendant la progression des autres attaquants plus difficiles.

La Major désigna Erwan, puis le mur de la grotte. Ravi d'avoir enfin le droit d'utiliser son arme lourde, Erwan tira une roquette sur le mur, sans réfléchir pourquoi le Major lui demanda ça. À la surprise générale, la paroi s'effondra, révélant l'accès à une nouvelle salle.

-Merci du renseignement, Cortana.

-Je pensais qu'un plan du coin serait utile.

Le groupe s'engageait dans le trou dans la paroi, quand un cri strident, qui aurait fait exploser les tympans d'un humain normal, déchira l'air. La Major fonça dans la trou, déboucha dans une vaste salle, ayant peur de comprendre. Il se retourna, et constata le trou énorme fait dans la base du Fossoyeur, qui hurlait de douleur. Le groupe avança péniblement sous les cris assourdissants de la bête.

-Tu avais prévu ça, Cortana ?

-Non, je ne pensais pas que le Fossoyeur serait directement installé sur la salle de l'I.A.

Le Major réfléchit quelques secondes.

-Mais, c'est une coïncidence très utile, ça.

-Peut-être, mais il ne nous reste que 2 minutes. Alors bougons-nous.

Le groupe prenait déjà de l'avance sur le Major, qui le rejoignit.

-Non ! Vous ne m'échapperez pas ! Vous connaîtrez la même fin que moi !

Des tentacules jaillirent de la masse du Fossoyeur et tentèrent de retenir les soldats qui couraient déjà vers un couloir qui menait vers une sortie. Hui, qui enfourchait son ghost cassé, se retourna et assura les arrières du groupe en tirant sur les tentacules qui tentaient de les rattraper. Une fois le groupe dans le couloir, guidés vers la sortie par Cortana, ils étaient à l'abri du fossoyeur.

À trente seconde du compte à rebours, le Major s'adressa à Cortana.

-On est assez loin du rayon d'explosion ?

-Pas encore, mais bientôt. Ne vous arrêtez pas de courir et vous serez bientôt loin de l'explosion. Et plus près de la sortie.

Au bout des trente secondes, une grande déflagration se fit entendre. Le groupe s'arrêta de courir.

-Ça y est ? Risqua Julien.

-À l'oreille, on dirait. Renchérit Stan.

L'Arbiter fit signe aux autres de rester en place, il s'engagea dans le couloir qu'ils venaient de traverser, et fut prit de sueurs froides quand il vit que le rayon d'explosion avait creusé un énorme cratère , et que l'endroit où il se trouvaient quelques secondes avant avait été vaporisé.

Il revint parmi le groupe, un peu blème, mais leur assura que tout allait bien.

Cortana leur annonça avec joie que la sortie se trouvait à quelques minutes de marche. Ils entamèrent donc le chemin avec décontraction, l'ambiance s'étant relâchée.

Mais alors qu'ils tournaient le couloir qui les mèneraient vers la sortie, il apparut clairement qu'il y avait un problème : l'explosion avait bouché la sortie.

Après observation, il semblait que les gravats ne pouvaient pas êtres enlevés.

Cortana leur indiqua un itinéraire un peu plus long, débouchant sur une sortie auxiliaire, en prenant soin de prendre en compte la zone engloutie par l'explosion.

Quelques dizaines de minutes de marche dans des couloirs aux murs fragilisés par l'explosion plus tard, une porte de sortie apparut enfin. Kim pirata la porte qui les séparaient de l'extérieur de cet enfer, et le groupe se réfugia dehors, avides de lumière du soleil.

Mais tout compte fait, ils auraient mieux fait de rester dedans.

L'Arbiter se tourna vers le Major.

-Une fois de plus, Démon, nous tombons …

-De Charybde en Scylla, je sais Arbiter.

Chapitre 40 : Un mort de trop

La scène de combat qui se déroulait devant le groupe ressemblait à celle qui s'était déroulée quelques années plus tôt dans Grande Bonté, les spartans en plus. Un entremêlement d'aliens, de Parasites et de super-soldats combattants tous aux même endroit dans un vacarme incessant. Dans la foule se pressaient des véhicules d'assaut et des blindés se mesuraient en dehors des zones d'infanterie, tandis que des véhicules volants décrivaient des cercles dans le ciel. Un véritable tableau.

Le sang des spartans de l'équipe ne fit qu'un tour, avant qu'ils ne se jettent dans la bataille. Stan, emporté par cet enthousiasme, et malgré qu'il ne soit pas doté d'une exosquelette de combat se jeta lui aussi dans la mêlée, lance-roquettes à l'épaule. L'Arbiter, plus calme que ses compagnons, se questionnait sur la raison même de la bataille. Il désigna la base qui semblait être celle des spartans, et avança vers elle avec le reste du groupe.

Le Major rencontra pour première résistance un groupe de kig-yars snipers, qui ne s'attendaient visiblement pas à se faire briser la nuque à coup de crosse, bien à l'abri sur leur hauteur.

Le ménage de cette falaise faite, le Major se laissa glisser le long de la paroi, pour arriver directement dans la zone de combat, et fut rapidement rejoint par Erwan et Julien. Ces derniers épaulaient respectivement un lance-roquette et un duo de mitraillettes. Le Major sortit à son tour son fusil d'assaut de son dos, et le trio se jeta dans la bataille.

Le groupe de l'Arbiter courait sur un chemin à flanc de falaise, parfois obligés de se coller à la paroi pour avancer. Après quelques minutes de marche acrobatique, la base des spartans était enfin à portée. Ils prirent la précaution d'envoyer les marines en premier, afin d'éviter d'être pris pour des ennemis. Kim, Chipps et John, qui menait la sentinelle, entrèrent dans le bâtiment et furent accueillis par des spartans qui pointèrent leurs armes vers les silhouettes. Les gardes baissèrent la garde en voyant des humains, mirent un peu de temps à avaler ce que leur expliquaient les marines, une histoire de Sangheilis et d'Ungooys qui étaient dans leur camp, et finirent finalement par accepter que l'Arbiter, Hui et son ghost, Des blessé, Get et Feroos passent le seuil de la porte.

Le Major déclencha les hostilités en ouvrant le feu sur un jiralhanae qui pensait visiblement pouvoir le tuer en lançant une seule grenade, que le spartan dévia facilement d'un revers de main avant d'écraser les côtes de son assaillant en enfonçant son poing dans son plastron. Les poumons broyés, la créature s'effondra dans un râle, laissant les kig-yars de son unité désemparés, trop surpris pour riposter face aux deux autres spartans, qui se firent un plaisir de finir le travail à grand renfort de balles perforantes.

L'Arbiter courait droit devant lui dans les couloirs de l'avant-poste. Il entra violemment dans la salle de conseil stratégique, ce qui fit sursauter les spartans réunis autour d'une carte de la région. Le Sangheili s'avança vers le plus gradé, un général, se présenta et demanda brusquement :

-Où se trouve leur chef ? Le chef des Covenants ?

L'assemblée, toujours aussi abasourdie par l'arrivée tempétueuse d'un élite dans leur propre base, mirent un temps avant de réagir.

-Ici. Dans leur base principale. Dans cette vallée à une centaines de mètres de notre position. Désigna-t-il.

C'était assez proche pour que les élites foncent intercepter le meneur Covenant pour déstabiliser leurs troupes. L'Arbiter partit aussi brusquement qu'il était entré, rejoint ses troupes, et tous enfourchèrent des mangoustes avant de partir moteurs rugissant vers la base Covenante.

À mesure que le Major se rapprochait de la mêlée centrale, il rencontrait des soldats ennemis plus puissants : les kig-yars laissaient place à des jiralhanaes de plus en plus gradés. Mais le genre des ennemis importait peu, il fallait juste mettre rapidement à terme à cette bataille. Partout, les balles, les roquettes et les traits de plasma fusaient. Julien, qui ne tenait pas en place, affrontait avec joie un groupe de primates, et changeait régulièrement de chargeur. Un banshee le prit pour cible et piqua pour lui tirer dessus. Le spartan esquiva les tirs, attendit que le banshee se rapproche assez, puis, en une fraction de seconde se ramassa sur lui-même, bondit d'une incroyable détente, et attrapa un des stabilisateurs de l'appareil. Il fit un signe de la main au conducteur désemparé, lui brisa quatre cervicale du tranchant de la main, lança la dépouille qui écrasa un kig-yar malchanceux en contrebas, et prit place dans l'appareil. Pour lui, le combat se déroulerait dans les air dorénavant.

L'Arbiter arriva vite sur la base, gardée par un cordon de jiralhanaes qui les prirent pour cible au lance-grenade. Les sangheilis foncèrent en évitant les projectiles, puis, arrivés à quelques mètres des brutes, sautèrent de leur mangoustes qui allèrent s'écraser parmi les lignes ennemies, brisant leur formation serrée. Get activa son invisibilité, et passa derrière les brutes pendant que Hui les pilonnait avec son ghost. Il ne se priva pas de donner un coup de lame à plasma dans le dos d'une d'elle, avant de pénétrer dans le temple. Il traversa deux salles remplies de primates et de volailles dans la plus grande discrétion, puis accéda par une porte entrouverte à la salle où siégeait le déclencheur de cette batailles: un prophète, comme devait s'en douter l'Arbiter. Il se massait les tempes dans son fauteuil, réfléchissant. Get évita les flot de lumière qui se déversait d'un trou dans le plafond pour éviter que les reflets de son armure ne le rende visible, et se cacha derrière un pilier. Maintenant, il devait attendre que l'Arbiter et les autre fassent un peu de chahut, puis, quand ils arriveraient, il égorgerait le Prophète dans sa surprise. Tel était le plan établi.

Erwan assistait avec délice au carnage que faisait ses roquette dans le camp ennemi. Mais il se retrouva vite à court, avec un simple magnum pour se défendre. Ils abattu un flood d'une balle, et se rua sur un fusil à pompe qui traînait par terre. Enfin équipé d'un joujou convenable, et chargé, il entreprit de servir de la grenaille à un jiralhanae qui se faisait insistant. Il avança dans les rangs ennemis pour rejoindre le Major. Il tua un groupe de kig-yars à coups de crosse, et arriva près du Major.

-Hé Major ! Besoin d'aide ?

Le Spartan n'eut pas le temps de finir sa phrase quand le marteau d'une brute héros percuta sa tempe. Tout se passa très distinctement pour lui. Il sentit son bouclier céder, puis son casque se fissurer, puis éclater, le métal froid et le grésillement des petite décharges magnétiques du marteau sur sa peau, puis son crâne se briser, sous le coup. Sa colonne vertébrale lâcha par la même occasion, le gratifiant d'une mort sans douleur. Le Major vit avec horreur le tête du spartan se détacher du reste de son corps pour aller rouler quelque part entre les pieds de ses compagnons et de ses ennemis. Son corps, couvert de son sang qui se déversait de ses carotides sectionnées, resta debout quelques secondes, avant de s'effondrer, décapité.

La créature émit un grognement satisfait.

Il ne remarqua qu'après que le spartan qui se tenait à présent devant lui avait jeté son casque à terre, qu'une veine saillait sur sa tempe, et que ses yeux noirs brillaient d'une folie meurtrière.

Le général eu un choc lorsqu'il aperçu cet humain, qui avait les même yeux qu'un jiralhanae enragé. Un instant, elle connut la peur.

Le Major remassa son casque, rechargea son fusil d'assaut, et mit la brute confuse en joue.

La voix de Cortana retentit dans sa tête.

-Tu est vraiment énervé ?

-Un spartan de plus est mort devant mes yeux. C'en est trop. C'est comme à l'entraînement.

Chapitre 41 : Mêlée furieuse

L'Arbiter dégaina une des épées qu'il portait au flanc. Une lame verte en sortit, légère et maniable. Il fallait en finir vite. Il trancha le lance-grenade d'un des primates, dégaina un pistolet à plasma, l'enfonça dans la gueule de son ennemi et tira. La créature massive s'effondra sur le coup, le fond de la gorge brûlé à mort. Hui attirait beaucoup l'attention des défenseur débordés avec son ghost qui crachait du plasma sur leurs lignes, depuis une distance qui le maintenait hors de portée. Un jiralhanae tenta de donner un coup de lame de son sabre-grenade dans le dos de l'Arbiter, mais une balle de plasma fusa et lui transperça la tête. Thel entendit le bruit caractéristique et tourna le regard vers sa source. Des, couchés en haut d'une colline, la main enveloppée dans un bandage, lui faisait signe de ne pas se déconcentrer. Rassuré de savoir que son sniper était toujours opérationnel, et après avoir aperçu l'ombre de Get pénétrer dans le bâtiment, il vola dans le dos d'un adversaire une carabine, qu'il s'empressa de décharger sur son propriétaire.

Le Major tenait le général, visiblement décontenancée, en joue. Celui-ci ne tarda pas à reprendre ses esprits, et fonça vers lui en hurlant, le marteau levé, prêt à lui faire connaître le même sort que son semblable. Une charge de jiralhanae pouvait renverser un camion. À l'arrêt.

Le Major se déroba sur le côté quand la son assaillant abattit son marteau. Il fut poussé en arrière par l'onde de choc de l'arme, mais était toujours à une distance suffisante pour pouvoir lancer son poing dans la mâchoire de la créature. Le général tituba, la mâchoire visiblement déboitée. Fou de rage, il donna un coup vertical vers le Major, qui s'agenouilla pour l'éviter. Emporté par son élan une seconde, le jiralhanae tourna le dos au Major, qui profita de la situation pour donner un grand coup de coude dans le dos de la créature. Mais le coup n'était pas assez fort pour la briser à travers le cuir solide de la bête. Le général se retourna brusquement, donnant un coup avec le manche de son arme, que le spartan encaissa avec son avant-bras. Le combat était tendu, les coups vifs, et les autres combattants se tenaient à l'écart de ce duel d'honneur dans la mêlée acharnée, pour éviter de prendre un coup ou une balle perdue, bien que le Major n'aie pour l'instant pas utilisé son arme.

Chipps vida un chargeur dans la gueule du jiralhanae, qui s'était mit à hurler de rage. Il rechargea, sortit de son dos son fusil de sniper, visa, et tira une balle dans la tête d'un ultra dont la tête dépassait malencontreusement au loin. Il tenait un fusil d'assaut d'une main, et un fusil de sniper de l'autre, un exploit de force réservé aux vétérans comme lui. Il tira deux autres balles de sniper, et se retrouva à court de munition. Il jeta l'arme, qui ne lui était de toute façon que d'une utilité limitée dans cette bataille. Il fila un coup de pied à un flood d'infection qui s'approchait un peu trop, et partit prêter main forte vers un groupe de spartans en difficulté.

Julien jouissait pour l'instant d'une bonne couverture, car personne dans le ciel n'avait vu qu'il avait abordé ce banshee. Il envoya un signal aux hornets, afin qu'il ne le prennent pas pour un ennemi. Il s'intéressa de plus près à un groupe de floods colosse qui avançaient en décimant les ennemis qui se trouvaient sur leur chemin. Il largua une bombe à plasma qui carbonisa les parasites. Pour le moment, il n'attaquerait que les floods, afin de conserver sa couverture auprès des covenants le plus longtemps possible. Il s'éloigna un peu du cœur de la bataille, et repéra une vague de floods d'infection arrivant par le Sud. À portée de tir, il les mitrailla, faisant exploser la marée, à lui tout seul. Cette sensation de puissance le revigora, et il fondit vers les floods qui se bousculaient pour accéder au champ de bataille.

Vu du ciel, la mêlée créait une grande tache brune sur le vert de la plaine. Les combats étaient désorganisés, mais le champ de bataille restait stable, au creux de la plaine, comme de l'eau.

Le nombre de combattant avait baissé depuis le début des hostilités, l'espace se creusant peu à peu entre les combattants. Une bataille de mêlée furieuse, comme celles qu'avaient pu voir les grand soldats de toutes les armées. Des combats désordonnés, des duels en face-à-face isolés. Personne pour donner des directives, les soldats les plus endurcis aimaient ça. Ce genre de bataille laissait la folie de meurtre, les pulsion de violence de chaque être s'exhaler, comme si un dieu malfaisant, avide de violence et de sang ordonnait à chaque combattant de lui offrir un spectacle pervers et violent.

L'Arbiter vit arriver avec surprise Rtas, qui courait dans la plaine pour les rejoindre, son armure blanche ternie par la poussière. Arrivé à leur niveau, l'Arbiter transperçait le dernier garde qui était sorti du bâtiment. La devanture de la base était un grand charnier.

-Arbiter ! Pourquoi êtes-vous si loin ?

-Le chef des covenants est ici. Et vous ? Où étiez-vous ?

-Prévenir les renforts.

Chapitre 42 : Savamus

Au loin, une tache sombre apparaissait, mouvante mais ordonnée. Julien, qui venait de décimer tout les parasites qui venaient en renfort, régla la direction de son banshee vers ce qui était une potentielle nouvelle vague de formes d'infection. Arrivé à leur niveau, force fut de constater que ce n'était pas des parasites, mais un concentré de forces covenantes et humaines. Il hésitait à tirer. Il lança un signal de demande d'identification, et on lui donna un code valide. Une liaison s'ouvrit.

-Spartan 035, demande explication quant à votre situation.

-Ici le général Hackett. Un spartan ? Mais je pensait qu'il n'existait plus de spartans ?

Julien réalisa qu'il venait de gaffer. Il fallait à tout prix éviter de révéler que de nouveaux spartans avaient été formés.

-Quelles sont vos intentions ?

-Nous sommes les renforts demandés par le général Rtas' vadumee. Vous avez besoin d'aide ou pas ?

-Oui, oui.

Il décida de ne pas s'attarder, afin d'éviter qu'ils ne lui posent plus de questions. En ralentissant, il inspecta les rangs. C'était un vrai bataillon, composé d'un melting-pot d'humains et de covenants, accompagnés par quelques véhicules.

L'Arbiter fit signe à Hui de rester à l'entrée et pénétra dans le bâtiment avec Rtas. À l'intérieur, tout était désert, les soldats covenants qui gardaient la salle étaient sortis pour les combattre. Ils marchèrent donc dans le silence pesant qui précède les grands évènements, leurs pas résonnants sur le sol de pierre. Arrivés devant une grande porte entrouverte, Rtas s'agenouilla et dégaina une des armes inutilisées par les élites depuis longtemps, pour diverses raisons pratiques et religieuses : un fusil à aiguille. L'Arbiter resta un peu surpris de voir qu'il restait encore quelques-une de ces armes peu pratiques à cause de leur faible cadence de tir, mais se ressaisit vite. Il n'avait qu'un pas à faire, et il arriverai devant le chef covenant.

Il poussa un des battants, la main posée sur le manche de son épée. Il jeta un œil, et remarqua que Get était en mauvaise posture. Pour une raison quelconque, il avait été découvert, et tenait un fusil à plasma pointé vers la tête du prophète. Devant lui, une brute portant une armure noire de jais, armée d'un marteau stylisé, le menaçait. Thel entra brusquement, provoquant l'étonnement dans la salle. Il fonça vers la brute en dégainant son épée verte, prêt à la trancher en deux. La brute n'eut pas assez de réflexes pour se dérober à temps, et l'épée entra en contact avec son armure.

Mais rien ne se passa. L'épée ne traversait pas de boucliers énergétiques, n'entamait pas l'armure, elle restait bloquée sur la surface lisse, ornée de symboles. La brute gloussa et abattit son marteau. L'Arbiter esquiva, mais fut violemment projeté plus loin dans la salle. Le marteau de son ennemi possédait une plus longue portée d'attaque que les autres armes de ce type. La brute semblait satisfaite de son effet de surprise, mais celui-ci fut brisé par le bruit du fusil à plasma, suivit d'un cri d'agonie. Get avait profité de cet instant de battement pour tuer le prophète.

La brute restait tétanisée. Elle fonça en hurlant vers Get, mais alors qu'il abattait son marteau vers lui, Thel dévia le coup avec sa deuxième épée, qu'il tenait dans sa deuxième main. Une lame rouge, très puissante, très tranchante. Qui n'entama pas plus le marteau que l'armure.

-Dit-donc, simiesque. C'est contre moi que tu te bat. Dit-il en prenant une position de combat, deux épées vers l'avant.

Malgré que Thel aie dévié le coup, Get avait été propulsé par l'onde du marteau jusque sur un mur. Il gisait maintenant, assommé.

La brute ramena son marteau sur l'épaule.

-Quel est ton nom, Sangheili qui me défie ?

-Je suis Thel' Vadamee. Arbiter et commandant des élites.

-Je suis Savamus, chef des brutes de la planète Sainte et gardien des Prophètes. Tu as foulé de ton pied impie le sol des dieux, et ton allié a tué notre guide vers le Grand Voyage. En garde !

Les deux combattants firent face, patientant jusqu'au moment propice pour attaquer.

Chapitre 43 : Dernière bataille

Rtas passa la tête par la porte, et aperçut Thel face à une brute bien plus imposante et à l'air brutal que les autres. Get gisait dans un coin de la pièce, assommé. Rtas se faufila discrètement en longeant les murs, attrapa Get et le porta sur son dos jusqu'à la sortie, pour laisser place nette à l'Arbiter.

Thel jeta un œil à Rtas, tout en tenant Savamus en respect et s'assura que ses deux compagnons étaient partis. La brute crispait et décrispait ses mains velues sur le manche de son marteau, guettant le moment propice pour attaquer. Thel et lui tournaient en rond depuis quelques minutes, dans le silence le plus total, de celui qui précède les assauts les plus mortels.

Un oiseau se posa sans bruit sur le bord du trou aménagé dans le plafond, observa la scène et piailla, donnant le signal de départ aux deux combattants.

Savamus et Thel bondirent l'un sur l'autre, l'un balançant son marteau, l'autre prenant une posture défensive de ses deux épées. Le choc fut rude, mais l'assaut de la brute fut repoussé. Le temps que la brute soulève son arme, Thel bondit et frappa horizontalement de ses deux épées, passant rapidement derrière son adversaire. Le bruit agaçant des épées crissant sur l'armure de la brute sans l'entamer retentit. Thel se retourna et se mit en garde. Savamus avait relevé son marteau et l'abattit devant lui. Une manœuvre plutôt étrange quant on savait que Thel se trouvait dans son dos. Mais elle eu pour effet de propulser le corps massif de la brute vers l'arrière, ce qui surpris l'élite.

Savamus abattit son poing sur la tête de Thel, qui ne savait pas quelle garde prendre pour parer cette attaque déroutante. Des points blancs dansèrent devant ses yeux pendant quelques secondes, puis il recouvra ses esprits et se remit de nouveau en garde. La brute avait posé son marteau sur l'épaule et ricanait bêtement.

Ne pouvant supporter que son ennemis ne prenne le risque de baisser sa garde devant lui pour se moquer, Thel bondit et leva une de ses épées, pour frapper la tête. La brute avait plus de réflexes qu'elle ne laissait le penser, car elle leva rapidement un de ses bras pour parer le coup avec son armure, toujours aussi étrangement insensible au plasma. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que Thel pouvait donner un coup à l'aisselle, une faille des articulations de l'armure. Thel orienta son épée pour percer l'épaule de l'ennemi d'estoc. La brute frappa plus vite et lui asséna un violent coup de la tranche de la main dans la nuque. Thel lâcha une de ses épées sous le choc, et bondit en arrière pour s'éloigner de la brute.

Trois cervicales brisées, mais toujours debout, l'Arbiter n'avait toujours pas réussit à porter un coup à son ennemi à l'armure indestructible. Ce dernier avançait vers lui et levant son marteau. Thel sauta vers lui et lança son épée pour donner un coup d'estoc. Savamus dévia le coup avec le manche de son marteau, mais la lame lui passa très prêt du visage, en brûlant une partie. Frappé par la douleur, il recula, en laissant tomber son arme. Thel profita de l'instant, contourna son ennemi, et aperçut ce qui pouvait assurer sa victoire : un jeu de sangles dans le dos de la brute. Il lança son épée de haut en bas, sectionnant les sangles, qui tombèrent à terre, brûlée. Les épaulettes, ainsi qu'une partie du plastron de la brute tombèrent, laissant apercevoir sa peau..

Il aurait été trop beau que Thel puisse continuer sur sa lancée. Savamus attrapa une de ses épaulettes à présent inutiles et la lança avec force vers l'Arbiter qui dévia le projectile d'un revers de main. La brute en profita pour courir vers son marteau, et Thel vers sa deuxième épée, la rouge meurtrière. Les adversaires attrapèrent leurs armes en même temps, et se jetèrent l'un sur l'autre en même temps. Thel tenait ses deux épées croisées devant lui, retenant le manche du marteau de Savamus. Il perdait du terrain, car la brute était plus corpulente et l'écrasait de son poids. Thel se dégagea et visa la sangle du bras gauche. Son coup fit mouche, et une nouvelle protection tomba.

Savamus, la partie droite du visage légèrement brûlée, et débarrassé d'une partie de son armure était passablement énervé. Il leva son marteau et l'abattit à côté de Thel, qui bondit en l'air et profita du choc gravitationnel pour passer derrière son ennemi. Il visa l'épaule droite et la transperça avec la pointe de son épée. Le sang de la brute gicla et la brute hurla de douleur. Mais il restait toujours le bras gauche, et la brute folle de rage donna un violent coup horizontal avec la tête de son marteau. Le coup suivit une trajectoire circulaire pour aller s'abattre sur les côtes de Thel. L'Arbiter fut projeté sur le côté, plusieurs côtes du côté droit brisées. Il resta agenouillé quelques instants, crachant du sang, et se releva pour faire face à son ennemi. La brute tenait son épaule droite dans sa main, et perdait de très grandes quantités de sang, qui se répandait en flaque sur le sol de pierre. Même une brute ne résisterait pas longtemps à ce train-là.

Thel se releva, cracha un glaviot sanguinolent, et se rua sur la brute, épées levées, prêt à frapper. Savamus leva difficilement son bras gauche et para le double coup d'épée venant du haut. Thel passa rapidement sur le côté et porta un coup dans la hanche de la brute agenouillées, qui hurla de plus belle. Cette fois-ci, persuadé que la brute ne se relèverait plus, il visa le cou, prêt à trancher la tête de son ennemi.

Mais la brute usa ses dernière forces pour se relever brusquement, attraper l'élite par le cou et l'étrangler d'une seule main. Thel lâcha une de ses épées, et frappa sur le poing de la brute pour lui faire lâcher prise. La brute le lâcha, mais il lui avait quand même broyé la trachée. L'Arbiter respirait maintenant avec un sifflement. La brute porta un unique et dernier coup au ventre. Thel fut renversé en arrière, se tourna rapidement sur le côté et vomit un flot de sang. Il se releva tout de même, la respiration courte, la douleur le tailladant de toutes parts, la vue brouillée d'éclairs et les tympans sifflants. Il prit une de ses épées, et transperça le cou de la brute.

La tête de la brute tomba, les yeux exorbités, la bouche figée dans une hurlement. Thel récupéra sa deuxième épée, et rangea ses armes. Il contempla un moment la scène de la bataille, où gisaient morceaux d'armures, sang violet et noir, éclats de pierre, un marteau, le corps sans vie d'une brute, et la tête de son ennemi.

Le silence qui précédait la bataille revint. Thel tourna les talons et se dirigea vers la porte, lentement, cracha un caillot de sang et, arrivé devant les deux gigantesques battants, s'effondra.

Chapitre 44 : L'ultime instant

La zone de combat était bien plus dégagée, nombres de combattants étant morts.

Au milieu de ce champ de bataille, le Major lâcha le corps sans vie de la brute.

-Eh ben. Fit Cortana. À mains nues. Comme à l'entraînement.

Les covenants qui encerclaient le spartan affichaient maintenant des mines déconfites, se demandant s'il était bien prudent d'attaquer un ennemi qui venait de tuer un chef brute à mains nues. Un groupe des rapaces prit rapidement sa décision et les volatiles prirent leur jambe à leur cou, rapidement imités par leurs semblables. Les brutes aboyaient des ordres, ignorés par les fuyards qui n'écoutaient que leur instinct de survie. Le Major prit son fusil d'assaut et se rua sur une des brutes qui lui tournait le dos, et qui tentait de faire revenir ses troupes en les menaçant. Il cria encore plus fort le dos criblé de balle, et se tut lorsque le Major lui brisa la nuque. Les autres brutes elles-mêmes hésitaient maintenant.

Un cri rauque retentit et une brute gradée, armée d'un canon à combustible, tira un barreau de plasma sur le spartan. Le Major, vif comme l'éclair, attrapa une bulle protectrice accrochée dans le bas de son dos et la lança à terre. Le barreau explosa contre la paroi de la bulle, sans l'entamer. Le regard du Major fut attiré par une arme qui traînait par terre. Un fusil à pompe. Il s'en empara, au moment où une brute pénétrait dans le bouclier. Elle en fut rapidement éjectée par une munition du fusil.

Julien survola le champ de bataille, tirant sur les quelques parasites qui restaient. Les troupes mort-vivantes avaient pratiquement disparues, étant les premières cibles à cause de leur dangerosité. Il jugea qu'il était le moment de briser sa couverture. À ce moment, une brute armée d'un canon à combustible tira dans le vague, sûrement une balle perdue, qui vint s'écraser contre la coque du banshee. Un peu sonné, Julien tenta de redresser l'appareil, qui plongeait dangereusement. Un autre banshee s'approcha, sûrement pour l'épauler. La brute ne s'attendait pas à ce qu'un spartan saute de l'appareil en flamme pour l'aborder. La brute s'écrasa au sol, le banshee détruit faucha tout un groupe de rapaces en se crashant. Un joli score. Julien attaqua une formation de banshee qui venait voir ce qui se passait. Surpris, les véhicules brisèrent leur formation, et furent tous détruits par l'appareil renégat.

Rtas déposa Get au sol, en haut d'une colline qui surplombait le champ de bataille, élimina quelques snipers avec son fusil à aiguilles, et sortit une paire de jumelles pour observer l'évolution du combat. Vu le peu de combattants qu'il restait, elle devait se finir dans peu de temps.

Sa radio grésilla, sur un canal de transmission très longue portée. Il prit le signal, très brouillé, régla la fréquence et écouta le message.

-Général, des vaisseaux covenants son apparus en orbite autour de la Terre. Leur flotte est assez grande, mais un grand nombre de vaisseaux élites ont été envoyés. Nous vous rappellerons pour vous tenir au courant de l'évolution de la bataille.

C'était un peu étrange, mais Rtas n'y porta pas plus d'attention. Si des vaisseaux covenants venaient à attaquer de nouveau, les humains et les élites avaient conclus qu'ils uniraient leur forces pour les détruire. Pas de problèmes de ce côté-là. Il enfourcha la mangouste et retourna près du bâtiment où se battait Thel. Hui attendait à côté de la porte, surveillant d'éventuelles forces ennemies. Rtas entra dans le bâtiment, où régnait un silence et une atmosphère de mort. Il avança prudemment, prêt à une embuscade, jeta un œil par l'entrebâillement de la porte, et ne vit que le corps de l'Arbiter à terre.

Il s'approcha, et prit son poignet. Pas de pouls. Il souleva une de ses paupières, pas de mouvements. Il était mort.

Dans une pièce adjacente, à laquelle on accédait par une porte cachée, un grunt attaché à une colonne de pierre écoutait ce qu'il se passait depuis le début. Il appela.

Rtas regarda autour de lui pour savoir d'où venait l'appel qu'il avait entendu. Il laissa le corps de Thel et se dirigea vers la source du bruit. Il perçut les contours de la porte et l'ouvrit. À l'intérieur, Mamap, très maigre, sûrement à moitié mort de faim soupira. Enfin on venait le chercher. Rtas le reconnu grâce à son bandeau sur l'œil et le libéra. Le grunt était trop faible pour marcher, il le porta donc sur son dos. Il sortit du bâtiment, confia le grognard à Hui et retourna chercher le corps de Thel, non sans prendre le temps de cracher sur le corps de la brute.

Dans la vallée, les spartans, humains et élites exultaient : les parasites avaient tous été tués, les covenants fuyaient, désordonnés, la victoire leur revenait. Leurs pertes étaient négligeables, contrairement aux covenants.

Le Major écrasa de son pied un floods d'infection qui fuyait mollement et contempla le champ de bataille : des corps à perte de vue, des carcasses de véhicules, des armes tordues, des morceaux d'armure, une odeur âcre de fumée, de sang et de chair pourrie. Malgré que la scène soit assez nauséabonde, il était heureux. Mais sa mission n'était pas terminée.

Le compte des morts fut fait, le matériel réutilisable récupéré. Les dirigeants des spartans discutaient avec ceux de l'expédition. Le ghost de Hui revint, chargé du corps de Mamap, de celui sans vie de l'Arbiter, de Rtas et de Hui au commandes. L'allégresse générale se transforma en silence respectueux à la gloire du défunt Arbiter.

Un nouveau message prévint Rtas que la flotte covenante avait été mise en déroute, et qu'aucun dégât majeur n'était signalé. Les généraux spartans passèrent un accord avec les membres de l'expédition : le projet spartan V n'était pas prêt à être dévoilé à l'humanité.

Les vaisseaux furent chargés, et prêts à retourner dans l'espace connu.

Le Major marchait, profitant de ses derniers instants sur Rubis. Il aperçut Julien, tenant sous son bras le casque bleu clair cabossé de son camarade. Quelques mots furent échangés, puis les deux soldats se quittèrent à jamais.

Le Major embarqua sur le dernier pélican, et quitta l'atmosphère de la planète. Cortana et lui ne savaient pas quoi dire de plus.

Il était temps de rentrer sur Terre, et de finir cette mission vieille de 16 ans.

Épilogue : L'Esprit

L'Arbiter ouvrit les yeux. Il ne ressentait rien. Pas un bruit, pas une sensation, pas une odeur, pas une seule douleur. Tout ce qu'il voyait, c'était un ciel parsemé de nuages. Il tourna la tête, sans ressentir le mouvement de ses muscles. De l'herbe, et au loin, des montagnes, tout était gris, que des nuances de gris. Il était allongé dans de l'herbe grise, et tout ce qu'il voyait, c'était un paysage gris, déprimant.

Il se releva, sans difficulté, mais sans aucune sensation, toujours. Il regarda autour de lui, mais rien ne changeait. Il ignorait totalement où il se trouvait. Derrière lui, il n'entendait qu'un son, un souffle étrangement réconfortant. C'était la seule sensation qui lui parvenait. Il était tellement apaisé d'entendre un son, que ses réflexes ne prirent le dessus qu'après quelques secondes. Il se retourna rapidement, porta la main à sa ceinture pour prendre une de ses épées. Rien.

Ce qui se tenait devant lui ressemblait à un humain, le corps couvert d'une grande cape qui le couvrait entièrment. Son visage était caché par un casque aux motifs étranges.

Il voulut demander qui il était, mais rien ne sortait de sa bouche, pas un son. La voix qu'il entendait était dans sa tête.

-Un Sangheili …

L'Arbiter recula, trouvant la situation vraiment trop étrange. Mais la voix continuait à résonner.

-Pensez, et je comprendrait...

-Penser ?

-Oui...

-Comment pouvez-vous savoir ce que je pense ?

L'être se retourna et leva la tête vers la ciel.

-Je suis le gardien de ce lieu, qui attend ici depuis des téra-cycles. Je suis le gardien du monde spirituel de Rubis. Je suis un Forerunner, Thel 'Vadamee, Arbiter Sangheili.

Thel ne comprenait rien, mais ne disait rien non plus. Il ne perdait pas grand chose à écouter ce que cet homme lui disait.

-La dernière fois que j'ai vu un représentant de votre race, vous étiez si différents. Moins intelligents, moins évolués, mais l'absence d'éthique vous empêchait de croire en quoi que ce soit, surtout pas en un dieu, une chose immatérielle. Vous avez bien évolués, et votre pensée aussi, pour le meilleur ou pour le pire.

-Désolé de vous interrompre, mais pouvez-vous m'expliquer ce qui se passe ?

-Notre civilisation était très avancée, notre technologie très évoluée, malheureusement pas assez pour détruire les Parasites. Nous avons observé, décrits, compris et expliqué beaucoup des secrets de cet univers. Nous avons, parmi tout cela, découvert la matière "spirituelle". Le monde dans lequel vous vous trouvez. Vous êtes mort Thel 'Vadamee. Mais votre esprit est toujours intact, du moins, pour l'instant.

L'Arbiter tournait la tête dans tout les sens, essayant de déceler de quelle partie de son esprit pouvait provenir cet endroit. Il se rappela finalement que cet endroit devait être le champ de bataille, avant qu'il ne soit couvert de corps.

-Votre esprit est vos souvenirs ne sont pas uniquement matériels, Thel 'Vadamee. Votre cerveau n'est qu'un support de cette matière, et sans support, vous ne vivez que dans les endroits que vous avez déjà vus.

-Mais que fais-je ici ? M'avez-vous fait venir ici ?

-Oui. Dit le Forerunner en se tournant de nouveau vers lui. Car vous êtes mort dans l'ignorance. De nombreux mystères sont irrésolus. Votre esprit est lourd de ces questions, et ne peut donc pas se dissiper, disparaître comme votre corps. Je suis ici pour répondre à ces questions, et vous … "apaiser", si le terme vous conviens.

L'Arbiter prit quelques minutes pour rassembler toutes les questions qui lui venait à l'esprit et se lança.

-Ce Fossoyeur, il disait qu'il était infini. Qu'est-ce que ça signifie ?

-Le Fossoyeur qui a investi nos construction était le cœur d'autres autres Fossoyeur, un centre neural. Sans ce Fossoyeur Infini, les Fossoyeurs associés à lui ne peuvent plus communiquer. C'était le cœur, le cerveau qui réfléchissait pour un grand nombre d'autres de son espèce. En le détruisant, vous vous assurez un semblant d'espoir contre cette menace.

-Le Major m'a parlé de deux races dans les structures : les Sharquois et les Fossoyeurs. Que sont-ils ?

Les Sharquois, les dévoreurs de mondes, se nourrissent de la substance dont vous êtes fait en ce moment. Ils voguent, de planète en planète et se nourrissent de l'esprit de ses êtres. Les Fossoyeurs attendent qu'ils aient finit leur repas pour dévorer les corps vides des proies des Sharquois. Nous avons tenté de les apprivoiser, sans succès. Ces créatures ne réagissent qu'à une seule loi : celle de la faim. Quand ils ont faim, ils se déplacent, trouvent une planète et se nourrissent. C'est tout ce qu'ils ont à comprendre. Si une autre espèce tentait de les apprivoiser, il perdraient leur temps à lui faire apprendre des choses, avant de finir sans esprit, quand la bête est affamée. Mais cela fait bien longtemps qu'ils ne sont plus.

-Ce prophète, qui était-il ?

-Le San 'Shyuum à l'esprit trouble était le Prophète de l'équité. Mais il n'a pas put garder son titre longtemps, comme vous avez pu le constater par vous-même.

-J'ai remarqué quelque chose : les Parasites ne se sont pas beaucoup défendus pendant la bataille. Pourtant, il leur suffisait de prendre des cadavres pour reconstituer leurs troupes ?

-Cette planète était à elle seule une arme contre le Parasite. Ils vivaient dans les souterrains, car l'atmosphère de cette planète est habitée par des micro-organismes que nous avons créés, capables de brouiller les connexions nerveuses de leur inhalateur, sans pour autant affecter leurs capacités cervicales. Les Parasites ne peuvent pas infecter quiconque reste plusieurs jours sur la planète, le délai suffisant pour opérer la mutation.

-C'est pour ça que nous avons retrouvés des cadavres mutilés ! Les parasites n'avaient pas put les infecter !

-Votre esprit est-il libéré de toutes ses questions ?

-Non. Le Dém ... L'Arbiter réfléchit. Le Major est-il toujours en vie ?

-L'humain à l'esprit fort est parti de cette planète, laissant un autre à l'esprit flou. Il est en vie.

L'Arbiter se sentait effectivement plus léger, prêt à s'envoler au moindre coup de vent.

-Et vous, qu'est-ce qui vous retient ? Demanda t-il au Forerunner.

-Une question me retient, et elle me retiendra toujours : Comment cette planète va évoluer ? Que va t-elle devenir ? Que va t-il advenir de cet Univers ? Ce sont ces questions qui me retiennent là. Je suis le Veilleur.

Thel sentit alors son esprit se dissoudre. Tout ce qu'il voyait se désagrégea, et son esprit disparu.

L'Arbiter mourut pour de bon.

La suite
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